jeudi 7 mars 2013

LE PEUPLE MONGO




LE MONGO DE KONGO KINSHASA.

http://www.ammafricaworld.com/blog/lire-article-486734-9791240-tribu_mongo_en_rdc.html

Localisation

Les Mongo vivent en grande majorité dans la Province de l'Equateur, mais on trouve aussi des Mongo dans d'autres Provinces de la République Démocratique du Kongo comme le Kasai Oriental, le Kasai Occidental, le Bandundu, ainsi qu'au Nord-Kivu. Néamoins, c'est en Equateur que se trouve la grande majorité de la population Mongo. Leur répartition générale est limitée à l'est et à l'ouest par la boucle du fleuve Kongo et par le Kasai au sud.




On constate sur la carte que l'ensemble de la population Mongo tient une place importante au sein de la RDC et surtout dans la Province de l'Equateur. Elle est située dans un vaste espace. Cet espace est forestier et il se trouve intégralement dans la cuvette du Bassin du Kongo.
 
 
Il n'est pas évident de connaître le nombre d'individus au sein de la population Mongo à l'heure actuelle dans la mesure où les données statistiques sont anciennes et qui plus est, les sources de ces données ne sont pas toujours connus.
Il existe des statistiques anciennes concernant les Mongo. Avant l'arrivée des Européens, la population était nombreuse. Selon Van Der Kerken, la population Mongo était estimée entre 3.000.000 à 6.000.000 d'individus, voire même plus encore selon lui 52(*). Toujours selon cet auteur, la population serait comprise entre 1.500.000 et 2.000.000 habitants pour la décennie 1940. La diminution de la population est imputable à diverses causes dont : les croisades de peuples Arabes à partir du XVIème siècle ; les guerres tribales, et plus récemment  l'esclavage arabe puis européen avec l'exploitation du caoutchouc.
Bongango J. estime avec quelques doutes le chiffre de la population Mongo pour l'année 1984 53(*) : elle serait de 11.124.031 habitants, soit 37,7% de la population zaïroise . On constate donc que la population Mongo est de taille importante dans le Zaïre de l'époque. La population de l'actuelle RDC, est évaluée à 62.635.723 habitants selon les données statistiques de l'Unesco pour l'année 2007. D'autres sources de l'ONU donnent le chiffre de 66.832.000 habitants en 2009 . Il est très délicat d'affirmer que l'augmentation générale de la population se reflète aussi dans la population Mongo. En effet, les statistiques sont souvent invérifiables, comme le chiffre de la population actuelle Mongo de 400.000 habitants selon des sources peu fiables . Cet exemple précis rend compte de la difficulté d'évaluer précisément la population Mongo car le dernier recensement national date de 1984, le reste des statistiques se base sur des estimations en rapport avec l'accroissement démographique.
2. L'arrivée de la population Mongo dans la cuvette du bassin du Congo, et en particulier dans le Territoire de Basankusu.
 
Le peuplement du bassin du Kongo est ancien. Les Mongo seraient originaires du Nord-Est de la RDC, dans la région du Haut-Nil (l'actuel Ouganda) vers les Lac Albert, Edouard et Victoria. Cette hypothèse fut avancée par Van Der Kerken G., et est corroborée par d'autres historiens plus contemporains commeLeysbeth A. (1963), Mikanza N. (1966), Hustaert G. (1972) ou encore Ndaywel è Nziem I., Obenga T. & Salmon
P.
 (1998).
Il y aurait eu deux grandes migrations. La première se situe entre le XIV et XVIème siècle après J.C.. Ces groupes Mongo sont les Batetela et les Basuku et ils se sont installés non pas dans l'actuelle province de l'Equateur mais dans la Province de Mamiena et du Kasai-Oriental57(*).
La seconde migration, celle qui nous intéresse concerne l'arrivée dans la cuvette du bassin du Kongo. Soit un trajet d'Est en Ouest. Cette migration se situerait entre le XVIème et le XVIIIème siècle. Malgré ces hypothèses, il reste de nombreux doutes sur l'histoire de ces migrations, et à ce jour les nombreuses tentatives d'explications scientifiques n'ont pas été concluantes. L'histoire de ces migrations (ou conquêtes) est principalement orale, et les travaux de recherche sur l'histoire des Mongo avant l'arrivée des européens sont inachevés.
 
La guerre des chiens et les Mongo de Basankusu :
 
La tradition orale de l'histoire est très bien connue des Mongo. La grande guerre appelée guerre du chien selon les recherches de Bongango J., mais appelée guerre des chiens lors des recherches concernant ce travail. Du domaine du mythe et de l'histoire orale, cette guerre débuta ainsi :une jeune fille reçut de son défunt père un chien de chasse en héritage. Ce chien permettait à la famille de ne manquer de rien, et principalement de viande de chasse. Vint un jour où le mari tua le chien en l'absence de l'épouse. Le soir, le mari servit la viande préparée à son épouse, et celle-ci mangea le repas. Mais pendant ce repas, l'époux annonça que la viande était celle du chien de son père. L'épouse retourna dans sa famille, et c'est ainsi que commença la guerre qui divisa en deux groupes distincts la population. A partir de ce moment les Mongo se séparèrent des Ngombé, les Mongo Baseka Bongwlanga se sont installés dans la région de Basankusu. Les Ngombé sont actuellement eux aussi répartis dans la cuvette centrale de cette région de la RDC. Mais ils sont moins nombreux que les Mongo. Cette scission aurait eu lieu vers Kisangani, dans la province Orientale . La migration qui entraîna l'arrivée du peuple Mongo dans la région de Basankusu aurait traversé la rivière Lonkomo. Les descendants actuels datent cette migration au XVI ème siècle. Selon Bongango J. : « La majorité des Baseka Bongwalanga prétendent être originaires de la zone de Befale59(*)».
 
La guerre des chiens serait à l'origine du peuplement dans le territoire de Basankusu par les Mongo proprement dit, appelé aussi Baseka Mundji. Au sein des Baseka Bongwalanga, on distingue deux groupes : les baseka Bonwgwalanga proprement dit et les Basek'efekele. Cette distinction est principalement faite par rapport aux chefferies. Ainsi, la chefferie de Bongilima (qui va nous intéresser par la suite) est dans le groupe des Basek'efekele.
 
Figure 4 :
L'organisation des Mongo de Basankusu
source : Bongango J. (2008), Van Der Kerken G. (1944)
 
Mongo de Basankusu, ou Baseka Mondjé ou Baseka Mundji, ou Nsongo
(ancêtre commun : Bosungu'Ombala) 
Baseka Bongwalanga
Basek' efekele
Baseka
Bongwalanga
Basek'ekulu
Groupements (ou chefferies)
Bolima II, Ntomba, Mondjondjo I, Mondjondjo II, Boeke, Ndeke, Lolungu, Boyela, Wala, Waka, Lifumba, Bokenda, Bolima I, Boende
Buya, Euli, Lilangi I et Lilangi II
Lisafa, Bongilima, Ekombe, Buya-Bokakata, Lifumba-Bonamba, Ekoto et Mpombo (ou Bosombe)


3. Une culture très liée à la nature.
 
 
La culture des Mongo est très liée à la nature. Cela s'observe à différents niveaux comme la pratique religieuse. Auparavant, les cultes concernaient de manière forte des divinités secondaires (par rapport au Dieu Créateur). Cela concernait des forces dites telluriques (liées à des forces physiques comme la foudre, la pluie), des animaux (avec le totémisme), des mânes, etc. La pratique du totémisme ainsi que le culte des ancêtres (ancestrisme) semble avoir été les principaux cultes des Mongo avant la christianisation de la cuvette centrale de la RDC. Le totémisme peut être définit comme une relation étroite entre une communauté (le clan par exemple) et certains espèces vivantes. Un clan va, par exemple, avoir un totem comme le crocodile. Dans ce cas des interdits existent : on ne chasse pas l'animal, on lui dédit des cultes, des cérémonies. D'une manière générale, cela influence beaucoup le groupe, dans le mesure ou s'instaure une connexion avec le monde naturel. Pour Lévi-Strauss C., les groupes sociaux pratiquant ces relations avec le monde dit « naturel » (animaux, plantes, etc ) ont tissé de tels liens sociaux que la nature devient un guide : « une méthode de pensée ». Le totémisme est également une manière d'organiser la société en étroite relation avec la nature, comme le rappelleDescola P. quand il affirme que « dans un tel mode d'identification, les objets naturels ne constituent donc pas un système de signes autorisant des transpositions catégorielles, mais bien une collection de sujets avec lesquels les hommes tissent jour après jour des rapports sociaux ».
Ces traits culturels sont autant d'éléments pour tisser également des liens étroits avec la terre. Cela s'observe principalement avec le rôle des ancêtres : « Les terres sont occupées au terme d'une alliance passée par le premier occupant avec les puissances de la terre et les esprits du lieu. (...). Le chef ou le maître de la terre est le garant du respect de l'alliance. Il est généralement le descendant du premier occupant. Il est chargé des des sacrifices nécessaires à l'obtention de l'accord et de la protection des possesseurs mythiques des lieux. C'est de cette médiation qu'il détient son autorité ».
 
Voici un exemple pour illustrer le totémisme présent chez les Mongo, et en particulier chez les Baenga, qui sont des Mongo pratiquant essentiellement la pêche, répartis donc le long des ruisseaux, rivières et fleuves du bassin hydrographique du fleuve Congo. Certaines cérémonies importantes de la vie sociale de ces populations sont encore très marquées par le totémisme, et le culte des ancêtres.
Ces cérémonies religieuses peuvent concerner par exemple :
§ La résolution d'un problème lié à la sorcellerie : comme l'« enlèvement » d'un enfant par un crocodile
§ La résolution d'un problème dit « climatique » : comme le manque de poisson
§ La mort d'un notable important du groupe, etc.
Le manque de poisson est expliqué comme un problème avec les puissances naturelles. La cérémonie (Nkembi) a pour but de résoudre ce problème en se référant aux puissances totémiques. Dans ce cas, le notable le plus influent du groupe se rend en pirogue avec un enfant, un chien et une natte. Le lieu de la cérémonie n'est pas choisi au hasard, il peut s'agir d'un marécage, d'un cours d'eau précis. Le chien est offert en sacrifice, puis le notable se rend au port de son village sur une natte .
 Le crocodile est selon les dire, situé en-dessous de la natte, pour l'empêcher de couler. Dans ce cas, la cérémonie s'est déroulé comme prévu, c'est-à-dire qu'il y aura prochainement du poisson dans les nasses, et dans les filets des pêcheurs. En effet, l'observation de signes permet de déterminer si le problème va être résolu ou non. Ainsi, si la natte ne coule pas, on va interpréter qu'il n'y aura pas de sécheresse (période de capture du poisson), tandis que si elle coule, le signe est perçu comme négatif : il n'y aura pas de sécheresse, et donc peu de prises de poissons. Il faut ajouter que le crocodile est considéré comme l'animal le plus puissant concernant la pratique de la magie dans cette région.
 
L'apport du christianisme lié à la présence de missionnaires dans l'actuelle Province de l'Equateur tend à réduire voire combattre ces pratiques qualifiées parfois de sorcellerie, avec tout ce que cela comporte de jugements négatifs.
L'économie illustre également les relations fortes avec la nature. Les Mongo vivant intégralement de la forêt, cette dernière intervient dans toutes les activités, y compris l'agriculture. Ces activités sont, la chasse, la pêche, l'utilisation des ressources ligneuses, mais aussi non-ligneuses (les plantes médicinales ou alimentaires). Les relations avec la nature sont très fortes comme l'illustre les pratiques religieuses anciennes comme le totémisme, mais ces interactions entre les populations et leur milieu évoluent pourtant.
 
Chapitre 2
 
Une société complexe et hiérarchisée.
 
Il y a un très grand nombre de tribus, de sous-tribus au sein de l'Ethnie Mongo. Une hiérarchisation à l'intérieur de ces populations permet, en plus de d'informer sur la structure sociale, et également sur l'histoire même des Mongo. Cette hiérarchisation reprend les travaux de Van Der Kerken (1944). Le terme tribu renvoie à des origines communes par rapport à un ancêtre dont sont originaires les membres du groupe. Observer cette organisation permet de mieux comprendre que l'utilisation du terme d'ethnie, pour regrouper ces différentes populations, peut être explicative dans la mesure où les liens de parenté traduisent également une pyramide des origines historiques et sociales.
.
1. Les différenciations au sein de l'Ethnie Mongo.
 
On distingue deux grands types de Mongo. Les Mongo au sens restreint et les Mongo au sens étendu. Les premiers sont considérés comme les Mongo « véritables », ou bien les « originaux ». Les seconds auraient a priori des liens de parenté peu évidents avec un quelconque ancêtre commun. En revanche, ils ont des similitudes culturelles, ou encore linguistiques. Il n'est pas simple d'affirmer le contraire de ces idées dans la mesure où peu de recherches ont eu lieu sur ce domaine.








Figure 5.
 
Cette classification de Van Der Kerken fait aussi des différenciations régionales. Les Mongo au sens restreint sont ainsi définis selon des régions. Il y a les Mongo du Nord, ou « Mongo proprement dit ». Ils sont Mundji ou Nsongo, Ntomba, Yamongo, ... Ils se trouveraient dans les territoire de Basankusu, Befale, et Bongandanga. Il y a ensuite les Mongo du centre, et enfin ceux du Sud.
Il convient d'ajouter que les Mongo du Territoire de Basankusu se définissent eux mêmes comme les Mongo. C'est-à-dire que cela va dans le sens des observations et des recherches anciennes.
 
2. L'organisation sociale.
 
Chez les Mongo la société est très hiérarchisée, et la succession est de type patrilinéaire . Cette filiation est marquée par le statut important de l'homme : « La transmission du nom, des biens et des droits s'opère entre père et fils, la résidence étant le plus souvent celle de la famille du mari ».
Comme nous venons de le voir, les Mongo sont répartis en groupes (appelé « tribu » lors de la période coloniale ). Ensuite, chaque groupe est réparti dans des clans, puis dans des lignées.
Un clan est défini comme un ensemble de personnes ayant des liens de parenté avec un ancêtre commun (extension de la famille nucléaire). Le clan n'est pas figé, et sa structure est sans cesse changeante. Ainsi, les mariages des enfants du clan étendent la taille du clan lui-même. En effet, lors d'un mariage, c'est très souvent la femme qui vient vivre sur les terres du clan (voire du lignage). La société Mongo suit l'organisation segmentaire de type patriarcal : un ancêtre commun est obligatoirement une personne de sexe masculin.
Les lignées peuvent être de deux sortes. On parle de lignée primaire et de lignée secondaire. Cette différenciation est liée à la structure sociale et familiale. Les lignées primaires sont les enfants (masculin) né du père de la lignée, tandis que les lignées secondaires sont composés des petits-enfants du père de la lignée. Le père de la lignée est également appelé patriarche ou chef de lignée. Le chef de lignée est très fréquemment un homme âgé, mais pas obligatoirement, car c'est le descendant direct de l'ancêtre commun (le fils aîné par exemple). Il dispose d'un pouvoir social et juridique au sein du groupe. Cela signifie qu'il a un pouvoir sur les femmes et les enfants du clan. Un patriarche a une responsabilité forte, il est en quelque sorte de garant de l'harmonie et de la sauvegarde de la vie de son groupe (Hustaert G., 1990). Il est politiquement autonome dans cette gestion. Toutes les personnes âgées ne sont pas pour autant toutes des patriarches, et un patriarche peut être le chef d'une section de la lignée, lorsque cette dernière est très ramifiée (lignées secondaires, primaires,...).
L'autorité juridique et politique du groupe est de type oligarchique. C'est-à-dire qu'elle se transmet par hérédité. Cette transmission du pouvoir est la même pour les guérisseurs (nkanga en lomongo), de père en fils, mais, contrairement à la fonction de patriarche où c'est une personne de sexe masculin qui forcément est investi, les guérisseurs peuvent être selon les cas des femmes.
Le rôle de l'homme est très fort dans les sociétés patriarcales. Les fils ont donc une grande importance, mais il y a, là aussi, une hiérarchie. Le fils aîné est le fils le plus importante au sein de la famille et du lignage car c'est lui qui héritera du pouvoir, tandis que les frères du fils aînés sont parfois en retrait. Cette différence entre l'aîné et le cadet ou le puîné, s'observe pour le transmission du pouvoir, mais aussi dans les partages comme le souligne Mune P. : « Qu'ils [les ancêtres] partagent du poisson, de la viande, de la terre, des valeurs ou n'importe quoi, ils font toujours ainsi : ils donnent plus à l'aîné, moins au cadet 65(*)». Cette organisation de la famille est directement liée à l'organisation politique dans la mesure où la société et le droit se confondent.
 
3. L'organisation politique en zone rurale.
 
Il existe en RDC une grande variété de types d'organisation selon chaque société. On trouve des sociétés matriarcales dans les Provinces de l'Est du pays par exemple. Différentes échelles interviennent comme le groupement (ou chefferie), le village (ou localité), le clan, et les lignées. Le groupement et le village sont liés à l'administration tandis que les clans et les lignages (des échelles plus locales) sont marqués par des modes de gestions plus traditionnelles.




Figure 6 :
Schéma de l'organisation du territoire
de l'échelle régionale à l'échelon local.
Source : entretiens dans la localité de Boondjé (2009)
et De Saint Moulin L. & Kalombo Tshibanda J.-L. (2005)
 
A. Les pouvoirs en relation avec l'Etat.
 
Le groupement est un découpage administratif mais qui conserve dans certains cas des liens très forts avec les pratiques anciennes : la lignée régnante peut diriger une chefferie depuis longtemps (depuis la nomination par les belges du clan régnant). Le groupement est très souvent investi par un clan ayant une filiation avec l'ancêtre commun du groupement. A leur création (au XX ème siècle), les chefferies étaient établies sur des critères d'homogénéité ethnique. Ce n'est plus toujours le cas, comme pour le groupement de Bongilima où le pouvoir a beaucoup changé de clan (3 clans différents depuis l'arrivée des européens). Les mouvements de population devenus de plus en plus fréquents ont modifié cette homogénéité. Les règles concernant la gestion d'une chefferie ont été mises en place lors de la colonisation. Dans la gestion des clans et des lignées, le chef ne peut pas choisir lui-même son héritier. Les chefferies fonctionnent différemment. Le chef du groupement (ou la cheftaine car une femme peut être investie à ce poste, de manière peu courante, mais pas non plus de façon sporadique) transmet parfois le pouvoir par héritage en remettant le titre écrit de chef à une personne de son clan qu'il juge digne de ce poste (par exemple du côté maternel comme un neveu). Une règle existe concernant le clan régnant : le pouvoir ne peut rester plus d'une génération en possession d'une lignée, il est obligatoire que ce ne soit pas la même lignée au sein du clan, qui soit investie de la position de chef. Le clan investi de la chefferie n'est pas toujours bien perçu par les habitants dans la mesure où il peut y avoir des tensions entre l'Etat et les chefs coutumiers.
Le village dispose aussi d'un chef : que l'on nomme le chef de localité. C'est une autorité d'Etat, dont le but est de faire l'intermédiaire entre l'Etat et les chefs de clans. Par exemple, il intervient lors d'une demande de terre. Ce pouvoir est transmis de manière héréditaire au sein de la lignée, et non du clan comme pour les chefferies.
B. Du clan aux familles : une organisation marquée par la structure sociale des Mongo.
Le clan se réfère à une organisation ancienne, mise en place bien avant l'arrivée des européens. Chaque clan dispose de ses terres qui sont ensuite réparties entre les lignées et entre les familles. Cette structure est très importante en zone rurale, voir prépondérante dans le mesure où la gestion des terres ne peut se faire selon l'accord du patriarche. Chaque clan dispose d'une organisation qui lui est propre. Dans ce sens, la chefferie et le chef de localité sont en relations étroites entre l'Etat et les chefs coutumiers. Le clan est le propriétaire des terres, et c'est sûrement l'acteur foncier le plus présent dans les zones rurales de la RDC. Comme il a été précisé précédemment, le clan est en constante évolution, principalement sa structure sociale. Ce phénomène a des conséquences fortes dans la mesure où la segmentation croissante (dans le temps) des lignages au sein du clan tend à réduire de plus en plus son autorité. De même, la mort d'un patriarche est souvent un moment où le clan peut se diviser entre les différents lignages qui le composent.
Le lignage est la structure sociale située en dessous de la hiérarchie du clan. Plusieurs lignées forment donc un clan. Chaque lignage a un chef qui est le représentant de la famille et de l'autorité. Comme pour le clan, la transmission de ce pouvoir est régi par la coutume: l'héritier est celui qui a la plus proche parenté avec les anciens chefs : un fils (ou un neveu lorsque la lignée ne comporte pas de fils). La lignée de l'aîné de la famille dispose d'un pouvoir plus important que les lignées « inférieures » comme pourrait l'être la lignée d'un puîné.
 
Chapitre 3

La répartition des terres chez
les populations Mongo

« Si le père n'a pas abattu une forêt, les enfants n'auront pas une jachère. »
« Celui qui ignore le clan de son grand-père est un esclave. »


* 52 Van Der Kerken G. (1944). L'Ethnie Mongo Volume 1 Livre II. Bruxelles, page 782

* 53 Bongando J. (2008), L'organisation sociale chez les Mongo de Basankusu et sa transformation,
Editions Publibook, 247 p.

* 54 Ces données cités par Bongango se réfèrent à De Saint Moulin L., « Art :Essai d'Histoire de la
Population du Zaïre», Zaïre-Afrique, n°217, septembre 1987, Kinshasa, p. 391-405.

* 55 Source :World Population Prospects :the 2008 Revision Population Database,


* 57 Selon Bongando J., op cit, pp. 29-30

* 58 Selon les entretiens réalisés chez le patriarche du clan Bafaka ; Lingolo Isa'Isomba (localité de Boondjé,
groupement Bongilima).

* 59 Selon Bongando J., op cit, p. 39

* 60 Descola P. (2005). Par-delà nature et culture. Ed. Gallimard, Paris, p. 178.

* 61 Bridier B. (1991). « La répartition des terres entre unités d'exploitation. Quelques classifications de la
recherche-développement ». In, Le Bris E.., Le Roy E. & Mathieu P. (1991). L'appropriation de la
terre en Afrique Noire. Manuel d'analyse, de décisions et de gestion foncières. Karthala, Paris, p.59

* 62 Le chien est pour les Mongo une des viandes les plus appréciées. Depuis longtemps, il est sacrifié du
fait de sa valeur « culinaire » si on peut dire. Aussi bien pour les Baenga que les Mongo « des terres ».

* 63 Hulstaert BLes droits fonciers Mongo. Centre Aequatoria Bamanya, Mbandaka, p. 8

* 64 Roux J.-P., Etienne J., Bloess F., Noreck J.-P. (2004). Dictionnaire de Sociologie, Patrilinéaire.
Hâtier, Paris, p. 193

* 65 Mune P. (1958). Le groupement de Petit-Ekonda. Bruxelles, p.44.
 
PEUPLES ET GROUPES ETHNIQUES
  
 
    
 Le Congo-Kinshasa compte plus de 400 ethnies qui sont réparties en plusieurs groupes :
- Les peuples bantous environ 80 % de la population dont les principales ethnies sont les Luba (18 %), les Mongo (17 %), les Kongo (12 %), les Lunda, les Tchokwé, les Tetela, les Hunde, les Nyanga les Tembo les Babembe. Bangala, les Bashi, les Rwandais hutus et tutsis; et les Nande.
 
- Les Soudanais : Ngbandi, Ngbaka, Mbanja, Moru-Mangbetu et Zande,
- Les Nilotiques :  Alur, Lugbara et Logo.
- Les Chamites : Hima.
- Les Pygmées : Mbuti, Twa, Baka, Babinga.
 
 

dimanche 17 février 2013

YAYA KIMPA VITA



Prophétesse Kimpa Vita




En 1704, mademoiselle Nsimba Margueritte Béatrice, alors âgée de 20 ans, prit le nom de KIMPA VITA apres une intensive initiation au mystere de la mystique kongo pour entree dans la scene des evenements qui allaient bouleverser provondement le devenir du  royaume et dont la renomee aller s'ettendre au dela des frontieres kongo et de L'Afrique . Son nom  signifiait "la nouvelle guerre , la nouvelle lutte ou la nouvelle parole " ,elle fut poussee dans cette voie  a cause de la situation politique et sociale trouble de l'epoque dans le royaume . Aussi apres avoir observer et compris  la condition de servitude et des injustices  repetitives auquelles etait assugetie  son peuple regulierement depuis l'arrivee des Portugais  dans les terres des bakongo . Cette motivation fut precipitee par une episode tragique dans sa vie ou elle tomba gravement malade . La tradition raconte que elle avait aussi clamer que ce fut  une révélation de Nzambia Mpungu tu Lendo (Dieu) , le Dieu des ancetres Bakongo sur son identité spirituelle , son role de liberatrice et combattante de la liberte' de son peuple qui etait la derniere impulsion qui lui permis de franchir le rubicon  et entre' dans ce combat sans merci . Nous devons signale d'avant garde que le peuple kongo est un peuple tres spirituel et lie a ses traditions et mythologies .
Ce fut  une certaine Mama MAFUTA FUMARIA , femme sagese et initiee a la mystique kongo assurera son coaching initiatique  que cas soit dans le domonaine  politique et spirituel  mais aussi comme nous le dirons un peu plus loin position famillial   de son pere qui etait un officier de haut rang tres et important dans l'etat de kibangu.
Elle devint  apres une longue et dure formation  une grande initiée aux mystères de la création de la vie et de la mort , une NGANGA MARINDA, c'est à dire une prêtresse ou initiée de la société secrète "KIMPASI". . Rapidement, elle se presenta comme  liberatrice de la race noire, qui avait comme  mission de libérer la race noire mondiale de l'oppression ideologie , spirituelle et materielle que la colonisation avait emener..

Kimpa Vita  fut originaire de Songololo  . elle est  née  sur les  rives  de la  rivière Mbidizi, à l’extrémité est  du  royaume du Kongo. Sa ville natale se trouvait au pied de la montagne de Kibangu, un lieu sacré. Le  de cet endroit   signifie  « forteresse »  en  kikongo.  La  cime  de  la  montagne  était  souvent  enveloppée  de  nuages, ce qui la nimbait de mystère.  Le mont  Kibangu est un lieu où naissaient cinq rivières qui coulent dans différentes directions. La  rivière Mbidizi – la plus importante de Kibangu –, prenait sa source au sommet de la montagne, un  lieu abritant un un foyer spirituel puissant « mpina ».   Selon la tradition Kongo, tout lieu où coule une rivière est un endroit sacré, car il constitue la frontière entre le monde des vivants et le monde des desincarnes.


1.Naissance


Yaya KIMPA VITA est née en 1684 du père SAVA , un officier de haut rang qui participer dans la vie politique et militaire du royaume et avait connaissance des tenants et des aboutissants de la politique complexe du Kongo et de mère N'SENGA . Elle est ne dans la periode des grandes  troubles politiques après le defaite  du Royaume Kongo et l'assassinat de son roi  à la bataille de Mbuila devant l'armeeportugais  en 1665.
Cette gurre etait  causeé par l'exploitation illicites des matières premières du village WANDU à savoir: le cuivre ,le fer mais aussi par l'exploitation de corries dans la riviere Ndamba  par les portugais. L'hegemonie de la traite negriere qui deportait les bakongo vers le nouveau monde etait aussi une raison qui empoisoner  d'avantages les relations  du royaume avec les portugais . Pendant cette période le Royaume Kongo était dirigé par le Roi NVITA NKANGA(Antonio 1er)  . Les portugais et Rome  se servant des mecontantements politique internes , avaient cree' et entretenu un mouvement cessessioniste commande' le mani de Nsoyo Alfonso Ne vunda  et  la Riene de Mbuila  Dona Isabela Ne Mbwula qui revendiquer  cree des royaumes autonomes de l'autorite de Banza kongo la capitale pour changer la donne de la situation du royaume .

Pour le roi Nvita Nkanga , les matières premières du royaume revenaient  d'abord aux autochtones qui devaient en bénéficier les premiers . Le pouvoir portugais installer a luanda depuis 1534 , prêtres portugais, présent à l'époque au royaume kongo, les capucins et les hollandais étant mécontants de cette situation qui mettait les interets de la colonisation en danger ne voyaient pas les choses de la meme facon . C'est ainsi qu' ils se etaient décidés de le tuer  et mettre fin  a ce danger eminant de leurs interets. Les issues de ses conflit se reglerons a la bataille de Mbwila  en 1665 qui eu comme consequence immediate la mort du roi et les conflits a la succession du trone par plusieur rivaux qui rejettaient mutuellement l'autorite des uns des autres entrainant  la desession de la capital Mbanza kongo et la creation des plusieurs roitellets.
2. Bataille de Mbuila et la mort du Roi VITA NKANGA.

La vie et la mission de yaya Kimpa vita ne peut etre comprise que quand cette derniere est replacee' dans le contexte historiolographique de son epoque . Cette periode est caracterisee par un royaume kongo  dechirer par des conflits profondes de succession apres l'assassinat lache du Roi Nvita Nkanga  a la bataille de Mbuila en 1665. De cette defait face a l'arme' portugaise alie' a la reine Dona Isabelle d'ambuilla , le royaume était divisé  en plusieur partie comme dit ci haut mais principalement entre deux  pretendant aux pouvoir . Dans  sa partie de KONGO DIA LEMBA ou DIA BULA , il etait   dirige' par  le roi NSAKU ATAMBU TANA(Jean III) et dans la partie KIBANGU  , c'est le roi  MPANZU A NVEMBA(NDOMPETELO IV) qui se fut declare le successeur legitime de defin roi
.
En 1665, le Roi NVITA NKANGA avait reuni tous les habitants du royaume pour aller à la bataille qui consistait à défendre leurs terres de l'exploitation injuste et de la traite negriere qui etait devenu une monaie courante des portugais et leurs alies partout dans le royaume  .Ainsi , Il se mis lui meme au premier rang dans la bataille  de Mbuila , ceci compte tenu de son aspet decisif dans le devenir de son royaume  qui le roi connaissait ci bien .

La tradition kongo raconte que durant cette bataille, le Roi Vita Nkanga et son armee avait d'abord pris le dessus sur le portugais et l'armee de la reine Isabela Ne mbwila qui etait mis en deroute . C'est ainsi que les prêtres catholiques et les portugais,qui avaient un controle mentale et psychologique sur la population de Mbwila  vont corrompre certains des habitants du royaume converti au christianisme qui étaient de la famille KIMULAZA,  en leur  faisant  croire  que: si le Roi Vita Nkanga est entrain de gagner cette bataille c'est parcequ'il utilisait le pouvoir satanique des ses ancêtres. Donc, pour les menbres de la famille de Kimulaza voulez aller au paradis, il  faudra qu'ils le trahissent et tuent le  pendant la guerre  à l'aide d'un couteau.  Ce qui s'accompli bien  pendant la bataille  alors que l'assaut  final de portugais etait lance' ,des menbres de la famille Kimulaza vont  pénetrer dans le camps des l'armees de Nkanga et  poignarder le roi dans le dos .Celui ci va  se heurter au  sol et dans son gemissement final ,il prononcera  dans la langue kongo son testament :" Kongo tadi kabasue basinga" qui veut dire le kongo est une pierre  si seulement il est lie par des files.".

Le 29 Octobre 1665, les portugais et les habitants de Wandu viendront couper la tête du roi NVita Nkanga pour l'amener à Luanda où ils vont célebrer dans une messe d'action de grace , boire du vin, du wisky , de l'eucaristie et vont fêter avec cette tête du roi au dessus de l'autel.

A partir de ce jour là, la capitale Mbanza Kongo n'était plus habitée parce  deserte' apres la grande defaite ,que les anciens kongo appelerent  Mafua ( le cataclisme) . Le royaume  était subdvidisée en plusieurs parties et donna naissance à plusieurs pétits royaumes et  des roitelet  tels que: KONGO DIA LEMBA OU DIA BULA, NGOYO, KIBANGU, KONGO DIA LUANGU etc.

Cet evenement tres tragique de la bataille de Mbuila avait un echoc de resonace tres vivant lors de toute la periode de jeunesse yaya kimpa vita dans un royaume qui etait tres divise' et qui etait en chute totale .Mais aussi l'assassinat  vers les annees 1685 du pretendant  a la courone royal  Don Manuela , dont la tete restera  exposée sur la place  plublique pendant cinq ans apres son assassinat . Ces evenement garderent longtemps vivant le mythe de tromperie,du chaos, de la revalite meurtriere a la succession sans tenir compte de la loi kongo mais aussi de la traite negriere qui devenait instopable  au moins jusqu’à l’adolescence de Mvita Kimpa.
A 20 ans Yaya Kimpa-Vita , La tradition des grands Ngunza Kongo ( inities) raconte qu'un jour  cette derniere tombera gravement malade et va mourira suite à une forte fièvre. Après 3 jours et avant de proceder à son enterrement, elle se remis sur pied de son lit de  mort.
C'est ainsi qu'en se reveillant  du lit de mort , tout devient clair pour elle et  elle raconta à tous ceux qui l'avaient entouré qu'elle n'etait pas morte mais elle etait tombee dans une transe profonde ou elle avait recu une initation superieur . Dans cet etat elle  avait   rencontrer le Dieu des bakongo, les anges ( bisimi) de la race noire et le Roi  defun VITA-NKANGA(Antonio 1er). Ceux-ci lui montrèrent les causes et les origines de la suffrance de l'homme noir et comment combattre cette situation pour rendre la paix au royaume  . C'est ainsi, ils l'avaient  choisi et confié la mission de l'annoncer aux noirs que pour mettre fin a tout les injustices et la misere qui avait frapper leur monde . Ils devraient remettre totalement en question le monde que les portugais leur avait apporte'. Elle affirma que la spiritualité étrangère que les bakongo etaient entrain de suivre etait un grand sanctuaire des mensonges pour  les aliener et leur faire perdre leurs racines causant toute sorte d'injustices et miseres partout dans le royaume . Elle affirmait  aussi que tous ceux qui étaient appellés les prêtres et serviteurs de Dieu, ne l'etaient pas mais etaient  en realite'  les serviteurs de Rome et  des puissances occidentales de l'epoque  . Ce n'etait pas Dieu qui les avaient envoyés mais plutot Rome.
Il faut noter ici que quelques annee' avant yaya Kimpa Nvita une vielle femme qui avait etait temoin occulaire de l'assassinat injuste du roi Vita Nkanga a la bataille de Mbuila ,car elle venait apporter la nourriture aux soldats en guerre , s'etait leve' avec beaucoup des forces pour denoncer les crimes des Portugais et leur religion de mensogne dans le pays Kongo . La tradition kongo dit que Maman Mafuta fumaria  avait fait un grand travail, car elle préparait l'arrivé de Yaya KIMPA-VITA dans la lutte de liberation du royaume Kongo . Yaya kimpa Nvita etait initiée très jeune par Mama Mafuta Fumaria, une grande combattant de la reunification de l'unite du royaume kongo . Mama Mafuta s'etait retire pret de la capital abandonnee' de Mbanza Kongo, pour conscientiser le bakongo et faire d'eux des hommes nouveaux . Elle attendait accomplire cette tache par la delivrances des gens des forces du mal à travers des cérémonies d’exorcisme appelées "MBUMBA  YA  KINDONGA". Pour les missionnaires occidentaux, evidement   la société KIMPASI pratiquait la sorcellerie et devrait etre combattu . Pour stoper cet eveille de conscience,  la plupart de  temples  de Kimoasi qui se trouvaient dans la foret avaient été détruits et bruler par les pretres capucins. Et inversement, pour les membres de la société KIMPASI, les prêtres capucins étaient des sorciers , agent du mal qui venait esclavagiser les bakongo et l'homme noir .
En effet, les prédications de Maman MAFUTA ont connu un si grand succès car nombreux de noirs avaient cru  en elle et avaient immédiatement quitte' toutes ces églises catholiques  pour la rejoindre dans la foret . Cette situation avait forcement affole' et les prêtres capucins , jesuites ,l'ordre de saint jean baptiste de jerusalem et le pouvoir portugais .

Au début de la mission de Maman KIMPA-VITA en 1704 à l'age de 20 ans; elle va réunir des jeunes filles et jeunes garcons pour implorer le roi NVITA-NKANGA   Antoine 1er "molongi mpe mopesi ya mapamboli, na kombo ya NDOTONI MALAWU"  qui veut dire le vainqueur et les donneurs des bénédictions au nom de NDOTONI MALAWU. Ceci poussa  les portugais a  appeller cet eveil , le  mouvement des Antonniens et dans leurs tendance de falsification de l'histoire ,ils ecriront que kimpa Vita  etait inspiree par Saint Antoine .D'ou son mouvement etait un sinchretisme de la religion chretienne et la spiritualite kongo ce qui est evidement faux .
.KIMPA VITA, annonça à sa famille que Dieu lui avait donné la mission de prêcher la vraie religion des NE-Kongo car seule l'homme qui avait recouvert ses repers spirituels pouvait etre capable de pratiquer la justice, proteger les faible  et le vrai amour. Et  etre  aussi capable de  reclamer la justice en terre Kongo disait elle .  Son action etait  donc politico-Magico-spirituel.
Elle avait l'habitude d'effectuer des retraites spirituelles ou "Manenga" dans la nature. Elle  commença premierement  à prêcher sur le mont Kibangu, la montagne sacrée des bakongo . La  elle avait repérée une grotte à l’intérieure de laquelle ses fidèles et elle se réunissaient pour recevoir un formation culturel et historique  et élever leurs prières . Cet endroit s'appelait "Ngum" et c'est là qu'elle reçut la révélation du nom de la spiritualite  ancestrale africaine le Ki -Ngum-Nza", qui veut dire  la science de la maitrise de soit et de la manipulation de la force feminine de l'univers ou de la force feconde de l'univers ".  Pendant, les moments de prières, des énergies très puissantes descendaient sur l'assistante. L'Esprit de Mpungu tu Lendo se manifestait par des voix audibles, des prophéties et des dons spirituels.

Pendant sa mission, elle a parcouru des villes et des villages pour conscientiser et faire comprendre aux noirs que les missionaires et les colons  ne etaient pas venus en Afrique pour le bonheur des bakongo, mais plutot pour leur propre bonheur parcequ' ils sont venus avec un sac  plain des mensonges.
Ils ont trompé en  disant que:

- Dieu est au ciel, mais il n'y aucun verset dans leur livre qui dit que leur Dieu après avoir créé l'homme et les autres créatures; est allé s'installer au ciel pour les attendre;
-Ils disent qu'il ya une femme au nom de marie, qui avait concu un enfant sans connaître un homme, ce qui est faux . Il ont aussi dit que  tous avons un ancêtre commun, or si nous étions  tous des frères et soeur , pourquoi nous font ils  des razzia pour nous vendre comme des brébis  dans des terres etrangeres ? Et  nous savons qu'aucun jour un blanc et une blanche mettrons au monde un enfant noir, de même pour un homme noir et une femme noire ne pouront jamais enfanter un enfant d'une autre race et enfin  ils nous ont trompé en nous disant que leur Dieu Yahweh  n'a qu'un seul fils et nous qui est notre père alors ?

-Selon Yaya KIMPA VITA, le Kongo est la TERRE Sacree'. La veritable spiritualite etait en réalité la spiritualite Africaine, spiritualite de la fraternite de l'amour des tous car tous sommes l'expression de Nzambi a Mpungu tulendo .
- Selon elle, l’histoire de la vraie l'église est une histoire africaine, une histoire du Kongo. Des grands sauveurs sont ne 'à MBANZA KONGO, et qu'en effet cette derniere est une ville sainte et importante pour tout les noirs . Elle avait enseinge que le pouvoir politique kongo devrait ete reuni et que la capital banza kongo devrait etre rebati et reoccupe' pour atteindre une paix durable au kongo il faillait une reconciliation . C'est la raison pour laquelle , elle voulu redonner les insignes du pouvoir royal au clan qui etait legitime pour l'heure.Yaya Vita Kimpa savait tres bien que l'origine des races sur terre n'etait pas homogenetique mais etherogenetique voila pourquoi elle enseignait que l’homme blanc était originaire d’une pierre en argile appelée "FUMA" en kikongo, et les hommes noirs sont originaires d’un arbre appelé "MUNSANDA". L’arbre et la foret sont des symboles du monde invisible, et les esprits des ancêtres vivent dans des lacs et les océans, on les appelle des « NSIMBI».

L’écorce de l’ARBRE MUNSANDA était la matière etait porteuse des energies de la vie et de la reconnection avec la vraie vie et toute personne qui sera habillée de cette écorce recevra la bénédiction de Nzambi a Mpungu. D'ailleurs, tous les adeptes de Kimpa Vita furent vêtus d’habits faits de l’écorce du munsanda. Toujours selon Kimpa Vita, l’arbre connu sous le nom de "TAKULA", dont l’écorce produit une sève rouge, est le liquide de la vie qui pouvait transformer la vie pure.

La renommée de Kimpa Vita était devenue une menace considérable qui risquait de conduire à la chute de l'Eglise, à la défaite de la théologie chrétienne et donc à la perte de contrôle totale du royaume par les missionnaires. Il fallait donc trouver une astuce pour éliminer la jeune revolutionaire et prophétesse. Car pour la jeune Kimpa vita  , les capucins étaient des sorciers. Elle les surnommait "NDOKI a Kundu" ou "NKADI A MPEMBE"
Le  pere capucin BERNARDO DA GALLO a cette epoque selon les reccords   avait fini par compter et reconnaître plus de 80 milles conversions des bakongo aux mouvements de Kimpa Nvita qui se nomme' , Bundu dia yaya Kimpa vita . Même Dona maria Hipolita, l’épouse du roi Mpanzu Nvemba Pedro IV, s'était aussi ralliée  a ce mouvement qui était décidée à restaurer le Royaume Kongo et son message était un cri qu'elle appelait « M’LOLO » pour le rassemblement et pour la renaissance du royaume. .

4. LA SOUFFRANCE ET LA MORT DE MAMAN KIMPA VITA

Pendant cette période, Yaya  Kimpa-Vita comme dit ci haut  avait encore pour mission de reconstruire, réunifier et reconstituer le royaume Kongo qui était divisé et dirigé dans la partie KONGO DIA LEMBA ou DIA BULA par NSAKU ATAMBU TANA(Jean III) et dans la partie KIBANGU par MPANZU A NVEMBA(NDOMPETELO IV). Ce qui fait qu'après la réunification l'un d'entre eux devait aller dirigé à MBANZA KONGO la capitale de KONGO DIA NTOTILA(ROYAUME KONGO), mais ils crégnaient tous qu'ils soient tués car ils se disputaient le siège et l'ordre était de tuer celui qui essayera d'occuper la capitale.

Mais comme Yaya  KIMPA-VITA et Maman MAFUTA avaient recu la mission de la réunification du royaume au près de NZAMBI A MPUNGU TULENDO le Dieu des ancêtres bakongo qui les avaient montre' la personne qui pourra acceder au trone, ainsi il était normalement prévu que NSAKU ATAMBU TANA cède le siege à MPANZU A NVEMBA car c'était le tour aux BAKIMPANZU de diriger le royaume.
Après les négociations, NSAKU ATAMBU TANA accepta de donner la couronne et les symboles du pouvoir à Yaya KIMPA-VITA(qui était chargée d'aller négocié avec le deux chef) pour la remettre à MPANZU A NVEMBA.
Du coté de MPANZU, elle promet de lui remettre la couronne et les symboles du pouvoir après sa rétraite.
En apprenant cette situation, les catholiques vont se précipiter au près de MPANZU pour lui tromper en disant que le pape de Rome lui avait promis la couronne royale avec laquelle son règne n'aura pas de fin . Car ce pouvoir est reconnu par le Dieu de Rome  parce que a pret tout le pape etait  son représentant sur la terre ou est la voix autorise' de Dieu sur terre ( VICARUS, vicaire). Ils lui demenderent egalement  de ne pas suivre sa soeur KIMPA-VITA parce qu'elle est une menteuse , une sorciere et praticante de la magie noir.
Notons que pendant cette période, les églises étaient presque vide car les fidèles ne voulaient plus prier les cultes étrangères et les prêtres se retrouvaient le dimache avec deux ou trois personnes à la messe; et tout cela avait troublé MPANZU A NVEMBA    car 'il  avait choisi attendre la promesse de la couronne du pape,lui etant  un fervant convertie ,  le pouvoir qu'amenait  KIMPA-VITA ne le faciner pas beaucoup .

Soulignons par ailleurs qu'au moment où  KIMPA-VITA allait à la rétraite, elle était grosse. Ce qui fera que pendant la rétraite elle va enfanté un garcon qu'elle donna le  nom de KEMBO DIA NZENZA qui veut dire la joie des étrangers.
Apprenant la nouvelle de cette naissance et tellement que la couronne du pape n'était pas encore arrivée  les evêques catholiques Laurent de Luc(Lorenzo da Luca) et Bernard de Gallon(Bernard da Galo) vont se réunir pour trouver les voies et moyens pour éliminer Yaya KIMPA-VITA car sa présence était trop génante pour leur mission et étant toujours en vie elle finira par rétablir la paix politique , social , spirituel ; bref l'ordre dans le royaume kongo
Pour y arriver, ils vont chercher à enivrer le roi MPANZU A NVEMBA . Ils viendront avec du wisky et vont tromper le roi en  disant que cela venait du pape de Rome . Ils affirmeront  que c'est le pape lui meme qui avait envoyé ce present en attendant  que  la couronne n'arrive.Ils   vont encore affirmer que  c'etait  le même wisky que buvait  le pape de Rome  en presence de Dieu d'israel .
A l'époque les noirs croyant que le pape vivait  aux ciel  près de Dieu, et de même aujourd'hui  encore  nombreux  chretiens africains des zones ruraux  pensent  encore que la ville de Jerusalem se trouve au ciel!! Donc pas du tout etonant l'attitude du roi  Mpanzu . Ceci qui fera que le roi accèpte ce mensonge et continuera tranquillement a  boire ledit wiski.

Cependant le roi  devint ivre jusqu'a perdre la memoire, Bernard de gallo et Laurent de Luc vont tromper une fois de plus le roi en lui affirmant que sa soeur KIMPA-VITA appellée autrement Béatrice est une prostitue' et elle a eu un enfant auquel elle ne connaît même pas le père, parceque elle couchait selon leur mensonge avec plusieurs hommes . Ainsi il doit leur donner l'autorisation de la juger et la condamner immédiatement cette sorciere.
Alors que le conseil royal sous la présidence de DOM BERNARDO , LE VUZI A NKANU (LE GRAND JUGE), assisté du SECRÉTAIRE ROYAL MIGUEL DE CASTRO prononcera la sentence de mort contre KIMPA VITA pour hérésie , crime de nature religieuse et mensonges, après un procès monté de toute pièce par les capucins.
Le 1er juillet 1706, Maman KIMPA-VITA sera arrêté et amené à KILOMBO  puis a  KIBENGA sur le lieu où ces prêtres catholiques avaient amenagé une cour où eux même seront des juges.
Ayant su qu'ils sont arrivés avec KIMPA-VITA, le roi va demander d'assister à ce jugement mais les prêtres vont encore le rendre plus ivre qu'au paravant.
Pendant le jugement, ils vont demander à KIMPA-VITA de se justifier comment elle a eu cette grossesse et qui est en l'auteur.
Etant très sage, elle va leur répondre telqu'ils sont venu prêcher aux noirs en leur disant:"c'est exactement son enfant mais elle ne sait pas comment elle a eu cette grossesse parce que cela lui est arrivé telque ca se fait avec Marie la mère de Jesus".
Et ils vont se facher apres l'avoir tabasse' et moleste', il prendront son secrétaire, Mbuta Baro, et dirons que c'est lui le père de cet enfant, ce qui n'était pas vrai mais c'était juste pour eux une facon de la rendre coupable.
Ils vont lui poser une seconde question pour savoir la source de ses prédications et elle répondra que ca vient de Dieu des ancêtres qui connait tous les secrets.
Enervé par ces réponses, ils vont la condamner à mort comme le dit la loi de Rome appellé le droit canon.

Mais avant cela, ils vont essayer de la convaincre en lui disant que si elle dit aux noirs que tous ce qu'elle prechait était du mensonge; ils procéderons à l'annulation de cette peine. Connaissant bien leurs idées, elle leur répondra: "en aucun jour la verité deviendra mensonge et moins encore le mensonge se transformera en verité parce que je preche la verité du Père qui a crée le ciel et la terre seulement ; ceci pour la réhabilitation des noirs que vous avez detruit".
"Et l'evangile que vous nous avez apporté n'est que du mensonge car le chapelet que vous portez au coup et que vous faites porter à vos fidèles c'est de la magie et la sorcellerie pire. Il n'y pas jesus sur cette croix que vous utilisez car il a été enlevé sur la croix. D'ailleurs c'est ne pas Dieu qui vous a envoyé mais plutot Vatican et vos autorités politiques suite à cette grande crise qui vous a menassé. C'est ainsi qu'on vous envoyé pour escroquer et mentir partout où vous trouverez la richesse".

Ces propos agraveront la colère des prêtres et vont ordonner à leurs fidèles et aux soldats de frapper KIMPA-VITA qui était enchainé jusqu'au coup, par la suite ils vont lui donner toute une nuit de réflexion pour qu'elle se décide si elle va continuer ou abandonner sa lutte. Puis, on la laissera dormir dehors ligoter sur un arbre avec son enfant et son secrétaire; de l'autre coté ils vont donner l'ordre aux fidèles et aux militaires de préparer les bois avec lesquels sera brulé Yaya KIMPA Nvita , son enfant et son secrétaire.
Le 2 Juillet pendant qu'ils continuaient toujours à donner du wiski au roi, ils vont procéder au dernier jugement mais avant celà ; ils vont encore ordonner aux soldats de la frapper avec un fouer plein d'épines.

Ainsi, ils lui poseront la question de savoir si elle a changé d'avis. Militante qu'elle est et certaine sur sa lutte, elle ne cedera point.

Voici selon la tradition orale les dernières paroles de Yaya Kimpa vita :

Pour la cause de mes frères noirs j'accèpte que je sois brulée, car ce corps n'est que poussière et deviendra inutile. Mais l'esprit et le salut des noirs sont d'une importance capitale, car mon message vient du Père qui a crée le ciel et la terre et vous n'aurez pas la force de l'arrêter . C'est pour quoi je vous dis que la verité que vous voulez enterrez aujourd'hui en me brulant avec mon fils KEMBO DIA NZENZA, un jour viendra mon fils retournera pour continuer à propager cette nouvelle.
A mes frères et soeurs noirs, je vous demande de ne pas mettre le feu; laissez-le seul faire leur travail et accomplir leur mission.
Mais un fidèle catholique du clan KIMULAZA va giffler maman KIMPA-VITA et se précipitera pour mettre le feu.
Voilà les soient disant prêtres et serviteurs de Dieu qui n'ont même pas eu pitié de L'Enfant ni de Mbuta BARO le secrétaire de Yaya KIMPA-VITA qui a touché la soutane d'un des prêtres pour demander pardon. Et les trois personnes seront brulées vive le 2 jullet 1706.

Ainsi, le 03 Juillet 1706 les prêtres viendront sur le lieu du crime avec leurs fidèles et vont leurs ordonner de disperser les cendres en utlisant des insultes , maledictions , ligotages spirituels graves à  KIMPA-VITA, celà était pour attirer la malediction du coté des noirs.
Frères noirs, voilà celle qui s'est donnée et qui se sacrifiée pour notre salut à qui nous devons louer et honnorer. C'est ainsi que chaque 1er, 2 et 3 juillet, nous devons commémorer cette date et voire meme les considerer comme jours ferriés.
Nous remercions  le cite vuvamu , Rha magazine , midima dia kongo , kimpa vita .org etc... qui nous ont servi de source pour rediger cet article  apart la tradition ancestrale qui se passe de generation en generation.. Matondo