mercredi 30 mai 2012

LES SONINKE ( SARAHKHOLE) DANS L'HISTOIRE DE LA GUINEE



LES SONINKÉ (SARAKHOLÉ) DANS L'HISTOIRE DE LA GUINÉE.

Apres avoir lu cet article  dans le site  Soninkara.com   , ayant vue la profondeur des connaissances  présenté  surtout du point de vue histoire  . Tout en étant  tres conscient de la portée  que  ces informations nous apporte , cet article  peut nous permettre de comprendre la topographie de l 'histoire de peuplement de l'afrique du nord et de l'afrique d'occidentale depuis la haute antiquité .  J' ai juge' bon de reprendre cet article dans mon blog  tout en  m'excusance au prêt de l'auteur des certaines modifications  que j'ai apporte' a son travail car considérant   que certains  aspect de  celui ne répondaient pas a l'esprit de ce blog et   avaient  plus un caractère Eurocentrique  que véridique ou historique  . Mais pour ceux qui aimerai  lire l'article dans sa forme originale et intégrale  , il peut le retrouver sur ce lien http://www.soninkara.com/histoire-geographie/histoire/les-soninke-sarakhole-dans-lhistoire-de-la-guinee.html#n75 . Cepedant , je tiens personnellement a remercie l'auteur de cet article pour  la somme des toutes les informations qui met a notre disposition . INGETA 

L'histoire indigène de ces régions s'explique toute également par l'attrait qu'exerça sur les différentes tribus la conquête des terres fertiles de ce plateau, au climat sain et agréable. C'était aussi une forteresse qui permettait de surveiller les routes du Soudan vers les Rivières, et de la forêt du sud vers les régions sénégambiennes.
L'aristocratie des races supérieures, Foula, Soninké, Dialonké, occupe les plateaux dont l'altitude est la plus élevée, y suspendant ses « marga » et « foulaso », abandonnant aux « badolo », aux « bourouré », aux représentants des peuple vaincues, les vallées malsaines « funestes aux chameaux et aux blancs ». Jadis, les empereurs Sarakholé, Sanhadja, Mandingues ou Songhay exilaient dans cette région, parmi les « nègres anthropophages », leurs conseillers berbères qui avaient cessé de plaire. Mais la richesse de ces pays, où l'on trouvait l'or, les colas, les robustes esclaves, où les fruits abondaient et où pouvait se pratiquer l'élevage, attira les marchands septentrionaux qui, ayant découvert des sites agréables convenant aux habitudes agricoles et pastorales de leur race, appelèrent leurs familles autour d'eux. Enfin, le contrecoup des révolutions du Moyen-Niger et du Bas-Sénégal y amena une masse de tribus conquérantes ou vaincues, qu'un métissage plusieurs fois séculaire avec les nègres éthiopiens avait préparées à subir les assauts du climat. C'est ce mouvement confus de peuples, de tribus, de familles que nous allons essayer d'esquisser. Les sources de cette histoire sont de rares documents écrits, et surtout de nombreuses légendes, que l'on peut tenir pour exactes dans les grandes lignes, car elles sont répétées dans tous les âges et tous les pays. Souvent elles tiennent de l'épopée. Chaque génération de griots, ces poètes et musiciens an teint de cuivre («fils de Sourakhata ») ont soigneusement conservé le souvenir des actions glorieuses de la race blanche qui les méprisa. Ils chantent les civilisations depuis longtemps abolies, chaque rapsode ajoutant des enjolivements, des traits de passion brûlante à l'histoire qui exalte un ancêtre vénéré. A ces sources, à celles qui proviennent de recherches ethnographiques et anthropologiques antérieures, nous avons ajouté des preuves tirées de la linguistique, science qui nous donnera sans doute la clef de l'origine de ces peuples.
De cette histoire indigène il faudra retenir :
Qu'elle est faite d'actions continuelles du nord de l'Afrique, Maghreb, lfrikya, sur les populations méridionales et de réactions du Soudan et l'egypte , le pays des noirs, sur les tribus du nord. Nous en avons une nouvelle preuve dans l'histoire de la pénétration française qui s'effectue en ce moment au Maroc, où les défenseurs les plus ardents de la puissance chérifienne sont des Maures méridionaux
Que les grands empires soudanais ont été fondés, pour la plupart du moins, sans amener de très grands mouvements de population et qu'ils ne font qu'exprimer la conquête du pouvoir par une famille noble d'origine berbère. Seuls disparaissaient du pays la famille royale vaincue et ses clients qui allaient chercher fortune ailleurs. Les Foula, nomades par excellence, font exception a cette règle, car, pour échapper à la domination étrangère, ils n'hésitèrent pas a fuir à des distances considérables. Actuellement, ce sont leurs métis qui détiennent l'autorité politique dans les divers Fouta de l'Afrique occidentale.

Primitifs et autochtones. Invasion Baga.( MbAka)

S'il faut en croire le récit que fit au lieutenant Desplagnes le Hogon de Bangassi, « les premières populations nigériennes furent de petits sauvages, nains roux , vivant de chasse et de pêche, habitant sous les abris de rochers ou les taillis. Les négrilles
Ces négrilles ont été depuis longtemps refoulés dans les grandes forêts du sud ou de l'ouest ». Ils portaient le nom générique de Diallams ou Ierrés et les noms de leurs familles, tous monosyllabiques étaient : Bo, Ka, La, Om, Houm.
Dans les montagnes du Fouta, d'après les légendes recueillies par Rançon, il y a avait des populations semblables. appelées « Fadoubé ». C'étaient, disent leurs successeurs, des sorciers redoutables. Ils habitaient les grottes du haut plateau et du Nagué-Horé-Bundu . Ils fabriquaient des poisons et devinaient la pensée.
Cet ensemble de caractères se rapporte avec assez d'exactitude à ceux que les auteurs anciens donnaient aux populations d'Ethiopiens occidentaux. D'après Eudoxe, ils étaient petits et de moeurs grossières . Hérodote rapporte le voyage de cinq Libyens Nasamons vers les pays du sud-ouest. Ils arrivèrent dans une plaine couverte d'arbres fruitiers. Tandis qu'ils mangeaient des fruits, des petits hommes, d'une taille au-dessous de la moyenne, fondirent sur eux... » Certains descendants de ces tribus semblent avoir subsisté dans le centre africain . On leur donne le nom générique de Négrilles. Dans les forêts du sud de la Guinée, on trouve chez les Guerzés de petits hommes qui « marchent toujours courbés, avec une vitesse rare malgré cette position ». Leurs sentiers n'ont pas plus d'un mètre trente de haut . Dans la Guinée septentrionale, il n'y a que fort peu d'individus qui soient descendants directs des Fadoubé. Cependant les indigènes prétendent que les Badiaranké, Koniagui et Bassari leur sont apparentés. Il est probable que les Landouma doivent également avoir des ancêtres parmi eux. Ceux qui voulurent rester indépendants furent rapidement décimés par les races supérieures envahissantes. D'eux vient sans doute la tradition d'une des sociétés secrètes du Soudan, celle des « Dou ». De même celle de certaines familles du plateau central nigérien dans lesquelles sont choisis les Laggam ou Lakam, ces serviteurs ou interprètes des divinités terrestres abandonnées et malfaisantes, avec lesquelles ils sont censés entretenir des relations. » Leurs familles descendraient des primitifs autochtones ou seraient arrivées avec les Sousou . Il est curieux de retrouver la même légende dans les tribus de la Tripolitaine actuelle : un peuple de nains malfaisants, les Bou-Chebr (littéralement : les fils de l'empan), occupait jadis les rivages africains et fut exterminé par les grues. Il faut probablement voir dans ces traditions l'histoire de la conquête de l'Afrique septentrionale par des tribus dont le n'téné, ou tana éponyme, était un oiseau.

Pygmées et Troglodytes.

La plupart de ces négrilles étaient troglodytes ou le devinrent pour échapper à la chasse que leur donnaient les races envahissantes . Peut-être y avait-il parmi eux des castes organisées, ou bien ces castes furent-elles établies par les vainqueurs pour empêcher tout mélange de leur sang avec celui de ces primitifs. Il est possible que les « Galabo », cordonniers, descendent d'eux (Kala ou Kel-Bo, les Bo sédentaires?).
Ces nains enterraient leurs morts dans le lit d'un cours d'eau détourné, « faisant reprendre son cours à la rivière après l'inhumation pour en effacer toute trace . » Or, nous trouvons encore cette coutume conservée en partie chez les Timéné, peuple établi sur les frontières de la Guinée et qui a certains caractères des primitif . Strabon assurait déjà (livre XVII) que certaines tribus d'Ethiopiens Macrobiens jetaient leurs morts dans les rivières.
Les auteurs anciens donnaient à certaines de ces peuplades des caractères simiesques qui font supposer que leurs navigateurs n'avaient pu, du rivage, détailler les êtres qu'ils apercevaient. La légende des hommes à queue de singe a persisté jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle, et il semble qu'elle soit venue d'une confusion entre l'homme et certaines espèces de singes supérieurs, tels que les gorilles .

Ethiopiens Macrobiens

Des tribus de noirs grands et peu prognathes, les Ethiopiens Macrobiens (cad éthiopiens qui avaient une longue durée de vie ) des Anciens, venus du nord et de l'est, se juxtaposèrent et ensuite se mélangèrent aux négrilles. La tribu ainsi créée, qui revendique la plus grande ancienneté, est celle des Bo, ou Ba, apparentés peut-être aux Bedja du Nil et « sortis des trous de la terre près du Niger ». D'eux descendent les Bobo, les Bozo et les Sorko  qui ressemblent d'étonnante façon aux Kroumen ou autres peuples primitifs de la Côte d'Ivoire, tels que les Pakhalla. Beaucoup de ces tribus ont conservé leurs antiques moyens d'existence : la chasse et la pèche, et, comme les Pygmées, habitèrent d'abord des grottes et des trous dans la terre dont ils se disent fils . On retrouve encore, parmi de nombreuses tribus Mandé, ces traditions de troglodytes .
D'autres familles de grands noirs doivent  être citées : Ce sont les Ka, qui, mélangées aux Ba, forment les tribus Baga, Bailo ou Waélé, et leurs ancêtres, les familles Kassolo et Kakaridou ; probablement aussi les Bakoué, dont les familles Krao ou Krouman sont une des branches les plus connues ; les Ouaya, mélange de Bété et de Bakoué, appelés encore Bobo-oua ou Banioué (vers Séguéla): les Ya ou Dia qui forment avec les Ba, des Dio :, Dibo, Jobo, les Oum, qui forment les Tombo; les Nda, que représenterait l'antique race Agni-Aschanti et qui sont les ascendants probables des N'dacromba, Ndao, Ndala, Ndiaye, Ndoy, Ndieye, Ndiop et des Ndaga, vassaux des Touareg ; les Mo qui forment les Mossi, les Moriba, les Mogoïba, etc., et dont le nom signifie en langue mandé « les puissants »...
Ces nombreuses tribus de noirs autochtones, d'Ethiopiens Macrobiens, ont toutes des caractères communs et leurs ancêtres peuvent être classés parmi les néolithiques auxquels sont attribués les grands monuments mégalithiques nigériens. M. Desplagnes, examinant leurs descendants les plus directs, les décrit : « De grands beaux hommes, de teint très noir, au prognathisme peu prononcé, caractérisés par des jambes longues. Ils habitent presque tous des huttes rondes, paillotes en forme de ruches... Chasseurs et pêcheurs, ils se livrent à quelques cultures, mais restent actuellement les seuls à broyer les grains avec des pierres sur des meules dormantes et à fabriquer de la poterie ornementée. » Ils portent des bracelets de pierre au-dessus du coude, rendent un culte aux génies locaux, se livrent à des pratiques de magie et, si les hommes sont circoncis, les femmes ne le sont jamais : enfin les morts sont placés accroupis ou fléchis dans des excavations verticales .

Parenté avec les tribus de l'Afrique orientale


A une époque qu'il est impossible de préciser, une première invasion de ces tribus de grands noirs couvrit le sol de la Guinée, venant probablement de l'est.
 Sérères, Baga, Tenda, Landouma
Ce furent les peuples Baga que M. Desplagnes suppose apparentés aux Pahouins de l'Afrique centrale. S'appuyant sur une opinion de Schweinfürth, il les croit également apparentés aux Béga ou Bedja Nubiens, comme eux habiles potiers, agriculteurs et métallurgistes. Dans ce cas, ce seraient les descendants de cette race Kouschite ( NKUSU)  , de ces Ethiopiens que les géographes anciens nous dépeignent comme des hommes magnifiques habitant des cavernes le long des rivages de la mer Erythrée . Les Grecs appelaient certaines de ces tribus Colobes, ou mutilés, à cause de leur coutume de se circoncire. Il faut noter à ce sujet la légende qui fait venir les Landouma, famille apparentée aux Baga, de Missira Médina près de Maka. Le dessin d'une poterie trouvée dans la grotte de Kakimbo, près de Conakry, a été identifié par le docteur Hamy à celui de l'ornementation de poteries funéraires du Yagha (haut Dahomey) et de divers pays de l'est. Il est encore comme motif de broderie dans le Mossi et le Haoussa. En outre, ces peuples façonnent le plus souvent leur poterie sur une forme en paille de palmier.
La peligrination semble avoir suivi la ligne de la grande forêt équatoriale qui borde le golfe de Guinée, se tenant de préférence dans les régions montagneuses et se fractionnant sur son parcours. Il est difficile de dire si ces tribus arrivèrent sur le sol de la Guinée actuelle en conquérantes ou, au contraire, pour fuir une autre invasion. Il est probable que de la haute Côte d'Ivoire où elles s'étaient établies, elles furent ensuite refoulées en partie par les premières tribus des Ma (Mandé, Mandingues) attirées dans ces pays par l'appât de l'or, des colas et des esclaves .
Elles arrivèrent en plusieurs vagues dans le Fouta Dialo et sur le littoral. Les derniers venus, ou Baga proprement dits, se souviennent avoir été concentrés à Falaba et dans le Tambakha avant d'entrer au Fouta. Ils laissèrent derrière eux les Bakoué, qui s'avancèrent jusque dans le Libéria et dans la haute Côte d'Ivoire les Pakhala ; enfin, dans la forêt dense, de nombreuses familles telles que les Baya, Vaga, Baéjo, Babé, Bao, Boo, au sud de Bé-ïla ou Beyla. Quelques uns, sous le nom de Baillo (plur. Waélé), s'installaient sur les flancs occidentaux du Futa Dialo ; les Kassolo et les Kankudu, sur le versant occidental, vers le Labé. Certaines de leurs familles se mélangeaient aux peuplades qui les entouraient, formant, avec les Agni ( les A- NYI ou NGu NYI), des «Akan »  et peut-être les Guerzé, des « Sapé » ou « N'Sapa , N'Sapu" » avec les Hum des Sumba, noms portaient des tribus de la Côte aux XVIIe et XVIIIe siècles. De leur long contact avec les Manon ils conservèrent dans leur vocabulaire le nom de ce peuple pour désigner les pronoms personnels des deuxième et troisième personnes : vous, toi, il, ils 
Il est probable qu'ils se heurtèrent sur les hauts plateaux à une première confédération dominée par le Sérères, autres grands Ethiopiens venus du nord, et comprenant, en outre, diverses tribus dont nous trouvons les débris en Guinée portugaise, avec des Badiaranké, Koniagui et Bassari, races beaucoup plus rapprochées des primitifs négrilles. Les Baga s'établirent auprès des Sérères et formèrent en s'alliant aux Mandé un puissant Etat dans le nord-ouest du Futa, sous le nom de Landuma. Lorsque, plus tard, ils furent renforcés par les tribus de Mandé amenées par le conquérant Koli, ils prirent le nom de Tiapy ( Tiopa ), qui semble signifier « hommes noirs . Ils étaient métissés également de Fadubé  , le Fadumbe . Cela explique leurs liens de parenté avec les peuples Tenda et Malinké . Les Baga-Madori et les Bagaforé (les Baga noirs), d'une formation ethnique très voisine, mais ces derniers de sang plus pur, vinrent se fixer dans la même région. Les Baga-Madori s'allièrent étroitement aux Nalou, leurs voisins, et adoptèrent les rites de leur société secrète, le « Matjiol ». Lors des grandes assemblées la langue religieuse des Baga-Madori est le nalu, tandis que les Nalu parlent baga .
Les principaux centres des Landuma furent, au moment de l'arrivee'  de Koli : Nioussi, près de la montagne Kolima, et le Mont Kignan, non loin de la Dembélé, affluent de la Téné . La seconde arrivee' des Fula-Mandé d'Ilo Yalali les obligea à se retirer vers l'ouest sur les bords, de la Koli-ma ou Koliko, affluent de Waséguélé ( ba sengele). Puis, quelque temps après, ils émigrèrent de nouveau et s'établirent sur les bords de la Kumba (Koli ou Rio Grande) près de Dalaba . Plus tard encore, certains d'entre eux avec leur chef Kumba, venaient se fixer à Kumbia et d'autres groupes à Kirimané, Farina et Kala Kérim auprès des Kasolo et des Kankudu. Ceux qui suivirent Koli portent encore le nom de Kokoli et s'allient volontiers à leurs frères du Nunez. Eux et leurs parents Waélé donnèrent probablement le nom de Tamgué à la région montagneuse du Fouta septentrional .
Les autres Baga s'étaient répandus dans le centre et le sud du Futa et dans tout le bassin des Scarcies et des rivières de Sierra-Leone. Les Baga du centre, possesseurs des bastions du Futa actuel, étaient les intermédiaires obligés entre les peuples de la forêt ou du Soudan et ceux des Rivières ou de la Sénégambie. Lorsque, au Moyen Age, les navigateurs européens apparurent, ils descendirent par petits groupes vers le littoral, vendant leur ivoire aux étrangers. Ils étaient en effet, et sont encore, grands chasseurs et pêcheurs. Mais ils avaient d'autres préoccupations qui doivent les faire classer parmi les races nègres supérieures. Ils ne se contentaient pas de la cueillette. Excellents arboriculteurs, ils apportèrent avec eux le palmier à huile et le colatier, s'établissant de préférence dans les failles profondes du « bowal », auprès des cours d'eau. Là ils trouvaient la terre noire avec laquelle ils confectionnaient leurs poteries, car ils étaient potiers et forgerons, avant que l'influence des Mandé leur ait fait considérer ce dernier métier comme déshonorant .

Coutumes et usages culte solaire.

Bien qu'ils fussent organisés en une société patriarcale, ils étaient fort indépendants, chaque chef n'admettant d'autre autorité que la sienne sur sa famille. Ils étaient grands buveurs et guerriers. Ils avaient conservé certains caractères des primitifs ; ils construisaient des monuments mégalithiques , enterraient leurs morts sous les cours d'eau, ou accroupis et même debout dans des fosses profondes au-dessus desquelles était dressé un cromlech. Ils ne faisaient pas subir aux femmes l'excision . Grands féticheurs et sorciers ils adoraient les génies locaux et avaient aussi un culte astral . Peu à peu des représentants de la grande race berbère du Nord, fortement métissés de primitifs, se glissaient parmi les tribus Baga et allaient modifier complètement la physionomie de certaines d'entre elles.
C'est ainsi que se fixèrent successivement près de l'océan les Veÿ, les Capez ou Kapis, dont le nom semble être l'équivalent de Tiapys et que Dapper signalait dans la région de Sierra-Leone, les notant comme « les plus ingénieux de toute la Guinée ». Derrière eux, d'autres tribus belliqueuses, plus mélangées encore de Mandé, occupaient les contreforts occidentaux du Futa et des monts dit Niger. C'étaient les Kumba, descendants des primitifs Hum, mêlés aux Baga, frères des Landuma, qui donnèrent leur nom au Gumba, à Fukumba, etc... et devinrent, par leur alliance avec les premières tribus soso, des Soumba, créant le Soumboya, etc...

L'empire Mandényi

C'étaient aussi les Mans ou Manes , mwene, Mandé primitifs qui, venus du pays des Toma actuels, furent la souche des Mandényi . Ces deux dernières familles, qui passaient pour anthropophages, attaquèrent les Capez qui furent exterminés et vinrent, entre les XVe et XVIe siècles, chercher refuge auprès des Portugais du littoral. Le remous que provoqua cette guerre amena la marche vers le nord de nombreuses tribus Bakoué, métissées de Mandé primitifs, qui habitaient le Libéria actuel. Le Manu, ou Mendi Manu, ce souverain cité par les anciens auteurs, dont le chef de Folgia ( Folo ou Foro-Kia) était tributaire, lança contre le pays de Koya (probablement vers le Sherbro) l'armée des Bakoué Krou ou Karou, qui dominaient dans les environs du Cap Monte . Après avoir conquis et asservi le Koya et avoir obligé les Vey à s'allier à eux, ils reprirent leur marche vers le nord, envahirent les hautes terres de Sierra-Leone, le Bulom et toutes les plaines côtières jusqu'au Kaloum. La partie nord de ce vaste empire était gouvernée par un vice-roi ou « Dondagh ». Chantant le grand conquérant Bo-Kuala, chef des Karou de Koya, les griots disaient : « Il est descendu d'en haut ! Son cœur n'a pas eu de repos qu'il n'ait trouvé un pays abondant en huile et en vin. » Ce fut le grand empire Mandenyi, qui dans le courant des XVIIe et XVIIIe siècles s'effrita peu à peu sous l'action lente mais continue des apports de races orientales et septentrionales.

Divisions des Tenda

Au nord-ouest du Futa nous avons signalé la présence du curieux peuple Tenda, divisé en diverses familles parmi lesquelles les koniagui, les Basari, les Badiaye ou Badiaranké, les Tenda proprement dits. Cette race semble avoir compris des éléments assez divers, les uns provenant des primitifs de la forêt, des territoires des cercles de Beyla, les autres des primitifs du nord, des Fadubé. Enfin, certaines de ces familles devinrent presque Mandé, à la suite de métissages nombreux avec ce peuple . Elles semblent surtout avoir subi la domination des Nda, témoin le nom de Badiaye et l'appellation du souverain d'une partie des Koniagui, « Tchikaré ( tchikala = jeune homme en tchi nyanja )», l'homme de Tchi .
Une partie des Tenda devait se trouver dans la région du Gamon et du Bundu. D'autres vinrent les rejoindre au moment de l'invasion de Koli, auquel ils semblent avoir servi de sofas. C'est ce qui explique leur division en deux parties : d'une part les Tenda Donka, qui représentaient la race pure (Bassari, Coniagui, Tenda du nord du Ndama) de l'autre les Tenda Mayo, les guerriers de Koli, qui occupent le district de Koli, le Badiar, le sud du N'Dama et, autrefois, Bambara. Certains Badiaranké semblent même être venus plus tard encore, de Bani dans le Bundu, fondant Ouankan( O wa NKa ), puis Timbi-Ouadaya( O wa Ndaya ou O wa Ndala ), au moment du retour de Koli au Futa. Ils sont encore plus métissés de Mandé que tous les autres. La légende, que m'a communiquée M. Brière, montre les Tenda Mayo traversant à la suite de Koli le Rio Grande, sous leurs chefs Kagnou ( Nka ngunu), Momouyi ( Momuyi) et Tongo ( Kongo) . De Séguéyéti, où ils se fixèrent d'abord, Kagnou vint s'établir à Maro (Badiar) . Mais l'ensemble de cette population, dont nous trouvons les parents Yola sur le Rio Grande et en Casamance, resta uni par les coutumes et les fêtes religieuses, analogues à celles des Baga. Ces fêtes sont célébrées par des danseurs fétichistes établis à Négaré (Basari) et Londal (Ndama) et qui vont dans ce but chez tous les Tenda. Ils portent le nom de Lo-Kuta, qui rappelle l'ancienne race des primitifs Lo que l'on trouve dans la grande forêt méridionale . Cette coutume est comparable à celle des Baga-Landuma qui se réunissent pour les fêtes de « Simo » dans certains endroits consacrés et à époques fixes.
Les sociétés secrètes ont un rôle occulte, mais considérable, dans la vie de ces peuples. Elles ont été le centre de la résistance contre les tribus étrangères et, en particulier, contre l'Islam, mais leurs efforts n'ont pas été couronnés de succès.

2. — Origine des tribus Mandé et Foula.

Nous verrons dans la seconde partie de cet article   que, de tout temps, les routes du Soudan par le Sahara furent connues des peuples de l'Afrique septentrionale. Ceux-ci, tels que nous les montrent les géographes anciens, étaient composés de races rouges ou blanches qui avaient refoulé vers le sud les Ethiopiens Macrobiens, les nègres Ouaoua et les négrilles, ou s'étaient mélangés à eux. Les peuples mulâtres ainsi formés paraissent avoir atteint une grande prospérité, qu'attestent encore des ruines imposantes.
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Déesse de la fécondité chez les Baga.

Les baga descendirent vers le sud de grandes migrations dont nous allons esquisser l'origine et la       marche.Les lybiens et les egyptiens  etait  séparés par de vastes déserts, n'avaient que des relations rares et intermittentes. Elles se traduisaient surtout en actions de guerre. Les invasions périodiques des hordes asiatiques, attirées par le renom de civilisation et la fertilité des rives du Nil divin, avaient toutes leur contrecoup vers l'occident.
Les premiers peuples  cad les lybien qui, d'après de lointaines traditions, auraient marché vers le soleil couchant, seraient les Atlantes (9.000 ans av. J.-C. ?). Ils fondèrent un immense empire, l'Atlas, qui paraît avoir compris non seulement une partie des côtes méditerranéennes, mais encore les rivages océaniques du Maroc, de l'Espagne et de la Gaule . Il est permis d'attribuer à ces populations les caractères de la race dite de Cro-Magnon que l'on retrouve encore, atténués, dans certaines régions d'Afrique, d'Espagne et de France. Les oasis de Tégéri et de Bilma furent longtemps peuplées, même dans l'antiquité historique, de ces Atlantes et de leurs frères les Atarantes. Comme les Chaldéens, comme les primitifs de la Dordogne, ils enterraient leurs morts repliés sur eux-mêmes. Les Atria et Akara modernes, les « fils de la race », qui vivent encore dans les mêmes pays, semblent être leurs descendants, comme les Ouatara soudanais. Ils paraissent, d'après la doctrine adoptée par M. Desplagnes, avoir vénéré tout particulièrement les oiseaux.
Sans cesse, de nouvelles familles de blancs, de rouges ou de noirs venaient s'établir en Egypte, régénérant le sang de son peuple, le rendant assez puissant pour attaquer à la fois la Libye orientale et l'Asie Mineure. Des tribus entières : Juifs, Arabes, Phrygiens,  furent emmenés en egypte comme  blesse' de  guerre , ou comme, les Libyen, réduites à payer tribut et à servir d'auxiliaires à l'armée égyptienne . Nombreuses furent les révoltes et les fuites soit vers l'Asie, soit vers la Libye ou le Haut-Nil. Les Egyptiens continuèrent contre leurs anciens sujets réfugiés en Libye les guerres entamés jadis. La stèle de Cherchell nous montre l'armée du Pharaon arrivée au coeur de l'Algérie pour ressaisir aussitôt leur indépendance après le départ des troupes égyptiennes . Cependant certaines, comme les tribus Fula, préféraient s'enfuir jusqu'aux extrémités des pays d'Atlas, ayant laissé dans la haute Egypte des frères appelés « Nouba » ou Nubiens, tribus turbulentes, inquiétant constamment les rois d'Egypte.
Les « Bambado Foulbé » ou chroniqueurs Foula, attribuent à l'influence des Pharaons l'usage des cheveux nattés et de la circoncision . 
A ces Proto-Libyens, race rouge métissée de sang nègre, vint s'ajouter un apport très important de peuples aryens, soit par l'intermédiaire de l'Egypte, comme les Automoles, soit directement par les côtes de la Méditerranée. Ce sont les « Tahennou » des monuments égyptiens « à la face pâle blanche ou rousse avec des yeux bleus » dont l'invasion remonte au delà de la XIXe dynastie. 
Parmi eux les Tamahou (Ta-Mahou), ascendants probables des Maures (Mahou-ri), se distinguent particulièrement par leur teint clair . 
Vers 3.000 ans avant J.-C., Saturne ou Chronos traversait la Méditerranée, venant d'Asie Mineure par la Grèce et l'Italie méridionale qu'il avait conquises. C'est ensuite le mythe légendaire d'Io, fille d'Inachos, qui, débarquée en Afrique, y accoucha d'Epaphos, père de Libyé, mère elle-même de Danaos .
De nouvelles expéditions de Tahennou se succédèrent bientôt
. Les fils de Gomer, les Phrygiens-Thraces, dont la puissance sur les bords de la Mer Noire et de la Mer Ionienne avait atteint un très haut degré, envahirent à leur tour le continent africain auquel ils donnèrent le nom de leur patrie : Frigula ou Frikia , district de Béja (Tunisie), a conservé cette dénomination et la Tripolitaine s'appelle encore Ifrikia . Dans cette formidable invasion, ou peut-être séparément, arrivaient aussi, d'après les livres puniques du roi Hiempsal cités par Salluste, des Perses, des Mèdes et des Arméniens. Cette légende est confirmée par celle des Haoussa, descendants de Gomer. De même, Hérodote rapporte que les Libyens sédentaires ou Maxyes « se disent descendants des Troyens » (livre IV, CXCI). La figure d'Hercule, personnage mythique, symbolisait pour les Grecs ce mouvement. Il allait jusqu'aux bords de l'océan, détruisant les monstres, c'est-à-dire les races barbares, civilisant le nord de l'Afrique et l'Espagne et obtenant, pour prix de ses efforts, un pays merveilleux : le jardin des Hespérides. Les peuples sémites, de leur côté, ont fait leur ce héros, ou du moins celui qui symbolisait pour eux une migration de Tyriens .
La légende des Amazones veut aussi que ces guerrières, après avoir ravagé l'Asie occidentale et l'Egypte, soient passées en Afrique septentrionale. Il faut voir dans cette fable le souvenir de l'arrivée de tribus blanches soumises au matriarcat , probablement les Ama So, qui se massèrent sur les frontières de la Tripolitaine.
Les indigènes de l'Afrique du Nord confirment l'arrivée de ces peuples asiatiques de race blanche. Ibn Khaldoun, dans son Histoire des Berbères, signale sur le versant nord de l'Aurès, les Botr, descendants de Maghdès ou Marhdès, nom qui rappelle les Mèdes nommés par les Arméniens « Mar », et les Branès ou Ber-Anes descendants de Branès, habitant le versant sud . Salluste, qui gouverna la Numidie, affirme que Maure vient du nom des Mèdes, prononcé par des Barbares. Dans le Sahara on trouve des inscriptions rupestres représentant la svastika, l'emblème mystique des Aryens comme d'autres peuples anciens.
Peu à peu se formèrent les grandes divisions ethnographiques de l'Afrique du Nord. A l'Orient, les Libyens, Lébahim ou Libou, des frontières d'Egypte à celles de la Tunisie actuelle  ; vers l'Algérie, les Numides et plus à l'occident, vers le Maroc, les Maures, Ma-ouri, qui devaient plus tard se dire, d'après Procope, descendants des Chananéens expulsés par Josué  ; au sud, près des régions désertiques, les Gétules, les descendants des Gètes de Thrace ; enfin, des tribus plus méridionales, dont quelques-unes troglodytes, les Nigrètes et les Pharousii. Pour communiquer avec les Maouri ou avec Cirta, ces derniers « attachent des outres sous le ventre des chevaux... L'été chez eux est la saison des pluies » (Strabon).
Derrière ces grands groupements, sortes de confédérations probablement unies par des liens religieux, il y avait une foule de grandes tribus . Parmi les plus importantes il faut mentionner les peuples Nasamons, habitant vers la Syrte, les Garamantes du Nord, leurs voisins, vers le Fezzan, et les Garamantes du Sud, vers le Rhadamès actuel, les Aouséens, Aouschises (Sisé ?) et Aouchates (venus de Scythie ) dans lesquels on peut reconnaître les modernes Haoussa, et ces innombrables tribus des Ma, mélangés aux rouges « So », dont faisaient d'ailleurs partie les Garamantes : les Maxyes, les Mazices, les Maces, les Sama-mices, les Masha , les Machlyes ou Massili, dont la capitale, Siga, était la résidence de Sophax, les Ma-Koï , Ma-tites, Ma-Kouré, Macmuses (Maka-Mousa), Makanites et leurs parents du haut Nil, les Automoles ou Maza Nubiens, descendants des Scythes . Sur le littoral océanien, il existait encore de puissantes nations : les Daratites, les Scelatites (Sila-tigui), les Gétules Autolobes, les Pharousii, descendants des Perses .
Les plus importantes, parmi les tribus libyennes, semblent avoir été les Nasamons et les Garamantes. Les Nasamons seraient, d'après M. Desplagnes, des nègres « Nahsi » mélangés à des Asiatiques « Amo » . Ils peuplaient les oasis d'Oua-Dyili et de Dialo et probablement celui d'Ammon. Ces peuples pasteurs amenaient leurs troupeaux en été au bord de la mer, et en hiver remontaient dans les oasis du sud. Hérodote les compare aux Massagètes asiatiques. Ils avaient de nombreuses superstitions et pratiquaient le culte des ancêtres. De leur dieu Ammo à tête de bélier, les Grecs avaient fait Jupiter Libyen, renommé comme oracle dans tout le monde ancien . Comme les Egyptiens et la plupart des tribus nomades, ils ne mangeaient ni vaches , ni porcs, tandis que les Cyrénéens- Grecs continuaient à se nourrir de la chair du porc. Enfin, ils adoraient le soleil et la lune.
Les Garamantes, ou hommes de Ma (Gara-ma) et les Marmarides qui leur succédèrent, descendaient de Garama, fils de Minos . Ils venaient donc de Crète, cette île si souvent ravagée par les invasions asiatiques. Le Dr. Bertholon voit dans Garama l'ancêtre mythique des Arméniens, le « To Garmâh » du chapitre ethnographique de la Genèse. A la vue des vastes mausolées laissés par ces peuples indo-africains, et se référant aux traditions indigènes, Largeau ne doute pas de leur origine phrygienne. Certains usages confirment cette descendance : ainsi les femmes portent les cheveux en casque, coiffure très bien conservée par les Rhadamésiennes et par les femmes Fula et Soninké. Sur les monnaies libyennes, Hercule, peut-être Garama, est représenté avec le bonnet phrygien très bien dessiné . Les Garamantes avaient des coutumes se rapprochant de celles des Nasamons, enterrant comme ceux-ci leurs morts accroupis . Comme leurs voisins les Maces, les Gindanes et les Machlyes, ils se rasaient les côtés de la tête, ne laissant une touffe de cheveux qu'au sommet. Leurs femmes portaient des anneaux aux chevilles. Leurs rois entretenaient avec grand soin une race de chevaux au cou allongé et, chaque année, au dire de Strabon, il naissait une moyenne de cent mille poulains. Ce détail montre chez eux l'influence de la grande invasion des Hyesos, dont nous parlerons plus loin. Ils vénéraient enfin, en dehors des dieux Soleil et Lune, Minerve et un dieu aquatique, le Triton, qui avait jadis sauvé Jason le Grec. Son temple s'élevait auprès du lac Triton , ainsi que celui de Neptune. Les Grecs voyageurs y avaient fait naître leur divine patronne, Amphytrite . Ces peuples asiatiques vénéraient évidemment le dieu marin qui les avait conduits sur les terres qu'ils occupaient . Leur influence s'étendit sur une grande partie de l'Afrique. Le préfixe Ma, accolé à d'autres noms de clans ou de familles, rappelait l'origine de ces tribus en même temps qu'il désignait les puissants animaux sillonnant la mer et les rivières. Plus tard, ces tribus, essaimant au Soudan, appelaient le caïman « Bama », l'hippopotame « Mah » ou « Mani », le lamentin « Ma », et faisaient de ces animaux des puissances protectrices .
Un autre totem ou tana de ces tribus, divinité éponyme, était le lion, comme il l'est encore chez les Mandé Soudanais. C'était le Ouara (« ouaré », « ouéra », a le sens de chef, chez les Nono), lara, Diara, Yaté, dont le nom se retrouvait dans nombre de tribus et notamment dans celui de la famille royale des Garamantes. les Iarba, comme elle subsiste dans le nom de la souche royale des Bamana Soudanais. La plupart des monnaies libyennes portent au verso l'effigie d'un lion, avec la lettre M en grec ou phénicien, rappelant probablement le nom des civilisateurs, les Ma . Dans l'armée de Massésil en lutte contre Gildon le maure révolté (398 av. J.-C.), on remarque des soldats marchant sous l'étendard du lion.
D'autres vagues humaines étaient venues, pendant la période de formation de ces tribus, leur apporter un nouvel élément sémitique. C'étaient ces pasteurs asiatiques, « de race ignoble » (Manéthon), les Sahsou ou Hyksos. Entraînés par la poussée des Touraniens qui envahirent la Chaldée sous les rois Elamites de Sous, ils seraient partis des rives du golfe Persique et, laissant les Phéniciens fonder Sour (Tyr) sur la coteau nord du Carinel, envahirent l'Egypte vers 2300 ans avant J.-C. Après avoir conquis ce pays et y avoir dominé longtemps, formant les XVe, XVIe et XVIIe dynasties, ils furent rejetés les uns en Asie, les autres en Afrique, vers 1700 avant J.-C. Les Egyptiens les appelaient Shous ou Shasou, terme qui semble avoir voulu dire « cavaliers ». En effet, les robustes petits chevaux des nomades portaient chez la plupart des asiatiques occidentaux, le nom de Sousou ou Sousi . « Hyk », dans la langue sacrée signifie « roi » et « sos » en dialecte vulgaire, « pasteur ». Il en est, ajoute Manéthon, qui prétendent que c'étaient des Arabes. Marius Fontane  cite les Phéniciens de la race de Pouna, Poun, comme les auteurs de cette invasion. Cette opinion s'accorde avec les traditions arabes qui disent que les premiers « Amalikas » s'étant emparés de la Palestine marchèrent vers l'Egypte, prirent le delta et fondèrent Hâouâr.
Josèphe les dit Juifs ; il est certain qu'il y avait parmi eux de nombreux Ibris, ou Ibrihim, les Bénou Israël, qualifiés par les Egyptiens de « lépreux », de « peste », de « fléau ». D'autres, leur donnent une origine scythique . Ils étaient de taille haute et grêle, avec des pommettes saillantes, des lèvres épaisses, une barbe ondulée, la lèvre rasée. Ils étaient divisés en deux tribus : les Mentiou ou peut-être Man-tiou, les pasteurs, et Satiou, les archers.
Les nouveaux venus, dont le grand dieu était Sotitekh, divinité guerrière et méchante que les Egyptiens assimilaient à Set, devaient adorer, comme les anciens Arabes, Urotal, le soleil et la lumière, que les Grecs appelaient Bacchus, et Alilat ou Alitta, la lune nouvelle, que les Grecs nommaient Uranie . Ils auraient fait connaître le bronze à l'Egypte. Ils apportaient avec eux ces moutons à large queue qui faisaient l'admiration d'Hérodote et que nous trouvons aujourd'hui dans le nord de l'Afrique. Ils y introduisaient aussi le cheval, dont l'Égyptien savait à peine se servir. La possession de cet animal sera un luxe pour toutes les tribus africaines qui n'usaient jusqu'alors que de boeufs porteurs. Leur ville principale était « San » ou « Tanis » et leur camp retranché « Hâouâr ». Leur chef était « Saïs » ou « Salatis » (Salatigui signifie chef dans certaines tribus soudanaises), qui « organisa un gouvernement régulier et frappa d'un impôt ses sujets égyptiens » (Manéthon).
Leur principale tribu était celle des Khéta (les Hétéens de la Bible), installée depuis peu sur la terre de Chanaan, venue de Chaldée, « apportant aux Asiatiques occidentaux les moeurs batailleuses des Assyriens, l'affirmation du droit d'enrichissement par la conquête, le mépris du faible, le goût du sang versé, du pillage, du massacre, de la destruction... Supérieurs aux monarques égyptiens comme politiques et comme militaires, les rois pasteurs leur furent constamment inférieurs en intelligence et moralité » (Fontane, loc. cit.).
Le nom des rois égyptiens de Thèbes, sous la domination des pasteurs, devint « Souten » (Sou-den, fils de Sou, ou homme de Sou). Ils laissèrent à l'Egypte l'emblème touranien du serpent, leur totem, qui est l'uroeus des pharaons. Une constatation curieuse, faite depuis longtemps par un grand nombre d'observateurs, est la présence de types mongoloïdes dans les familles royales des Keïta et des Kouloubali soudanais et chez les gens des castes nobles Sisokho. Rejetés d'Egypte, où cependant l'influence de leur race se fera de plus en plus sentir, les Hyesos sont poursuivis par Toutmès Ier en Asie, par Toutmès III en Libye. Après avoir envahi les oasis d'Oualiba et de Morékaba, ils se répandirent dans l'intérieur du Garb « jusqu'au pays de Sousa où ils s'établirent . »
A la Thébaïde ils avaient donné le nom de Ouassou.
Cette invasion hymiarite semble correspondre à celle dont les Sanhadja se disent descendus . Il est probable qu'elle comprenait aussi de nombreux Ahmarites, ou rouges. La race libyenne, formée d'éléments si divers, réagit souvent contre l'Egypte, notamment sous Danaos (Armaïs) descendant de la nymphe Io, qui fut écrasé par Ramsès . Ainsi il y eut à diverses époques un formidable brassement de peuples Aryens (Pélasges, Phrygiens-Thraces, Grecs), Sémites (Hébreux , les impurs expulsés d'Egypte, les Hyksos), Kouschites (Egyptiens, certains Hyksos, Ethiopiens) et enfin de primitifs (nègres Ouaoua ).
Les peuples libyens de la période historique grecque et romaine formaient donc un mélange des plus hétérogènes, fondu peu à peu en une race nouvelle, la race berbère ; les différences de climats et de terrains, la proximité plus ou moins grande de la mer, établissaient seules des usages divers. Ils adoraient le dieu An, Hanna, et la lune Our, Har. Cette race était plus blanche et sédentaire au nord ; au sud, elle était rouge et nomade. C'étaient, occupant tout le midi, en bordure sur le Sahara, les tribus gétules ou gaïtoulés, qui s'étendaient jusque vers l'Atlas . On distinguait parmi elles les Daroe (Dara), les Autolotes, les Banjouroe (Bangoura), les Vésuni (Pisania, gens du Fezzan), les Sousou, descendants des Hyksos, occupant les oasis orientales sous le nom de Marmarides. Plus au nord, vers les deux Syrtes et le Catabathmos, les Nasamons et les Garamantes, les Psylles (Silla ?), absorbés plus tard par les Nasamons. Enfin dans l'Algérie et la Tunisie actuelles jusqu'à la Moulouya, étaient établies les tribus numides, ou noumides et, au delà, vers l'occident, les Maures (Ma-ouré) et les Foula dont quelques tribus s'étaient dispersées au sud de l'Egypte .

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Le Grand Si-mo (grand prêtre de la Société secrète des Soso).
Coll. Chevrier.
Les Numides sont les plus connus de ces peuples, à cause de leur voisinage de Carthage. D'après Salluste ils étaient issus de Farousii et de Gétules, c'est-à-dire de blancs et de rouges. Leur nom viendrait de leurs habitudes errantes, nomades. Cependant le plus grand nombre devint sédentaire et les tribus dont nous avons parlé plus haut formèrent la Massylie  (région de Constantine et du centre tunisien) et la Masséssylie (Algérie jusqu'à la Molokath ou Moulouya). Sirta, la Constantine moderne Siré ta, la ville de Siré) était la capitale de la famille royale des Massyliens dont le « diamou » était Massanaces, fraction probable de la grande tribu des Si . Massinissa, le premier qui forma un royaume de toutes ces tribus fragmentées, leur aurait appris l'agriculture, car, auparavant, ils ne se nourrissaient que de racines, de lait et de fromage.
Dans l'opinion de M. Desplagnes, ces Numides seraient les ancêtres des « Noumou » actuels, les forgerons soudanais qui sont en même temps des féticheurs. Cette hypothèse ainsi présentée, nous paraît beaucoup trop absolue. Il est possible, probable même, que parmi les Noumou il y ait des descendants de Numides ; mais il est incroyable que, seule, cette tribu de forgerons ait conservé le nom générique d'une race puissante, qui avait certainement elle-même ses tribus d'artisans, formant des castes plus ou moins méprisées . Il faudrait plutôt chercher la descendance des Numides parmi ces tribus Hogar (Ouagara) qui nomadisent vers le Touat et représentent une fraction considérable des Touareg, ces Marzigh ou Amazigh des Arabes, fils des Mazyx Numides.
En résumé il y avait entre toutes les nations et tribus qui peuplaient l'Afrique du Nord, bien que divisées en un nombre considérable de familles dont quelques-unes sont citées par Ptolémée, une ressemblance ethnologique assez grande. « Les Maourusiens, les Massésyliens qui les avoisinent et les Libvens pour la plupart, s'habillent de la même manière et se ressemblent en tous les autres points », écrit Strabon. Saint Augustin atteste la similitude du langage, qui est évidemment le berbère, du moins en Afrique proprement dite. Mais il ne faut cependant pas oublier qu'une partie de la Mauritanie, dans le massif marocain de l'Atlas, était à peu près inconnue des Anciens. C'est probablement de ce côté, sur le versant sud, que campaient les tribus Foula, parmi ces Zagrensii (Sankharé ?), ces Ba-niuboe (les Nouba-Foula) de Ptolémée, et même ces Atlantes que Méla nomme à l'extrême occident de l'Atlas méridional. Le nom d'un de leurs rois, Bokar, est encore un nom Peuhl et servit plus tard à désigner au Maroc les Soudanais (Bokari). La capitale était Iol, qui fait songer à Yola et à Dioula, et le roi Juba, ou plutôt Djiouba, au Mansa Djiou soudanais. Mais de nombreuses tribus refusèrent toujours de se soumettre à la dynastie qui recevait l'appui des Romains. Ces tribus adoraient la mer et le soleil, auxquels ils offraient des sacrifices humains, au dire de Sénèque.
A ces divers éléments de la grande race berbère, dans la période historique ancienne, se juxtaposèrent encore de nouveaux conquérants Aryens et Sémites, qui restèrent cantonnés près des rivages de la Méditerranée. Les Grecs, d'abord établis dans l'île de Platée appartenant aux Libyens Giligames (Dyili Khamé, en soso : troglodytes, Ouadyili), fondèrent ensuite avec leur chef Batous la Cyrénaique, vers 631 av. J.-C. La puissante Pentapole a laissé sur le littoral tripolitain des ruines imposantes et de vastes nécropoles. De leur port de Sosousa les Cyrénéens visitèrent toute l'Afrique du Nord et eurent sur les tribus indigènes de l'intérieur une influence considérable .
Beaucoup plus Lard, les Perses, vainqueurs de l'Egypte, dont la capitale était alors la ville de Sa, subjuguèrent la Cyrénaïque ; puis les Romains, après avoir détruit Carthage, leur puissante rivale, occupèrent successivement, par eux-mêmes ou par leurs alliés, la majeure partie de l'Afrique septentrionale.
Dans la période de sa splendeur, Carthage prit une importante place dans l'histoire de l'Afrique du Nord. M. Desplagnes lui attribue une influence considérable, tant au point de vue ethnographique qu'au point de vue politique, sur les populations environnantes. Nous pensons au contraire que l'ascendant politique de cette cité ne fut jamais définitif, même sur les peuplades les plus voisines. Pendant fort longtemps Carthage dut payer tribut aux indigènes et, plus tard, au moment de sa lutte contre Rome, elle vit tout le peuple numide se lever contre elle. On lui reprochait avec rudesse, au dire de Salluste, de n'être toujours qu'une étrangère dans le pays. Il parait probable qu'elle ne se maintint aussi longtemps que grâce à la fondation de colonies, à l'alliance des clans de même origine venus dans une période plus reculée, mais surtout à l'extrême division des tribus et à la jalousie de leurs chefs les uns contre les autres .
Il nous semble dès lors que c'est une théorie hasardée que de faire dériver uniquement des familles carthaginoises tant de peuples soudanais ou sahariens. Si l'on trouve chez un grand nombre de tribus soudanaises des caractères sémitiques nous pensons qu'il faut chercher leur origine surtout parmi les Liby-Phéniciens qui avaient précédé les Carthaginois. Faire de toutes les tribus en Ilar, Sar, Mar, Far, Gar, des descendants des Carthaginois est une hypothèse trop absolue, surtout lorsqu'on ajoute que ces tribus, unies au groupe de Ma, formèrent sous l'influence de Carthage la confédération des Marmarides. Le fait que cette confédération aida Carthage, notamment au siège de Sagonte, n'est pas une preuve. Nous avons vu quelle pouvait être l'extraction de ces Marmarides, dont nous trouvons les descendants directs chez les Mara-zig ou Mrazig Touareg. D'autre part, leurs principaux groupements se trouvaient dans la partie du continent que les Anciens appelaient plus particulièrement la Libye, par opposition à l'Afrique. Certains habitaient même sur les frontières égyptiennes, qui faisaient partie de l'Asie pour les géographes de l'antiquité. Toute cette région était en dehors de l'influence politique de Carthage. Elle eut des alliances passagères avec la famille des Iarba ou Ouaraba des Garamantes , précisément parce que celle-ci n'avait rien à craindre d'elle, se servait de son nom, et probablement de son or, pour subjuguer à son profit les nomades de ces pays .
D'ailleurs, nous avons déjà noté que « Mar » était un nom appliqué aux Mèdes. Mars était un des dieux les plus vénérés de ces peuples. Or, il est à peu près certain que cette divinité était d'origine thrace et que son nom dérive de la racine sanscrite Mar, ce dieu étant la personnification de l'ouragan . De même il semble que la racine « Far », qui formait le nom des Farousii, était d'origine perse, à en croire les auteurs anciens. Le chef perse Farès serait le fondateur de Fez. De cette famille sortirent les nombreux Faran (Far-An), dont certains sont devenus des héros soudanais et que les voyageurs ont parfois confondus avec les Pharaons. Fara ou Faranké signifie encore l'homme blanc pour les Bambara du Bélédougou. Un des chefs de l'armée de Bélisaire porte ce nom, que l'on retrouve dans celui du chef des Massikes, battu par Théodose, Farasène. Il a été également donné à la vigne indigène du nord de l'Afrique, qu'apportèrent sans doute avec elles ces tribus (« Farana »). « Sara » ne semble pas davantage avoir une origine carthaginoise. Il signifie homme en Soninké  et se retrouve peut-être dans le mot Sarazin (Saré-Sine ou Saré-Si) qui servit à désigner les Maures en Europe et auquel on a donné le sens d'oriental . Le nom de Sarankali est, d'après Bello, synonyme de « persan », et désigne certaines familles de Soninké qui appellent les Maures et les Foula : « Saré Doumbé », les hommes rouges. Loin d'être amis et alliés de Carthage, nous voyons ces « Sar » la combattre, tel ce prince libyen Sarxas (Sar-Kasas). Peut-être pourrait-on admettre une origine punique pour le nom « Kar » ou « Gar ». Mais rien n'est moins certain . Ces questions sont d'ailleurs bien obscures encore et l'on ne peut émettre à leur sujet que les hypothèses les plus vagues.

3. — Les Empires nigériens.

Les besoins commerciaux du monde méditerranéen, l'attrait de l'or et de la chasse aux esclaves amenèrent de bonne heure les tribus septentrionales dans la région nigérienne. Une autre cause, et non des moindres, fut l'état anarchique dans lequel vivaient ces familles, dont les chefs ne voulaient reconnaître aucune autorité supérieure à la leur. Il ne faut pas en effet considérer les royaumes maures et numides comme des nations avant un régime politique fortement centralisé et comprenant toute l'Afrique du Nord. Innombrables étaient les tribus qui refusaient d'obéir à ces rois. Même parmi les populations qui les avaient portés au pavois, ils n'arrivaient à se maintenir que par la force ou les intrigues. Nous retrouvons cette indépendance, ce besoin de la discussion, du « palabre », chez leurs descendants soudanais. Dans les plus petits détails, tels que nous les donnent les Salluste, les Ammien Marcellin, les Procope, nous croyons suivre l'histoire des Mandé-Foula nigériens, toujours en négociations ou en batailles, prompts à l'attaque et à la fuite, hospitaliers, mais souvent traîtres et cruels, détestant l'étranger punique ou romain et cependant s'alliant constamment à lui contre leurs frères.
Des guerres d'extermination comme l'histoire en a rarement enregistrées, décimèrent pendant des siècles cette population de « Barbarie », ces Sa-Barbar ou Sou-Barbar auxquels se heurtèrent les Arabes. C'est pourquoi un grand nombre de clans plus ou moins nomades, que les auteurs anciens signalent dans le nord, y disparaissent en partie ou totalement et se retrouvent plus tard dans le sud.
Ce sont les nomades de la Sithiaka (Sidianké) au sud de la Marmarique; les familles Salati et Samba (Chaamba, père de San); les Khataniens ou Khétéens, descendants des Khéta asiatiques et pères des Keïta soudanais; les Sokosii (Sisokho) ; les Soumer, Asoumer, etc. , descendants des Sumériens asiatiques, qui habitent encore le Djurjura et l'Aurès (au Soudan : Souma, Soumaré et Samoura); les Mazikes, hommes du Massi, et les Niassukan (les Kan ou les Dialo Maces et Masoufa); les Austures et les Auses, ces Haoussa-Touré, cavaliers renommés dans la confédération des Marmarides; les Isaflenses, pères de tribus foula, etc.
L'ascendant politique des Romains se fit sentir sur cette masse et les réfractaires, pourchassés par les rois amis de Rome et parfois par ses légions, durent s'enfermer dans les vallées peu accessibles de l'Atlas ou franchir le désert . Dès que le christianisme triomphant eut pris pied en Afrique, il se répandit avec une extrême rapidité dans l'intérieur. La Libye et la Marmarique furent divisées en diocèses, parmi lesquels on remarquait ceux d'Aoudjila et de Zygris (Siguiri ?) à l'entrée du désert. Rhadamès se convertissait sous Justinien et, en 166, les Garamantes priaient Justin Il de leur envoyer des missionnaires. Barth signala que dans le Sahara central, près de Tintelloust, se trouve un district appelé Arroumet, pays des chrétiens, dont les habitants sont des Tagama (Tagana). Aussi ne doit-on pas être surpris d'apprendre, d'après le témoignage évidemment impartial de Abou Abdallah Es Zohri, que le grand empire de Gana professa le christianisme jusque vers l'an 169 de l'Hégire (1076-77). Cette assertion confirme la tradition rapportée par Ancelle que « l'Adrar fut autrefois habité par des chrétiens blancs. Ils furent chassés par Imam El Hadrami venu du Maroc ».
Comment se forma l'empire dont nous venons de parler ? Il y a pour l'histoire une lacune, que rien ne viendra probablement combler, entre la disparition des royaumes septentrionaux et la naissance de leur premier rejeton nigérien. De vagues légendes ne suffisent pas à nous éclairer et nous savons seulement que, même en faisant la part des exagérations des indigènes, cet Etat atteignit un degré de splendeur et eut une durée que n'égalèrent ensuite aucun de ces empires qui lui succédèrent et disparurent le plus souvent avec le conquérant qui les avait fondés.
Déjà, au temps de Ptolémée, il semble que des « Kaba » aient atteint le Niger auprès duquel ils s'établirent. Mais la légende indigène assigne aux Sisé l'honneur d'avoir créé l'empire de Gana ou Kana. Cette appellation devait rappeler l'antique origine chananéenne de ces Kan ou Ghanya, dont un nom tribual était Dia ou Dialo qui équivaut à Sa ou Sal. Leur dernier établissement dans le nord était Diabi des Dia-noirs) dont certaines familles portaient le nom. Il faut probablement voir dans cette localité le « Zabil » de l'époque romaine, près des Salinae Toubonenses (Chott Maïla) .
D'où venaient ces hommes ? Quatre routes principales mènent de l'Afrique du Nord au Soudan :
  • Celle de l'est, de l'Egypte et de la Tripolitaine au lac Tchad et au Niger oriental 
  • celle du centre, par Tischitt et Tombouctou
  • celles de l'ouest, des environs du Seguiet El Hamra, au sud-ouest du Maroc, vers Tombouctou par Oualata , et vers le Sénégal par la région côtière.
On peut admettre que les premières tribus arrivèrent de Numidie et de Mauritanie par les routes de Tischitt et de Oualata en suivant les vallées de la Moulouya et de l'Oued Guir. Elles représentaient probablement les anciens Gountarar et parmi eux se trouvaient des familles Touré, Sakhanokho , etc.
Suivant le langage des peuples avec lesquels ils se trouvèrent en présence ils reçurent des noms divers : c'étaient les « Sarakholé », les hommes blancs, et l'empire qu'ils fondèrent devint la nation des « Ouakoré », nom qui a la même signification. Leurs chefs s'appelaient Dia, et étaient unis aux Ma. D'où le substantif dia-ma-ni, ou diamano, « Etat des Dia et des Ma ou Ama blancs »????, pour désigner un royaume dans leur langue. Avec eux étaient arrivés, dans le Sud, des Keïta et des Diara, qui se maintenaient dans la vallée du Niger, la remontant très loin au Midi. Les Sarakholé occupaient surtout la région du Tagant, avec Birou comme centre principal. Dans le Sud ils s'étaient mélangés aux Ethiopiens Macrobiens de tout le Sahel sénégalais. Mais bientôt de nouveaux apports allaient augmenter la puissance de l'empire, tout en diminuant l'importance des berbères blancs, les Ouakoré, au profit des rouges Ouagara. Au VIe siècle post J. C. nous constatons l'existence dans le sud oranais d'un royaume que gouverne Ma-Souna, avec le titre de « roi des Maures et des Romains  ». Il s'agit là, très certainement, de la confédération de la Souna, dont parle M. Desplagnes, ce nom étant la contraction de Sounhadja ou Sanhadja. Ces Sanhadja sont les hommes de Sou ou de San, descendants des Hyesos, qui se sont dispersés dans tout le nord de l'Afrique. Une partie d'entre eux, qui se distinguait par une plus grande pureté de race, s'était retirée à l'extrême occident du Maroc, d'où elle descendit peu à peu, en suivant le littoral Saharien, jusque sur les bords du Sénégal qui lui doit son nom. Ils s'appelaient Sanhadja au Lithain à cause du voile qu'ils portaient devant le visage (Sanagua ou Zénègues). Les Sanhadja proprement dits étaient divisés en Lemta au Nord et Lemtouna au Sud (Lemmé en Soninké a le sens de fils). Les autres Sanhadja du centre, mélangés à des familles Ma et formant les Massouna, les Massoukan, etc., vinrent rejoindre en grand nombre les Sarakholé, qui leur donnèrent le nom d'Assouanek ou Souaninké, d'où nous avons fait Soninké. La majorité de nouveaux venus était formée de ces Maures, Ma Ouré, dont la langue Peulh a conservé le nom avec la signification d'ancêtre, de vieillard et de grand homme (maou-do, pluriel maoubé bé ). Avec ces Maouri se trouvaient déjà de nombreuses familles de l'antique nation des Fout, des Isafoulan, des Faraka, dont les descendants se disent Sami (Sémites) et reconnaissent pour premiers parents Adam et Eve . C'étaient ces Gétules, qui « parcouraient le Sahara toujours la lance à la main, s'occupant également de multiplier leurs troupeaux et de dévaliser les voyageurs .
Ils portaient le nom de Zénètes, les fils de Djana ou de Sana, parents des Ama-mra (Ama-Mara, les Ama marmarides) et des Oudjana de Kabylie, qui sont dans ce pays, dit Reclus, les plus anciens habitants après les Berbères, amoureux de leur indépendance et à demi troglodytes . On les trouve encore, très métissés, à Tougourt et dans le Rirh, sous le nom de Rouara. Près des Amamra de Kabylie se voient encore aujourd'hui des Aoulad El Djouala, « fils des païens », qui s'intitulent Denhadja, et descendent de races blondes. Or Den ou Dan est un nom peulh et sarakholé, et Denka est le patriarche de ces derniers .
Sous le nom de Djouala-ta ou Ouala-ta, le pays des Dioula ou des Dia rouges, les Soninké formèrent un Etat particulier, au nord-ouest de Tombouctou ; mais c'était certainement, au début, une province tributaire des Sarakholé de Gana. La famille royale du Oualata portait le nom des Sankharé, les hommes de San dont on a parfois déformé le nom en Sampré. Plus tard ceux d'entre eux qui descendirent vers le Sénégal prirent le surnom de Bakiri ou Bakéli, dont une légende, rapportée par Mage, nous donne l'origine .
Oualata était un centre commercial des plus importants. Le Tarikh nous montre des caravanes de tous les pays du Nord qui s'y donnent rendez-vous. Il était dirigé, comme toutes les grandes provinces de l'empire, par un Khoÿ . Les moeurs très libres, la coutume qui rendait héritier le fils de la soeur du défunt (Ibn Batouta), contribuèrent à métisser rapidement la population et à modifier son langage.

L'empire des Sarakholé, fortifié par des apports incessants, s'étendit vers l'Est et le Sud. Le centre qui était la province la plus peuplée était le Bagana ou Bakounou, fondé par Kaya Maga, chef de la famille des Kayankoï , vers le IIIe siècle avant l'hégire (300 à 350 p. J. C.) . Les rois portaient le titre de Tonka et de Kandé. Les fonctionnaires étaient tous Ouakoré (El Békri). Le chef-lieu Gana, qui devait être situé entre Nyamina et Banamba, était devenu la capitale du puissant empire desSarakholé ou Ouankoré, dont les tributaires étaient désignés sous le nom de Ouangara ou Ouangarbé, métissés de Foula pasteurs et de Sanhadja .
Une fraction de ces derniers, sous le nom de Nono-nké ou Nono, devait aller occuper le territoire de Diéné (le petit Dia) sous les ordres de la reine Bikoun Kabi. Ils étaient apparentés aux familles Azer ou Adjor de Tischitt et Ta-Fara de Birou et leurs principales familles secondaires étaient les Khoma ou Koumba, les Sisé, les Bèrèté, les Diabi et les Koné. Une vierge des Bozo, les plus anciens possesseurs du pays, fut murée vivante dans la porte Kanafa, en sacrifice propitiatoire aux génies de la contrée .
Tombouctou et Kala, la future Sansanding , furent fondés par les mêmes familles et les tribus Sanhadja prirent dans l'empire une importance considérable. Dapper écrivait que « les Sénègues se piquent d'être les plus anciens du païs et par conséquent les plus nobles. Aussi sont-ils les plus puissants. Ils ont régné le long du Niger et prétendent que les rois de Tombut viennent d'eux  ». C'étaient, d'après le Tarikh, les Makhsara (Mazigh Har) et, au dire de M. Dubois, ce seraient les Marka-Segui qui auraient fondé Tombouctou. D'après M. Le Chatelier ils faisaient partie des Messoufa Zenètes.
Pendant la période de prospérité de l'empire Sarakholé, c'est-à-dire jusque vers le Xe siècle, les peuplades éthiopiennes et primitives s'étaient mélangées étroitement aux « hommes de la mer » ou avaient été refoulées par eux soit dans les montagnes du Bundu et du Manding, où les Keïta les dominaient, soit dans le plateau central nigérien. Le Tiagané ou Tagant jouissait d'une prospérité qu'il n'a pas retrouvée dans les âges suivants. Il était couvert de villages construits en pierres et les Sarakholé mêlés aux nègres y portaient le nom de Gangara ou Gangari. Leur capitale était Tougba. C'est de là que, sous le nom de Mar-ka, ils essaimèrent vers le Marka-dougou, le pays des Marmarides . Ils le divisèrent en huit provinces.
La capitale Touba-Koro, le vieux Touba, passe comme un des centres les plus anciens des Sarakholé dans la vallée nigérienne.
Mais bientôt des symptômes peu rassurants vinrent troubler la tranquillité des Sanhadja-Sarakholé. D'après la légende rapportée par le Tarikh, vingt-deux chefs avaient régné sur Gana, lorsque, dans le courant du Xe siècle, l'islamisme y fut propagé, par les Berbères et les Arabes.
Dès 647 ces derniers avaient fait irruption en Ifrikya, puis en 667, à la suite d'Okba, qui fonde Kairouan. Chassés par les Berbères, ils revinrent en 705 sous le commandement de Hassan. Celui-ci conquit tout le Maghreb et chassa les derniers Grecs de Carthage. Les Berbères se convertirent rapidement à l'islamisme, et c'est à ce moment que les M'Hajib, les plus anciens des Maures soudanais, dit la légende, envahirent le Birou (Oualata) et le dévastèrent. Il faut peut-être voir dans ces M'Hajib (Mrazig, les berbères mazices?) les premiers Sanhadja du centre algérien que Tiboutan entraîna dans le sud . Ils étaient repoussés sans doute par les Miknaça Zénètes, qui avaient formé un Etat important dans la haute Moulouya . La famille royale de ceux-ci, les Midrarides, sortait de la tribu des Béni-Ouaçoul, nom si intéressant pour l'histoire du Soudan et de la Guinée en particulier. Ces hommes de Ouassou, nom que portait la Thébaïde ancienne, ces Ouassoulounké, s'étaient établis à Sidjilmessa, dominant tout le Tafilelt (110 de l'Hégire; 762 p. J. C.), ne se reconnaissant que pour la forme vassaux des dynasties arabo-berbères du Nord. Leur tribu primitive, les Miknaça, tenait toute la vallée de la Muluya, et, en 923, aidée par les Kétama, elle rejeta les Edrissides de Fez. C'est alors que l'émir Miknaça de Fez, Mousa Ben-Abi l'Afya soutenu par les Ouasoulou, s'empara de la ville et du pays de Tekrour, aux bords du Niger. Mais ces victoires furent sans lendemain, les Edrissides ayant réussi à enlever Fez à nouveau. Les frères des Miknaça, les Maghraoua, occupaient Tiaret et les Beni Ifrène, Mascara et Tlemcen au milieu du Xe siècle, tandis que les Beni Oua-Sine (Berbères de la 2e race) vivaient en nomades dans l'extrême sud.
Enfin, plus au Nord, des tribus probablement de race foula, avaient fondé une des plus grandes villes du Maroc, sous le nom de Za, dans la vallée de la Moulouya. Le seigneur tirait tribut de tous les Arabes et Berbères de la contrée avant l'invasion des Béni-Mérine. Cette ville reçut ensuite le nom de Taourirt . Le pays où se trouve cette ville porte encore le nom de Za, ainsi que le fleuve qui l'arrose (Oued Za). Restés maîtres de tout le Maghreb, les Maghraoua furent attaqués par les Kétama qui soutenaient les Fatémides de Kairouan, dont une des armées était commandée par un général nègre. S'aidant ensuite des Sanhadja du Nord, le khalife El Moezz, ayant battu les Magharaoua, vint mettre à la raison les Ouassoulounké et après avoir dévasté le pays emmena à Kairouan, dans une cage de fer, le chef de Sidjilmessa. Puis les Fatémides s'étant retirés au Caire, laissèrent la direction de l'empire du soleil couchant à leurs alliés, les Sanhadja du Nord, dirigés par Ziri (d'où le nom de dynastie des Zirides), et son fils Bologuine (970) . Ces Sanhadja s'avancèrent vers le Sud dès le début du Xe siècle et, à deux reprises, envahirent Gana (911 et 983 p. J. C.). Ils avaient créé un poste d'observation à Aoudaghost entre Tagant et Oualata, composé de Lemtouna, et, fervents musulmans, s'occupèrent à convertir les peuples environnants. Gana était déjà très affaiblie, bien qu'Ibn Haoukal de Bagdad (Xe, siècle) cite encore comme Etat important le royaume de Aoukar, probablement Ouagara, dont le chef était Gana. Mais le pays était déchiré par des guerres civiles continuelles, surtout entre les Silla, qui commandaient entre Kamatingué, Kararo et Lambé et les Sakho qui durent s'enfuir dans le Kingui. Les griots, qui sont à la fois les poètes et les historiens des nègres, rendent les Sakho responsables du démembrement du grand empire. La légende du jeune héros des Sakho, père des Dokoré, qui enlève au serpent d'eau, protecteur du pays, la jeune fille offerte en holocauste et tue ensuite le monstre, est une des plus connues de l'épopée soudanaise . A ces dissensions politiques venaient se mêler les querelles religieuses qui rendaient celles-là plus violentes. La nouvelle doctrine islamique, que les Sanhadja du Nord essayaient d'imposer par la force, rencontrait une résistance passionnée. Cependant elle trouvait un terrain tout préparé parmi les tribus sarakholé qui avaient conservé certaines pratiques chrétiennes, surtout chez les Marka et les Dia. C'est ainsi que dès le XIe siècle les Silla, une des plus anciennes familles sarakholé, se convertissaient à la suite des prédications de l'apôtre Ouardiabi. Plusieurs mosquées furent bâties dans la région lacustre. « L'une des premières fut élevée par les habitants d'une bourgade commerçante située dans une île du Macina, sur le marigot de Dia, à la limite du Bourgou et du Farimaké. Cette île se nommait Toukoro Roundé, l'île des Nénuphars Elle prit plus tard le nom de Tokror qui resta ensuite aux habitants. M. Desplagnes en fait le berceau des Toucouleurs que Dapper nommait « Tocorons ». Cependant il ne faut pas perdre de vue que, dans l'itinéraire d'Antonin, on trouve, en Numidie, la ville de Tocolo-Sida, qui, en Mandé, voudrait dire : l'ancien Tou, ville des Si115. Ces « Tékrour » jouirent bientôt d'une grande réputation dans tout le monde musulman et au XVe siècle l'un d'eux devait avoir l'honneur de professer au Caire.
L'anarchie était partout, dans le Maghreb comme au Soudan. Il se produisit alors un des événements les plus curieux de l'histoire soudanaise et qui intéresse même l'histoire européenne : Les familles Lemtouna et Djeddala qui régnaient tour à tour sur les Sanhadja.





Vous pouvez aussi lire  le pays d'origne des Pahouins ete les ba kalai .                        Par capitain  R Avelot  :  

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1909_num_10_1_8042

Notes

1. Les Egyptiens avaient les gens roux en horreur et les mettaient à mort. Ils étaient persuadés que le nain Typhon était roux.
2. « Le Bundu à tête de boeuf. »
3. Mela, livre III, chap. IX.
4. « Les nègres du Loango assurent qu'il y a dans l'intérieur des terres une grande contrée qui n'est habitée que par des hommes de cette taille et que leur unique occupation est de tuer des éléphants » (Hist. gén. des voyages, t. IV, p. 601). C'est exact en effet : on les nomme « Akoua » au Gabon. Ils sont ventrus, très leste, et très adroits. Ils sont répandus un peu partout. Dans la partie nord du Gabon, les Pahouins s'en servent comme chasseurs d'éléphants. Ils les ont réduits en esclavage. Il en existe à Libreville.
5. De Lartigue, Campagne contre Samory.
6. La Khamé, en Soso, signifie hommes de La. N'est-il pas curieux de retrouver dans la société du Poro chez les Timéné des officiants qui portent le nom de Laka ?
7. Les grues « fuyant l'hiver et les pluies torrentielles s'envolent en criant vers les rivages de l'Océan, et leurs cris annoncent à la nation des Pygmées et la guerre et le trépas » (Iliade, 3, 4).
8. Hérodote, liv. IV, CLXXXIII : « Les Garamantes font la chasse aux Troglodytes Ethiopiens : il se servent pour cela de chars à quatre chevaux. Les Troglodytes Ethiopiens sont en effet les plus légers et les plus rapides de tous les peuples dont nous ayons jamais ouï parler. »
9. Desplagnes, Le Plateau central nigérien.
Madrolle. En Guinée : « Quand un Timéné se noie... on creuse une fosse an bord du fleuve de façon que l'eau passe dessus. Ils considèrent que le fétiche du fleuve ayant exigé cette victime, il faut la lui abandonner, sinon un autre individu du village subirait bientôt le même sort. On n'enterre généralement pas les rois Timéné du Bomboli, du Yoni et du Marampa : leurs corps sont jetés dans les broussailles ou dans la rivière et servent de pâture aux animaux. » Certaines tribus Sérères ensevelissent également leurs morts dans les vases des estuaires.
10. Hannon signalait ces êtres phénoménaux. Voir aussi ce que Verneuil (Mon Voyage au Sénégal) dit des Sa-tan, dont le nom servit à désigner le diable. Il est curieux que l'expression niam-niam, dont parle cet auteur, qui désigne, d'après lui, l'unité de Dieu (?) ait donné naissance, d'après le griot Manar, à la désignation des Niam-Bac-Oul, ou hommes à queues. Avant que Vogel ait pénétré chez les Niam-Niam de l'Afrique centrale on les représentait précisément comme des hommes à queue de singe et anthropophage. Voir Satyres, Blemmyes, (Egypans, dans Mela, I, 266-67 et III, 184.
11. Desplagnes, loc. cit., p. 385.
12. . Certaines de ces tribus ont le chien comme n'téné, parce qu'elles disent que cet animal est sorti avec elles des trous de la terre (Desplagnes, p. 354).
13. Binger.
14. « Krao », village en Bakoué et « Kraré » en Landouma.
15. Près de Touba, sur les frontières de la Guinée, la montagne rocheuse de Gouin s'entr'ouvrit, et il en sortit les Dio ou Guio, qui étaient forgerons et construisirent Silakoro (le Vieux Sila). On les appela ensuite Dio-oula, puis Dioula ou Guioula, les Dio rouges. D'autres Dioula, qui, eux étaient sans doute des Dia de l'empire blanc de Gana, descendus du Ciel, s'installèrent à Bonci. Ils créèrent ensemble N'zo et Saala et se répandirent dans la vallée du Bafing.
16. Ou enterrés verticalement comme chez certains Baga, Yola, Timéné et Bobo (Bobo Niénégué).
17. Hérodote dit que ce sont les plus grands et les mieux faits (le tous les hommes.
18. Les Agni furent probablement refoulés vers le XIIIe siècles par les Haoussa et les Soso (cf. Dalafosse, Grammaire de la langue agni).
19. En dehors de ressemblances entre les vocabulaires Baga et Akan (bien que ce dernier fasse partie du groupe Agni) on remarquera que « Akan » ou « Aka » est un nom de famille Baga : Aka-baki, Aka-bokar (les grands Aka), etc., sont des noms Baga. Comparer aux Akoua chasseurs, du centre Africain, dont nous avons parlé plus haut.
20. D'autres se mélangèrent aux Tellé ou Téré, parents des Bobo, et formèrent peut être ainsi la famille des Akatéré. Ces Tellé primitifs étaient remarquables par la grosseur de leur crâne. Les Baga ont, eux aussi, de grosses tètes (Desplagnes, loc. cit., p. 189).
21. Si nous suivons la règle de formation des noms propres, expliquée par le Hogon de Bankasi, ils représenteraient un mélange de La, de Dou primitifs et de Ma (Malinké).
22. Cf. Paroisse, Notes sur les peuplades autochtones de la Guinée française.
23. Renseignement donné par M. Brière.
24. Renseignement donné par M. Brière.
25. Tamgué, Tingué signifie le village chez les Mossi, les Birifan, les Dagori, les Bobo Oulé. La racine Tin a le même sens dans tout le nord de la boucle du Niger. On trouve des Waélé à Kakoni et à Saran (Touba-Kadé). Dans le Fouladougou Harbala est une montagne qui s'appelle Mont Baga (Bagakourou).
26. Barha et Bakha ou Baga, suffixés à un nom servent à désigner en Mandé un individu exerçant une profession, un ouvrier Delafosse. Vocabulaire Mandé: Rambaud, La langue Mandé, p. 30 et 83
27. Ils prétendent avoir construit des villes en pierres. Il s'agit probablement des murs de défense dont on trouve les traces aux abords du haut plateau du Fouta.
28. Les Bagaforé, qui sont moins mêlés de Mandé que les autres Baga, continuent à observer cette coutume.
29. Ce culte s'étendit fort loin, probablement sur toute la région soudanaise. Hérodote le mentionne déjà. On en trouve des traces nombreuses dans les vocabulaires de divers peuples fort éloignés les uns des autres, mais qui semblent venir d'une souche primitive commune :
Chez les Gurma le grand prêtre porte le nom de Bugon : et le feu celui de Bougo: au Mossi, le grand prêtre est le Hougo Ouango (    U NGO  O WA NGO ) ( LES LEOPARDISM DU LEOPARD , L'ADORATEUR DE LA SAGESSE MYSTIQUE  et adore le soleil oueinigi).
30. Peut-être étaient-ils apparentés aux Manon ou Mano de la foret.
31. C'est de leur nom que vient sans doute le mot Kuruba ( KU LUBA = ETRE EGARRER ) appliqué au mercenaire Timéné.
32. Té-nda est un composé qui rappelle les noms des peuples primitifs Té (Vétéré, Akatéré, etc...) et celui des N'Da. Près d'eux résident encore les N'Dao Malinké.
33. Ils se divisent en :
  • Sangouran : Koniagui d'Ythiou
  • Kaliwilaga : Bassari de Mandoumba
  • Kalibanaro : Tenda de Londal


Ces « Dounka », hommes de Dou, descendants directs des Fadoubé, sont porteurs d'un étui spécial protégeant leur virilité.
34. Les Tenda Mayo, d'après M. Brière, se divisent en : 
  • Tenda Boéni, comprenant les Kali-niatako de Singuéti
  • les Tiendi de Godioliré (Singuéti)
  • les Pâté
    • à Sabéré Koumba (Ndama),Tongo et Mamouyi
    • à Séguéyéti : Kagnou à Maro



35. D'après M. Brière, Tenda serait un nom d'origine Peuhl. Peut-être faut-il voir dans ce nom Té-nda la désignation d'un croisement d'individus Té, Téré, primitifs, et de Nda. Ce peuple serait ainsi apparenté aux primitifs du centre nigérien, aux Akatéré Baga, aux Agni et aux Mandé. Entre eux, les Tenda et Bassari se nomment Alivane. Ils parlent la même langue. Les Koniagui les appellent Ayan ou Biyan et nomment Kouss les Badiaranké. Enfin les Coniagui se disent entre eux Awonhèn, et sont désignés par les autres Tenda du nom de « Wonyadyi », d'où le mot Koniagui, donné par les Mandé.
36. Observations de M. Chantre. A noter aussi que beaucoup de noms de rois égyptiens paraissent être des noms libyens : Apriès, qui attaqua la Cyrénaïque s'appelait en réalité Oua-Bara. Psammitichus ou Psametik est le calque de N'Sarnatigui. Voir aussi Ama-sis. etc...
37. Le système de Newton indique Ammon, père de Sésac, roi d'Egypte, comme le premier conquérant du nord de l'Afrique. Sësac est battu et tué par les Libyens. Son frère Neptune étend encore cet empire et le fils de celui-ci, Altas ou Antée, sur le point de subjuguer l'Egypte, est battu et tué par Hercule.
38. Voir à ce sujet l'origine des Automoles, ou Asmach dans Hérodote (livre II, XXX). On trouve en Asie l'origine des Foula nous voyons un conquérant appelé Poul on Foul, attaquer la Palestine.
39. Un des Pharaons se qualifie: « Taureau blanc qui a mis en fuite les peuples de Phouts. Les Nefza-oua ont conservé dans leurs traditions le souvenir d'invasions Kouschites. « On a trouvé trace, dans les documents égyptiens, de nombreuses expéditions où il est pris aux Libyens des coutelas de bronze, des monnaies, de l'or, de l'argent, des arcs, des javelots et des chars. On peut en conclure, semble-t-il, que, dès le XIVe siècles avant J.-C., les Libyens avaient une civilisation et une industrie. Ils avaient déjà des rois héréditaires et avaient, conclu des alliances les peuples des îles, avec les Tyrrhéniens en particulier. » (Victor Piquet, Les Civilisations de l'Afrique du Nord).
40. Les fils de Kam sont d'après la Bible les enfants de Misraïm, de Kous, de Chanaan, de Fot ou Phout. On trouve encore des Fella dans tout le nord de l'Afrique et en Arabie où ils sont appelés « Koufar ».
41. L'erreur de Barth a été de ne voir au Soudan à côté de l'élément rouge Peuhl que la race noire. Léon l'Africain avait déjà fait une confusion analogue (voir Guinée française, p. 171, note 1). Ces « peuples de la mer» apportèrent vraisemblablement avec eux l'alphabet libyque : La légende indigène (Tellier, Autour de Kita) indique ainsi la filiation d'Adam et Eve : Une nuit Aoua accoucha de douze enfants albinos, six garçons et six filles, et de douze enfants rouges, six garçons et six filles aussi. Cela dura toute la nuit. Les six garçons albinos s'appelaient :
  • Simbrané (Sin-ber-Ané) qui fut le père des blancs
  • Dounfaïla, qui fut le père des forgerons
  • Sourakata qui fut le père des griots
  • Oulali Brahima, qui fut le père des cordonniers
  • Fousana, qui fut le père des Founé
  • Kaya-Makhan (Kaya est le nom de la famille royale des Garamantes), qui fut le père des marabouts.
Les six garçons rouges s'appelaient :
  • Kanou
  • Sin-bo
  • Kanou-mou Sinbo
  • Rabala-Sin-bo
  • Sin-bo Ta Magati
  • Sin-bodi-Kéniéra



 42. Docteur Bertholon, Communications à l'A.F.A.S., passim. D'Avezac avait déjà signalé, au milieu du siècle dernier, que les éléments « Kaldo-Nabathéens nous sont peut-être révélés par les formes syriaques qu'affectent tant de noms propres de la topographie africaine ». Le président Des Brosses avait également fait à ce sujet un travail d'un haut intérêt.
43. En Asie Mineure nous trouvons d'autres noms aussi suggestifs: les monts Taurus, la montagne sacrée de la Lycie, le Solinia, l'île de Carcinitis (Tunisie), et Carcinitis (Crimée), etc. (voir aussi 2ème partie, chap. 1er,). Barth signale en Tripolitaine près de la vallée de Melgha des monuments scythiques. Sur une monnaie lycienne on voit un chef coiffé d'une tiare perse qui rappelle le bonnet des Bambara. La statue du roi maure Bocchus, identifiée par Des Brosses, porte le bonnet phrygien.
44. « En réalité, écrit Victor Piquet (loc. cit.), Afrikia vient de Afarik ou Aouriglia. C'est le nom d'une tribu du pays qui forme encore dans le Sahara une importante fraction des Touareg Azgar. Les Aouraghen étaient une des plus puissantes familles libyennes... Ils habitaient le territoire de Carthage et plus tard les Romains donnèrent leur nom à toute la Libye grecque. Ibn Khaldoun fait descendre d'eux les deux grandes fractions berbères, les Sanhadja et les Lemta ». Pour d'Avezac « Afrique » signifiait : « établissement séparé » ou colonie de Tyr. Nombreuses ont été d ailleurs les étymologies proposées.
45. Hérodote (livre III, XLIV) : « Je trouvai à Thasos un temple de l'Hercule Tyrien qui avait été construit par ces Phéniciens, lesquels courant les mers pour chercher Europe, fondèrent une colonie dans cette île cinq générations avant qu'Hercule, fils d'Amphytrion, naquit en Grèce. » « Selon la légende indigène, le premier conquérant fut Cheddad, fils d'Ad, ou Sadid, fils de Baal, premier roi des Géants chez les Himyarites... D'après une autre légende, le pays aurait été conquis par un des successeurs de Cheddad nommé Doul Kourneïn. Enfin d'autres traditions indiquent comme père de la race, Afrikis, qui aurait donné son nom au pays. Cet Afrikis (que les uns donnent comme fils de Kronos, les autres comme un fils d'Hercule) était un Chananéen venu avec ses compagnons des pays d'Orient et aurait fondé la race berbère. D'après un autre récit, chassé de ses Etats par un roi Assyrien, il se serait enfui vers l'occident jusqu'à l'Ifrikia... Mais les historiens arabes font de cet Ifrikos, un prince de la dynastie des Tobba, rois de l'Yémen, qui aurait amené dans le pays les Kétama et les Sanhadja. » (Piquet, les Civilisations de l'Afrique du Nord, loc. cit.).
46. Méla, p. 310. Voir dans Strabon les relations entre les Amazones et les Gargaréens.
47. Comparer Branès au « Sinibrané » de la légende Mandingue, le père des blancs. D'après Rinn les Béranes, venus par l'Espagne et l'Italie, se retrouvent chez les Gheraba Iabbaren et chez les Kef Loua (Gaëls). Les Marhdès, venus par l'Egypte comprenaient des Ibères Chéraga ou Tourano-Dravidiens (Anou, Iaones, des Touraniens-Hamaxèques Amazones, Sumériens, Kimmériens, Amachek. etc...) des Tourano-Kaldéens (Akad, Ethiopiens, etc...) , des Tourano-Ayriens (Médes. Iraniens, Gètes, Numides, Gétules), des Indiens (Zenaga, Zenata) ... M. Bertholon voit dans les habitants de l'Aourès, et les Hamama, Metellits, Souassi, Chebba, etc..., peuples dont une partie était considérée comme d'origine arabe, des berbères de race nordique européenne. Il se base sur des observations anthropométriques qui paraissent en effet concluantes.
48. Les Pelischtim ou Philistins, Kaphtorim ou Crétois, Lebahim ou Libyens, descendent de Misraïm, fils de Chani. Des traditions berbères confirment les indications des livres juifs. Comparer Léba-him à Lebba, capitale des Ouadjili, au nom de l'antique Leptis, Lebada ou Lebda (près de Messellata, Tripolitaine) , à Labbo, Lobo, et peut-être Labé noms Foula, etc.
49. Ils habitaient l'Atlas occidental. Ils ont, dit Strabon, un goût très vif pour la parure : longs cheveux tressés, barbe bien frisée, bijoux d'or ; ils soignent leurs dents et leurs ongles. Parmi leurs noms de villes, nous remarquons Ouata, Tala, Kapsa (Kaba-Sa) où était le trésor de Jugurtha, Sama ou Za-ma, Zincha (Si-Nka), Ousita, Faran (Farana, ville de Faran) , etc.
50. Hérodote cite, en partant des frontières de l'Egypte : les Adyrmachydes. les Giligammes, les Asbystes, les Auschises. les Kabales, les Nasamons, les Psylles : plus au sud les Garamantes. Au delà, vers l'ouest, les Maces, les Gindanes, les Lotophages de l'île Djerba, les Machlyes, les Aouséens, les Atarantes, les Atlantes, les Libyens laboureurs : Maxyes (Maka-Si ?) Zauèces qui deviendront les Zoueckes. les Gyzantes...
. Les Aouchates Scythes étaient fils de Lipoxaïs, fils lui-même de Targui-taous, patriarche de tous les Scythes (cf. Targui, singulier de Touareg) .. Comparer à la tribu araméenne des Mash.. Signifie en Mandé : les chefs Ma ou les blancs Ma.. Ma de Gana ou Kana, Makana (?), nom mandé.. D'après Maspéro, Aménabat 1er emmène en esclavage des Maziou ou Nfatiou, dont le nom signifie désormais soldat-esclave ou sofa en Egypte. Il est remarquable que Matiou-do signifie précisément esclave en peuhl. Sous Ramsès III, les Mashasken ou Mashouash et les Kahaka envahissent l'Egypte. Le Tarikh signale la première de ces tribus comme ayant fondé Tombouctou. A noter aussi le nom d'un roi maure : Imaghzen.. Voir Polybe et aussi Méla (livre III, 182, 196).
. P. 113, loc. cit. Comparer aussi le nom « Amo » à celui des Ama-liks (Amalécites). Les Pharaons (6e dynastie) entretenaient des rapports avec le prince du pays des « Aman » en Libye, qui leur fournissait des bois. Ce détail ne permet pas de les confondre avec les habitants de l'oasis d'Ammon.. Reclus, Géographie universelle.
. Les Ammoniens, au dire d'Hérodote, étaient composés d'Egyptiens et d'Ethiopiens. Ils avaient pris leur religion des Thébéens, qui avaient pour totem la brebis. « Je crois même qu'ils s appellent Ammoniens parce que les Egyptiens donnent le nom d'Amoun à Jupiter. » Amoun, d'après Barth, signifie le porteur, le conservateur, c'est-à-dire la stabilité, l'immutabilité éternelle de l'ordre de l'univers. D'après Desjardins, Amoun signifierait la pierre brute, impliquant la pétrolatrie. Ce culte aurait ensuite été confondu avec celui d'Amon, le dieu bélier. Les Ouled Amonni sont encore des marabouts sédentaires de l'Adrar. Ils sont berbères et, parmi leurs tributaires, on remarque les Ouled Silla.
. De même les Foula, qui donnent aux bestiaux des noms se rapprochant des noms humains, terminés en « ou » pour les mâles et en « i » pour les femelles et qui pleurent la mort des vaches comme celle des personnes de leur famille. Les Egyptiens s'abstenaient également de manger des boeufs s'ils étaient jumeaux, tachetés, s'ils avaient travaillé, etc.
. Men était le nom d'un dieu des Phrygiens. Sabasius était une de ses formes. Ils avaient une divinité. tauromorphe et une autre léontomorphe. Le « tympanum » des Phrygiens était un tambour sacré analogue au « tabala » des Soudanais.
 Duruy. Histoire des Grecs.
Hérodote, IV. CXC.
Les Matmata se trouvent encore dans cette région. D'après d'Avezac, les habitants des monts de Matmata seraient de race copte. Or Bello, de son côté, affirme que les Mandé soudanais sont également des Coptes.
 « Trita » d'après Desjardin, était un dieu Arva qui régnait sur les eaux. « Oyyha était une de ses épithètes, d'où Ogen, ancien nom de l'Océan (Ogha, le torrent en sanscrit). Les Minyens qui s'établirent en Libye apportèrent le culte de Vénus Amphytrite qu'ils disaient fille de Poseidon et du lac Triton. Les jeunes filles qui se battaient chaque année autour de ce lac devaient symboliser par ce jeu l'arrivée des Aryens protégés par la déesse. Oghii, chez les Soso, est encore le dieu de la fécondité.
 Les Ioniens, fils de Iavan ou Dia-ouan, dans le nom desquels nous trouvons peut-être des Dia soudanais, avaient comme grand dieu l'Apollon marin, qui était devenu pour tous les Grecs le protecteur des colonies, tandis qu'il était le père mythique de Garamas, lui-même d'origine marine, ancêtre des Garamantes. Son symbole était le dauphin, qui devait être le totem de ces tribus.
Il semble d'ailleurs que l'origine de ces dieux marins doive être cherchée parmi les croyances sémitiques. C'est ainsi qu'Aphrodite Ourania était identifiée par les Grecs à l'Astarté des Phéniciens, à la Derkéto d'Ascalon, moitié femme moitié poisson. Le poisson représenté par le nombre cinq est encore vénéré dans toute l'Afrique du Nord.
 « Les Maures, comme tous les Libyens, a écrit Lacroix, adorèrent la vaste mer qui bordait leur rivage et du sein de laquelle ils paraissaient sortir. » Les peuples pêcheurs du Niger ne commencent jamais la pêche sans avoir offert un sacrifice à la fille du fleuve. « Ma » signifie encore maître, seigneur dans le Soudan oriental, comme Massa et Manga dans le Soudan occidental. Billama désigne un chef de canton. Notons aussi que, en arabe, « eau » se dit «Ma » et en berbère « Aman ». Dans ce dernier idiome « Amelloul » signifie « blanc ».
 Sur les peuples à peau blanche, Sokhit, la déesse à tête de lionne, étend sa protection » (Hymne à Amon Ra, cité par M. Desplagnes).
 En assyrien « Sousan », en hébreu « Saous »
Les Egyptes.
Le véritable nom des Scythes était « Sakaï »
. Hérodote III. VIII. Les Egyptiens sacrifiaient à ces deux divinités le porc, qu' ils avaient en horreur, peut-être par une sorte de dérision des croyances Hyksos. Le radical « ur », ou plutôt « our », et « Har » qui servait à désigner une forme de la lune chez les Sumériens, se retrouve dans le nom du dieu Soso Oura-Kan et a formé une racine mandé signifiant rouge. Oura-Kan pourrait vouloir dire le Seigneur rouge Ouraghen, tribu berbère du Soudan. Comparer aussi à Tiourakh, le dieu des richesses pour les Sérères et à Tiourou, la lune en Mossi. Le mot Karo, Kalo, la lune en Malinké, pourrait avoir la même origine.
 Manuscrit de Bello.
 Voir note 1, p. 16. Ils disent être venus au Sahara au temps du roi Tobba, descendant d'Hymiar. « D'après M. Caussin de Perceval ce Tobba serait Tobba-Harits-Erraïch » (Desplagnes, p. 123). « Les Berbères, écrivait Bello, descendent d'Abraham ; quelques-uns prétendent qu'ils sont issus de Japhet et d'autres de Gog ou Magog... »
La Méditerranée jetait continuellement, et sur la côte asiatique et sur la côte africaine, des groupes d'hommes avides, très audacieux, venus des Iles ou du Continent : Achéens, Etrusques, Sardes, etc. Ces ennemis nouveaux se mélangeaient aux Libyens ou s'alliaient au Khéta, ou s'installaient aux bouches même du Nil » (Fontanes, loc. cit.). C'est ainsi que parmi les Libyens, vaincus par Ramsès, nous voyons des « Shardanes » ou « Toursha », des Tyrsènes, que le Pharaon incorpore dans sa garde. Ce sont les hommes des îles de la « Grande verte ». Le papyrus parle d'une « nuée de barbares blonds aux yeux bleus venant du nord », c'est-à-dire de Grèce, de Sicile, d'Espagne. Au sujet de colonies juives au Soudan, voir Desplagnes, p. 135, et Guinée française. Procope signale, avant l'arrivée des Carthaginois en Afrique, la présence de nombreux Chananéens.
 Les nègres Ouaoua, ou Ouaouaïtou, mélangés aux peuples de race supérieure, fondaient le Touat (forme féminine de Ouaou, oasis). A l'orient, ils peuplaient le Toron du For, le pays des Tou, des Toubou (voir au sujet du mot Tou, la Guinée française, p. 198).
 Keïta-Oulé. On en fait venir les modernes Guezzoula ou Guechtoula. Silius Italiens disait d'eux :
Nulla domus plaustris habitant : migrare per arva
Mos, atque errantes circumvectare Penates.
D'après M. Desplagnes ils étaient issus d'un mélange de primitifs Gué ou Ké et de rouges Oulé. Ils finirent par chasser une grande partie des Maures vers le sud. E. Reclus note que « les Kabyles du Djurjura ne tuent pas les singes, qu'ils disent frères des Guechtoula ou Gétules), aborigènes comme eux ».
 Une tribu Mandé porte le nom de « Fissanka »
Maure, en Mandé se dit Soularha, tandis que Soninké se dit Malarha, c'est-à-dire hommes de Sou et de Ma. Larha est en effet un suffixe signifiant homme de comme Iakaï en Soso : un Tourélakaï est un homme du pays des Touré. Il est curieux de noter que le mot Soso « Kaï », homme, dont le mot Mandé « Ké » est une abréviation, donnerait au mot « Sakaï » nom des Scythes, le sens d'hommes de Sa ou du Serpent en langue Soso.Massylia. probablement Massinia, est le même mot que Macina qui désigne le pays Peuhl au sud de Tombouctou.
Madrès était également un « diamou » ou nom tribual royal, peut-être de la même famille. Il se rapproche du nom de Maghdès, déjà cité. On fait venir le nom Sirta de Kirta en Phénicien, ce qui nous semble assez peu probable. Voir dans Salluste les indications sur les maisons numides. Aussi dans Mela, I, 262.
 Le forgeron ne porte pas partout le nom de Noumou, tant s'en faut. Chez les Soso c'est un « Mallem », comme dans le nord de la boucle du Niger. A l'est du Niger, Barth (??). Au Fouta-Dialo c'est un Baïlo. Nous avons signalé, dans la Guinée française la légende des forgerons et les curieuses superstitions qui s'attachent à cette profession. Mais nous devons insister sur l'ancienneté et la généralité de ces croyances. Le père des forgerons, pour les Egyptiens, est Sot, le nain hideux, qui tua Osiris. La rouille est la trace du sang divin sur le fer. Les légendes similaires sont innombrables, telles celles de Caïn, Prométhée, Vulcain, des nains scandinaves et germaniques, etc... Ces hommes du fer, ces tziganes chaudronniers, étaient connus en Gaule sous le nom de Fâouré qui, par une coïncidence étonnante signifie dans le Soudan occidental le père rouge. Faouré est encore le nom du forgeron dans le patois [français] méridional et c'est de ce mot que vient le nom de famille Faure.
84. La langue dont on usait dans les échanges était le Grec. Aussi en est-il resté des traces dans certains dialectes indigènes (voir à ce sujet la Guinée française, notes linguistiques, in fine). Barth a mentionné l'existence de similitudes assez curieuses entre le Kanori et les langues de l'Asie centrale et même le latin.
La prospérité de Girta était due à une grande colonie grecque. Largeau a indiqué à Rhadamès un monument portant des caractères grecs et d'autres inconnus. Nous avons signalé dans la Guinée des légendes indigènes se rapprochant des légendes helléniques. Notons aussi que si la Grande Ourse était pour les Grecs Hermès, le voleur de troupeaux, de même chez les Sénégalais elle représente une chasse donnée à un voleur d'ânes. Enfin signalons que le frène sacré des Grecs, melia, a son équivalent dans le méli Soso, arbre surnaturel. « J'ai essayé, écrivait Miss Kingsley, de raconter tout ce que je sais des spectres africains, car ils me paraissent très ressemblants à ceux des Grecs. »
Carthage ne devint maîtresse du pays que grâce aux efforts de la famille des Magon. Mais nulle part son joug ne fut accepté de bonne grâce.
 Cette famille se retrouvait chez les Numides, où nous voyons Pompée vaincre un chef de ce nom.
 Dès 1300 ans av. J.-C. nous voyons le chef libyen Mar-maïou, fils de Deïd, attaquer l'Egypte. Voir Desjardin, Mythologie de la Grèce antique.
 Peut-être à l'origine signifiait-il le fils du Serpent, Sa-ré indiquant l'emblème totémique de ces tribus.
Sène, Sine oui Si est le nom d'une famille libyenne qui dut être très puissante et très répandue, car on trouve d'assez nombreuses inscriptions qui parlent d'elle. Au moyen âge ou la voit dans le sud algérien (les Oua Sine), et au Soudan. Le mot Sine servait à désigner la lune-divinité en Assyrie. Son culte se répandit dans toute l'Asie Mineure et jusqu'en Arabie (Sinaï). Comparer à Sen-Ki (l'arc-en-ciel) et à Sindi les organes génitaux féminins en Soso.
91. Kat, se retrouve dans le nom d'une famille maure : Karkassan, dont nous avons fait Carcassonne la cité défendue par la sarrazine « Dame Karkass ». Nous voyons là comme dans Sar-Kasas le nom d'une famille Ka, ou Kasan, d'où descendent probablement les Kassonké sénégalais.
Expéditions de Maternus, etc. Voir 2ème partie, chap. 1. Septinius Flaccus, battu d'abord par les Nasamons, d'après Zonare, prit ensuite sa revanche . Suctonius Paulinus, puis Sidius Geta battent les Maures de l'Atlas et les poursuivent jusque dans le désert (41-42p. J. C.). Festus triomphe ensuite des Garamantes . Nous ne citons que pour mémoire les guerres contre Tacfarinas, Firmus, Faraxen, etc.
. Za est très souvent confondu avec Dia.
An XIVe, siècle, Ibn Batuta donne l'itinéraire des caravanes du Niger oriental. Elles partaient de Tadakha et, à Cahor, allaient les unes an Touat, les autres vers Rhât et l'Egypte. Celle dans laquelle il se trouvait amenait au Touat 600 négresses esclaves !
 L'itinéraire le plus suivi est celui indiqué par Ibn Batuta : de Sidjilmessa à Taghaza. Tacarhala, Oualata, d'où parlaient diverses routes vers le Soudan.
 Comparer Touré à Toursha (Touré Sa) nom des Tyrsènes établis en Libye. Ptolémée appelle Toura-phyllum une ville qui semble être Touggourth. Ibn Batuta au XIVe siècle qualifie les Touré d'« hommes blancs», qui est la véritable signification de leur nom. Dans tout le Soudan central le « Serki N'Toura Oua » est le consul des blancs. Touré en mandé signifie aussi « Etoile polaire ». Quant aux Sakhanokho, parents des Sakho, le même Ibn Batouta les dit « hommes blancs hérétiques ibadhites », comme les Mzabites Algériens dont ils sont peut-être parents. D'après M. Le Chatelier, la tribu ibadhite de Oualata venait d'Ouargla dans le sud algérien.
 V. Piquet, op. cit.
 Nous avons noté dans la Guinée française la singulière dualité de la langue Peuhl parlée au Fouta-Dialo. Ainsi vieillard en langage courant se dit, d'après M. l'administrateur Cugnier, « berrawo » ou « kikaladjio ,, pluriel berrabé et kikalabé OU Bikalabwe. Voir annexe n° 3.
 Portrait que trace Ibn Khaldoun des nomades du VIIe siècle.
 Les Amamra Kabyles se disent descendants des Romains. Ils portent des bonnets se rapprochant des coiffures des femmes Fouta Dialonké et du bonnet phrygien.
 « Dan » en certaines régions signifie « fils de ».
 « Lorsque les gens de Diabé s'avançant vers l'Ouest arrivèrent au Sénégal, ils y trouvèrent les Malinké qui habitaient alors le Galam. Il les en chassèrent par la force et, dans une de ces expéditions, ayant manqué d'eau, ils arrivèrent à bout de forces à un marigot de la Falémé. Ils s'y précipitèrent pour boire et les gens du village qui se trouvaient de l'autre cité vinrent faire leur soumission, disant que le marigot sacré les avait toujours protégés, mais qu'ils voyaient bien que leurs maîtres étaient arrivés puisqu'ils avaient pu se plonger dans ce marigot sans y périr. Ce marigot s'appelait Bakiri et les Sempré en prirent le nom. »
 Kayankoÿ est la divinité protectrice des tribus Sarakholé, et les familles El Kaya disent descendre de Tischitt.
 Sur Gana et son histoire, voir Desplagnes. op. cit. Gana se retrouve souvent dans la toponymie du nord africain. Ainsi Tou-Gana, près de Marrakech, la ville fondée par les Sanhadja du Sud. De même nous trouvons Tala Gana, la source de Gana, chez les Tou et, près de Tintelloust, Tintégana. Comparer aussi aux Kanaoua, les gens de Kana, vers le lac Tchad. Les derniers représentants des Almoravides, descendants des Sanhadja soudanais, portaient le nom de Beni Gania. Ce nom évoque une origine asiatique que l'on retrouve dans un grand nombre de tribus berbères, ainsi que Barth l'a déjà signalé. De là viennent probablement les légendes soninké de la création de l'homme, du fruit défendu, du serpent tentateur, le nom de Adama, fils d'Adam, qui signifie homme ; le dimanche, jour férié, et le vendredi, jour néfaste des Fofana, etc.
 Monteil. Monographie de Djenné. Comparer Diéné à Yanet près de Rhât.
 Kala est un nom fréquent au Soudan et au Fouta. Il ressemble beaucoup à Gana , Kana ou kama  et peut-être faut-il l'identifier avec ce dernier. Chez les luba du kongo Makala  c'est le charbon noir . Dans l'Afrique romaine il y avait de nombreux et importants Kala ou Kalama...
 Verneuil (Mes Aventures au Sénégal, 1859) rapporte une légende qui montre Mammouth (Mahmoud) comme le chef de la tribu qui, sous les ordres de son fils Bellèle (Pellal, nom d'un village du Fouta-Dialo), fonda Tombouctou. Le roi du Bambouk, Haram Tall, ayant fait enlever sa fiancée Djazella par un noble guerrier Bambara dont les « stampes de la figure (les tatouages) représentaient un tigre ». il porta les armes contre lui, le vainquit, « étendit sa domination jusque dans le Bornou et le Timbo ». Ayant, auparavant, été réduit en captivité, il dut se nourrir du produit de sa pêche chez les peuplades des lagunes. Aussi ses successeurs devaient-ils plonger trois fois dans le lac auprès duquel il résida et attraper un poisson afin de mériter la couronne. On retrouve cette coutume singulière dans plusieurs peuplades Mandé, Le Tarikh de Karamoko Ousman. rapporté par M. Guébhard, nous montre un Mahmoud dominant les Foulbé avec l'aide du sultan marocain. Il fut tué par les Diawar, et son sabre magique devint la propriété de ceux-ci. Des Foula dissidents réfugiés dans le Bambouk, puis dans le Bakhounou devinrent les Hirlabé.
 Ptolémée désignait une région qui semble être celle d'Ouargla sous le nom de Tamarka. Voir aussi Marka, près de l'ancienne Sidjilmessa.
 Son petit-neveu, Temyn, fut tué dans une révolte générale des tribus qui se dispersèrent (Le Chatelier).
Ils occupaient l'emplacement probable de l'ancienne confédération de Masouna qui succédait aux Moussoulans venus de la grande ville romaine de Toubousouktou (Toubou-Sou-Koto). C'étaient des Zénètes de la première race.
 Lefèvre et Nchlil, la région de Tafrata, d'après Marmol.
 Ziri est le même nom que Siré, fils de Si, très commun au Soudan dans les tribus Mandé-Foula. Quant à Bologuine nous le retrouvons peut-être dans le nom du général d'El Hadj Omar, Alfa Boulouguié. Dans ce cas il signifierait; blanche-main.
Cette légende indique les croyances fétichistes auxquelles restaient soumis les Soninké de Gana qui révéraient, comme leurs ancêtres maures, les eaux et les animaux qui les peuplaient. Leur totem ou n'téné était le loukhouné, qui est peut-être le lamantin ou manatus. C'est encore celui de nombreuses tribus Mandé, Maures et Touareg. M. Tellier transcrit ainsi un passage du conte des griots. « Mamadi trancha la tète menaçante. Par la violence du coup la tête alla tomber dans le Bouré à sept ou huit cents kilomètres de là. Mais en s'envolant elle s'écria : « Habitants du Ouagadou. pendant sept ans vous n'aurez ni eau, ni mil ! ... » C'est depuis qu'elle est tombée dans le Bouré qu'on trouve de l'or dans ce pays. »
Voir Desplagnes, op. cit. Comparer à Toukéra en Cyrénaïque, près du pays des lotophages, à Toukria en Mauritanie, etc. Toucouleur, d'après M. Desplagnes, signifierait mangeur de nénuphars, ou lotophage. Peut-être faut-il rapprocher de cette opinion, ce que dit Ibn Batouta, du pays de Zaghah, qu'il faut nommer Diakha, où était un sultan soumis au Mali (XIVe s.) et où les habitants ont adopté l'islamisme depuis fort longtemps et sont très pieux ».
Voir sur Tou. Touba. etc. la Guinée française. Comparer aussi Toubourou, nom générique des Pouli primitifs plur. Bourouré),. Toubou, race du Sahara oriental. Toubouré ou Toubounenses, mot que l'on trouve dans l'onomastique de l'Afrique septentrionale ancienne. — «To », en égyptien, avait la signification de pays comme en Soso « taï » et « ta ». ou «da », celui de village en Mandé. « Roundé », que M. Desplagnes traduit par île, signifie « village de cultures » chez les Foula.
Source : Guinée.net / Histoire

lundi 7 mai 2012

L'AUTOPSIE LA CRISE ELECTORALE AU KONGO

L'AUTOPSITIE DE LA CRISE ELECTORALE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU KONGO.



LA TRICHERIE ELECTORALE AU KONGO     
La république démocratique du kongo a connu l’année derniere, 2011, une situation très particulière dont la subtance restera  d’actualité pendant  très  longtemps . L'organisation des élections presidentielles et législatives démocratiques , libres et (( crédible)) au kongo qui devraient faire accoucher un nouvel ordre de gestion de la chose publique dans ce pays a une dimension continentale. C’était, en effet , le 28 novembre 2011 que le peuple kongolais dans son ensemble s’était prononce' par la voie des élections pour donner naissance aux nouvelles institutions qui devrait le mener vers son bien être et le developpement  . Depuis que le peuple kongolais s’étaient prononce' en cette date , la proclamation des resultats qui  s'en était  suivit n'a pas du tout reflete' la voix  et les aspirations de ce dernier ;  ceci   a donne' lieu des contestations générales de la grande partie de sa majorité qui avait pourtant fait fois a ce proccessus comme étant porteur d'espoir ,  la voie vers la liberation et le progrès future,  mais qui se retrouvait  totalement déçu . Depuis le centre du kongo jusque loin dans la diaspora kongolaise un echoc peut se faire ressentir en toute lieu , c'est celui des cris a un hold up électoral , une tricherie ,un vole .  La population qui dans sa grande majorité avait pourtant  porte' son choix sur le candidant Tshisekedi wa mulumba  comme une véritable alternative au change et a l'instauration d'un état de droit  au kongo, se sent aujourd'hui duper, tromper et voler avec la proclamation du candidat moin favorie comme gagnant a savoir Joseph Kabila du vrai nom Hypolite kanambe , d'ou la grande colère, la contestation et le sentiment d’être dupe'  par ce processus qui  s'est avere'  enfin être  un tour de passe passe d'un grand  magicien habile en lieu et place de la volonté de la population kongolaise . Mais qu'es qui s'est réellement passe' en république démocratique du kongo? 

Comencons cette analyse par deux citations : la première est celle de monsieur Herman cohen l'ancien ambassadeur des USA en rdc qui avait déclaré lors d'une emission  télévisé : "En afrique lorsque le pouvoir organise les elections c'est souvant l'homme fort au pouvoir qui reprend le pouvoir ". Et deuxième par la citation des auteurs que l'on appelle par erreur conspirationnistes  , de la théorie du complot qui declarent  qu'en réalité  les hommes aux pouvoir en démocratie ne sont pas élu par les masses mais ils sont plutot selectione' par l’élite mondiale qui gouverne le monde derrière les grands rideaux de la scène de la vie courante . Ils continuent en affirmant qu'en démocratie ce n'est pas la voie du peuple souverain qui compte mais la position des decideurs du monde ( une élite obscure constituée par des banquiers internationaux , multinationale et des marches des capitaux  qui agissent conforment un leur agenda  économique et de la domination impérialiste du monde  ).
A ce moment precis une autopsie sur la situation de la RDC reclame a ce que toute la lumière soit faite sur ce qui s'est passe' . Le peuple kongolais a le  droit légitime de savoir  pourquoi la crise post électorale ? Etait t elle  prévisible ou évitable ?  doit il continuer a fait fois  en cette démocratie ? Que faire aujourd'hui ou au kongo nous avons deux prétendant au pouvoir tout les deux se reclamant la légitimité et légalité ' ?  
Le premier,  monsieur Tshisekedi wa mulumba dont la légitime est tirée des urnes électorales de novembre 2011 et le deuxième  monsieur Kabila kabange etc.. dont la légalité est imposée par la communaute internationale  , d'une pseudo élite  (intelos ) véreuse kongolaise et de  la fraude des urnes ( les tours de passe passe du pasteur Ngoy mulunda president de la CENI  , commission électorale independante organe d'organisation electorale ).

Nous pensons que l'on ne peut comprendre et approcher cette problématique de la crise kongolaise que quand on replace avec toute seriosite , sincérité,  le cadre  , le contexte et historicité dans la quelle les élections au kongo étaient organisée .
Oui ,il faut etre sérieux dans la présentation des faits car  si non ,ceci ne  nous empêchera pas d’être polariser de l'avance et avoir une vision partisane sur la situation .  Il faut etre sincère parceque c'est la seule vertu qui permettra  un echoc fiable de ce travail dans le future  .  Le  cadre, le contexte et historicite' de ces élections nous permettra de pénétrer la connaissance de la situation  réelle au kongo  mais sutout la connaissance de ce qui s'est réellement passe'.

Rappellons que depuis l'accession du kongo a" l’indépendance " en 1960  le peuple kongolais n'a jamais eu la chance réelle de choisir ses dirigeants  et que ce choix soit respecte' , ou encore mieux dirons nous que le peuple kongolais n' a jamias été permit en toute liberte de choisir ses dirigeants et que son choix soit  respecte' . Nous devons le souligner par soucie d''eviter  d'entretenir tout mal entendue a ce sujet que le choix de ses dirigeants est une chose mais le respect de ce choix en est une autre .
 A l'accession a" l’indépendance" , le souverain premier, le peuple ne était pas appelle'  decider  directement sur qui devrait oui ou non devrait  diriger le kongo de l’époque  mais c’était  plutôt un choix libre qui etait fait par l’élite kongolaise qui représentait les aspirations des kongolais . Mais arrêtons nous une seconde pour se poser la question de savoir  d'ou était venu cette élite kongolais des indépendances ? Et bien c'etait des kongolais  formes a l’école de l'elite occidentale( l'occident qui était venu esclavagisee' et pillée' le pays)  a qui  les colons avec remis la commande du pays . Posons nous une question fondamentale de savoir  si cette indépendance Kongolais  avaient elle était vole' aux  mains de cette élite Kongolaise  occidentalise' ou entre les main des pouvoir traditionnel Kongo?  La réponse est non  , mais  c’était  plutôt a une elite Africaine issue des traditions africaines que la souveraineté africaine était volée.   D'ou l'origine même des crises de legimite' , de gestions et des système politique future a adopte' pour le pays nouvellement  " libéré " de l’énprise coloniale.Ceci  devient aise' de comprendre la place influente des colons dans le dénouement par la suite de la politique du kongo et l’élimination physique ou politique de tous ceux qui cherchait a se dérober de leur logique et agir comme des personnes réellement indépendant  . Avec l'arrestation et la mort de Patrice Lumumba ( un vrai récalcitrant aux interets des colons et vrai nationaliste kongolais ),c'etait  la fin de ce beau rêve d'un kongo nouveau et de l’indépendance tshatsha  car les colons , l'elite mondiale avaient de main de maitre repris la commandent sous le régime de leur marionnette fidèle  Mobutu sese  seko kukunbgedu waza banga pendant plus de  36 ans , cad depuis septembre 1960 jusqu'a 1997 qui était quasi au commande de la " République " avec  biensure les differentes phases de la prise effective  du pouvoir par Mobutu sese seko sur Kasavubu le premier président en novembre 1965  qui n’était qu'une concrétisation de la reprise effective  .
L'arrivee de Mzee Laurent Kabila en 1997 etait l'oeuvre d'un coup de force par une  rebellion  sur un pouvoir totalitaire de Mobutu  qui était dejas  vomis par tout le peuple kongolais et qui n'avait que trop vieille et perdue la confiance de l’élite mondiale .  Le regime de laurent Kabila   porte' au pouvoir pour pallier a crise de confiance du peuple kongolais  que le pouvoir  marasmaitique de Mobutu etait tombe' . Mais les ambitons et les tandence nationaliste de Mzee Kabila n'etait compatible aux ambitions imperialistes de l’élite mondiale. Mzee fut assassine' en janvier 2001 et remplacer par son fils adoptif  Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila  ( fils de Christopher Kanambe un citoyen rwandais , un compagnion des armes de Mzee  dans les maquit de la rebellions, ce dernier  etait execute' par la cour millitaire de la rebellion  pour trahison apres la guerre de Moba 2  dans les montange de Nyunzu au nord du kantanga en 1989 - 1990  et ses enfant furent  adopter par Mzee laurent  Kabila qui avait pris la femme de Kanambe comme l'une des ses multitudes des concubines ) .
Apres plusieurs negaciations pour stoper les differents mouvement des rebellions surtout l'etendue  l'est du kongo . Mouvement  qui etait la faire de lance de l'elite mondiale pour mieux piller et exploiter les richesses du Kongo sans vergogne  autravers du Rwanda ou de l'Ouganda ayant comme courtiers , le MLC , le RCD goma et autres mouvements kongolais. UN consencus s’étaient atteint en 2004 a Sun city en Afrique du sud pour former un gouverment de large union nationale afin d'organiser les élections dans un bref  delais .
Les élections furent organisees' en 2006 avec une  grande precipitation et avait connu   une grande participartion du peuple  kongolais .C'etait une première historique pour le peuple kongolais qui a toujours aspire' a participer a la décision de la destinee' de la chose publique  au nom de la démocratie.
Cependant alors que Monsieur Tshisekedi wa mulumba, grande figure de l'opposition Kongolaise depuis la période de Mobutu ,  avait vu que les conditions de la réalisations de ces élections n'etaient pas accomplies , il se retira de la course ainsi que son grand parti de l'Udps, partie qui avait pese' d'un grand poid  par la non violance a affaiblir le pourvoir de Mobutu de l'interieur vers les annees 19980 1990 et a amener le proccessus de democratisation au Kongo. Ce grand partit hors de la course , c’était Jean Pierre bemba  ( MWANA MBOKA ) président du partie politique MLC qui était le cheval de troit dans cette lutte contre Monsieur joseph  Kabila  ect..qui était dejas démasqué  par la population kongolaise comme étant  un agent double du rwanda  qui avait les mains  trampes dans l'assassinat de son père adoptif Mzee kabila , dans les massacres des populations civils a l'est du kongo lors de la rebellion qui amena Nzee kabila au pouvoir  mais surtout dans le plans de l'exploitations, le pillages des richesses minieres du kongo  et la balkanisations du pays au profit  du rwanda. Il etait démasqué pour  etre toujours au servir du president Rwandais Paul kagame son ancien patron   .
Avec une forte participation de la population kongolaise a ce scrutin , le résultat cepedant avait déçus beaucoup des kongolais surtout ceux qui avait fait le devoir a domicile de comprendre dans quelle predicament le kongo était tombe' . Alors que C’était Jean Pierre Bemba qui avait gagne' les elections , c'est plutot l'enfant de l’élite mondiale nationale et multinationales  pilleurs qui était porte' au pouvoir . Et Jean pierre Bemba était contrain a accepter l'inacceptable au nom de protéger "la paix cherement acquise". Decision qui lui coutera tres cher d'ailleur parceque ce qui est inaceptable d'essence ne peut etre accepter .Aujourd'hui a cause de ses mauvais calcul politique Jean pierre Bemba est incarsere par la court international de justice .

Ce  rappelle rapidement nous permet de retomber dans le sujet que traitre cet article . Nous avons  fait appelle a ce rappelle pour nous permettre  d’être sur la même  fréquence de diapason et de nous  comprendre.
La lois kongolaise voulant a ce que les élections soit organisée  tout les  5ans , et bien 2011 est venu avec cette accomplisement de la dite  lois   cad  'organisation des élections a tout les niveaux  bien que seule les élections  présidentielles  et legislatives étaient organisées , alors que les élections provinciales et communale sont  encore avenir . Ceci s'organise conforment a la lois , la contitution kongolaise qui cherche a repecter  la lancee' "democratique" qui fait du choix des dirigeants d'un pays par son peuple l'une des  exercices de sa souveraineté et de son pouvoir .
Le puple kongolais était au rendez  le 28 novembre 2011 pour élire leur nouveau président pour un nouveau mandat de 5 ans . Mais  avec la publication des résultats  en lieu et place  d'une satifaction et une célébration de la population  . C’était les crépitement  généraliser des coups des ballets , des tunks d'eau chaudes sur la population et des arrestations arbitres de tout ordre qui s'en étaient suivit pour créer un climat de  peur afin de faire avaler l'inacceptable a la population kongolaise. Alors que  tout le monde ;  partant des observateurs internationaux , les missions  d'observations , les eglises et la societe civil , tous étaient  de commun accord  que  les élections  au kongo étaient attachées des tricheries graves  ,  que le résultat  qui ne reflétait  ni la verite ni la réalité , nous citons ici l'eveque de kinshasa le cardinal Mosengo Basinyia . La CENI avait quand a elle persiste' a proclame' Joseph Kabila le candidat moin favori comme gageant  d' ou la crise actuelle et la perte totale de la confiance dans les elections comme moyen d'expression de la volonte' populaire qui se dessine  a  l'horizon en trait fort .
 Il est vrai que  l'organisation des ces elections comme toute oeuvre humaine ne pouvait  être  une oeuvre  parfaite  . Cependant , une analyase proche du processus et des résultats va amener un homme sérieux a ne pas seulement y voir une imperfection liée  a la nature humaine mais plus  une volonte' délibérée de duper et voler la SOUVERRAINETE  du peuple Kongolais  .
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Faison une petite analyse a ce sujet .

- Alors que la constitution  kongolaise prévoyait   les élections a deux tours , au debut de l’année 2011 cette disposition sera modifiée grace a la majorité  presidentielle au parlement sous quotion d'une corruption de 50000 mile dollars americains par depute' pour en faire les élections a un seule tour !!!!. Le processus était dejas tres mal parti.

_ La Commission électorale indépendante ne  sera cree' qu'en mars 2011 pour remplacer la CEI de l'abbee Malu malu . Elle  est une  institution d'appui à la démocratie  du kongo en principe , elle était créée suite a la constitution de la transition et l'Accord global et inclusif. Cette organisme de droit public Kongolais est sense' être  autonome tant administrativement que financièrement, neutre et doté de la personnalité juridique avec son président  le pasteur Daniel Ngoyi Mulunda. Cependant   a la surprise de plus d'un kongolais la Ceni s’était transforme' par la suite en  outil  du pouvoir pour assurer sa continuité a tout pris .

_  La contribution financière  dans l'organisation des ces élections par la Belgique, le Canada, la France, la Grande-Bretagne, la Suisse, la Suède, le Pays-Bas et la monusco en terme  d'argent plus de 30 millions des dollars americains , des carburants et hélicoptères , ne pouvait etre un bon presage  quand a  la voix des donateur et leurs aspirations sur le leadership du kongo  et rendait  dans une certaine mesure les élections au Kongo tributaire de la volonté  de ces pays  ( de leur élites).

_ acceptation  de l'existance des certains personnes  au monde que l'on appellerait  les decideurs du monde est  un haut les mains , un abandon de la lutte de la part des l'elite kongolaise  , et une trahison du peuple qui devrait etre le seule  souverain premier sur la terre des ses ancêtres  .




La police kongolaise qui reprimende une manifestation pacifique 




Le processus electorale 2011 du kongo etait il un mort

ne'?

S'il y a un pays au monde ou il est très facile de prédire l'avenir , entout le kongo serait a la tête  de la liste . Il est si facile de devenir prophète au kongo d’émettre une prédiction  et de gagner crédit . Ceci est d'autant vraie car la comprenhension de la réalité se dénue dans toute sa fidélité  sans erreur qu'il suffit d'avoir les yeux ouverts et  lire la réalité politique pour prédire avec exactitude les issues dans une société ou toute la vie politique est pilotée de l’extérieur  par "les décideurs du monde" . La demarche  de Monsieur Tshisekedi tout au long de ce processus électorale 2011 le prouve avec  souffisance que  le Kongo est contrôlé en grande partie de l’extérieur par des gens qui ne sont pas Kongolais et qui n'ont a coeur aucun sentiment pour le peuple Kongolais  mais qui ne visent uniquement que  la réalisation des gros profit sur le Kongo . Alors que Tshisekedi , Kamerehe , Kengo wandondo , Kabila  et autre candidat  a la presidentiel devraient être au pays battre campagne  mais c’était des voyages dans tous les capitaux  des  pays occidentaux  pour  chercher  a convaincre ces fameux décideurs du monde afin obtenir crédit  ou gagner la faveur de ces millionaires qui dictent la vie politique des pays du tiers monde .
 La campagne électorale désorganiser et la violations des toutes les règles du jeux électorale de la campagne  est une preuve suffisante que le véritable jeux ne se jouaient  pas au kongo mais entre les intérêts "des décideurs du monde" .
Voila pourrquoi quiconque qui avait la connaissance de cette réalité pouvait prédire avec exactitude  celui qui allait  passer président aux élections présidentielles 2011 au  kongo . De ma part je l'avait dejas fait  en publique  a la radio nabiso katiopa  dans  une serie d’émission depuis janvier 2011.  Ceci était facile de le faire  car le processus électorale allait  accoucher d'un mort ne' .  Oui c'est très facile d’être un prophète au kongo .
Il ya t il eu vraiment election au kongo ? coup de théâtre ou une érection des emotions du pauvre kongolais qui attendait beaucoup des issues  ces élections ?
Election libre  peut être sans beaucoup d'incident , bien que l'on avait déploré  a gauche comme a droite  la mort des plusieurs kongolais  lors du proccessus électoral et le jour meme des élections . Coup de théâtre?  avec certitude je répondrais par l'affirmative  car le résultat était connue avant la scrutin , pas parcequ'il y avait  une fatalité de victoire dans le chef du candidat  favori  mais parce que le candidat le moin favori du peuple  était   le favori des décideurs du monde et avait mis a profit le temps materiel qui lui etait donne sur un plateau d'or par le desordre et la desorganisation qui reigner dans le quand de l'opposition  pour organiser tranquillement la tricherie electorale .  Ce qui  dans son essence remet en question  toute la notion de la democratie dans ses racines. La démocratie Africaine est un coup de théâtre , kieeeeeeeeeeeeeeeeeee
Le depute' Laurent louis premiere persone de droit a gauche 
 Je dirai aussi avec amertume qu'il y a eu certe une érection des émotions du pauvre peuple kongolais dans ses aspirations profondes de voir enfin un veritable  changement . Il a voulu, souhaite' , prier pour la venue d'une nouvelle ère dans la gestion du pays cad l’état de droit . Le coup des évènements  n'a t il pas prouve' a souffissant que les elections n'ont pas le pouvoir en afrique de  rendre manifeste la volonté' du peuple? Avec la proclamation de Kabila Joseph  ect.. comme president du kongo , notre peur  de voir dans  election une  la voie par la quelle l'elite mondiale ( esclavagiste , colonialiste ) s'exprime sur le sort  de leurs terres en  outre mer  devenir confirmer , ce qui remettrait en question toute la notion de l'independance des peuples Africain  comme  l'affirme le parlementaire  Belge Laurent Louis  en posant la question de savoir :"Si  le Kongo n'est pas indépendant  comment en serait il autrement lorsque son peuple n'a pas même pas le  droit de se choisir ses propres  dirigeants ?" .  Avec cette déclaration le bas blesse  . La démocratisation , les élections  est elle une cabale internationale de cette élites mondiales alors  laissant le grand soin aux acteurs politiques de créer l’extase  , l'errection des  émotions et aspirations de la population  alors que les véritables jeux se jour ailleurs ?

TSHISEKEDI  LE PRESIDENT ELU DU KONGO S'ETAIT IL TROMPE OU EST IL UN AGENT  DOUBLE ?

Cette question  est une avenue dans laquelle tout les kongolais ont peur de s'y aventurier . Il ferait  trop de mal et serait  le  cauchemar le plus terrifiant a tout kongolais qui croit encore  au changement réel   du kongo  d'explorer cette possibilité . ( God Forbid) s'il aurait une vérité dans cette extase d'imagination !  La confiance que  le peuple kongolais  attache au combat de Monsieur Tshisekedi et sa consistance depuis le période de Mobutu jusqu'aujourd'hui  comme étant l'un des rares leaders politiques kongolais qui avait refuse' la corruption ou la manipulation du pouvoir ne permet pas  un seule instant  a un kongolais sincère de maintenir ce fantasme . Mais que faire si cela était le cas ?
Lors des élections 2006 , Monsieur Tshisekedi wa mulumba  c’était retire' de la course car il estimait que l’environnement politique de l’époque ne pouvait  permettre des élections  libre ,  transparentes et crédible  au kongo . Les élections  a l’époque selon lui, était une voie de légitimer les occupants ( étrangers) au sommet des institutions au kongo . Cependant en 2010 a la surprise générale, il annoncera sa participations a la course électorale   depuis l’Europe  sous la motivation de l'assistance a un pays en danger de mort . Ceci était une question d'une grande interrogation dans le changement de tactique du leader maximum car les conditions et l’environnement politique kongolaise n'avait guère change' !  Beaucoup se demande qu'es qui avait réellement motive' la décision de cet homme que tout kongolais reconnait comme intransigeant et très constant dans sa lutte politique ( A-RADICALE) . Ya tshitshi comme l'appelle ses sympas a t il finalement crue en ce processus électorale democratique libre et credible au kongo ? pourquoi avoir pris ce grand risque ? a t il finalement  eu confiance en la maturité politique du peuple kongolais ? en tout cas a ces questions seule lui même est capable de nous donner une explication satisfaisante.
Alors que certain promettaient des solutions militaires pour sortir les kongo sa calamité ; Tshisekedi lui s'est une fois de plus accrocher a sa solution de la non violence   et lançait dans le chemin perileux des élections  dans un pays a la gouvernance calamiteuse et arbitraire comme le Kongo. Bien que tout au long du processus électorale nous avions apprécie' le bras de fer entre la Ceni et l'UDPS le parti  de Tshisekedi sur un ensemble des sujets capital  comme le nettoyage du ficher électorale . Confit qui créa un climat de manque de confiance au processus électoral et au président de la Ceni  Monsieur Ngoy Mulunda  . Monsieur Jacqmain Shabani secrétaire de Udps de déclarer dejas en juillet 2011  : "l’UDPS pense qu’il y a eu des irrégularités dans l’opération de la révision du fichier électoral et elle tient à ce qu’elles soient corrigées pour éviter toute fraude. Le pasteur Ngoy Mulunda nous a démontré que nous ne devons pas avoir confiance en lui, parce qu’il est partisan, et ça tout le monde le sait. Il est co-fondateur du PPRD [Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie], il est proche du président Kabila."

Ceci n’était pas le seule insident déplorer avant les élections 2011 
La loi électorale kongolaise  elle même était viole' plus d'une seule fois  . plusieurs son des cloches étaient entendue de part et d'autres  mais sans un echoc consistant . le journal kongo times par exemple avait relevé  8 jour avant les scrutins une pluies des violations de la lois électorale grave  dont voici un cas :
 "Même si ce processus tend vers la fin, il vous souviendra que la CENI est allée de violation en violation de la loi électorale. Cela, à travers plusieurs exemples.
A sept jours des scrutins, il est permis de constater que la CENI, en acceptant les candidatures à la députation nationale des membres du Gouvernement et autres mandataires publics actifs sans démission ni mise en disponibilité de leur part, a délibérément et intentionnellement contribué à la violation de la loi qui organise les élections en Rd Congo."
Dans cette cacophonie , nous demandons une fois la questions de savoir pourquoi Tshisekedi n'a t il pas pu voir la fatalité venir ?  car  être un leader c'est aussi savoir prévoir et anticiper les Evénements   !!! Quelle etait son plan B???? 
 Beaucoup  se  demandent encore aujourd'hui  si la fatalité pouvait etre évite '.

 Agent double qui joue le jeux de l’élite  mondiale  ou véritable défenseur de son peuple? La véritable réponse demeurera peut être celler a tout jamais mais l'analyse des motivations de cet homme nous amène plus a voir en lui un combattant de la liberté et de la venue de l’état de droit au kongo  peut être aux méthodes particulières et perplexes : " la non violence "  qui peut etre est tombe' sous le charme du mensonge de la démocratie  peut être  coupable du delit de la naivite  beaucoup ose le croire  aujourd'hui.... . Contre vent et marre' , il a quand meme était légitimement élu président mais ne peut  encore diriger car  le pouvoir militaire de Kabila lui empêche unilatéralement  d'exercer  le pouvoir .
Tshisekedi est lance' dans une nouvelle lutte après celle des élections présidentielles , c'est celle de    la légalité et de l'imperium . Si la force publique n'est pas  derrière lui pour diriger le kongo va t il une fois de plus gagner ? Cependant avec le peuple Kongolais a ses cotes  voyons voir la suite, victoire  certaine ?   Dans  la guerre entre le peuple , sa souveraineté et les multinationales , l’élite  mondiale  et leurs quettes  aux pillages des ressources immenses que regorge le kongo . Qui va gagner?


HYPOLITE KANAMBE  ALIAS JOSEPH KABILA  KABANGE  UN MAL AIME OU
 VICTIME D'UNE CONSPIRATION?





Hypolite  kanambe   de son vrai mon , et  Joseph kabila de son nom d'emprunt  comme le disent ceux qui ont fait des recherches dans sa bibliographie ; cet homme est un caractere très mystérieux et énigmatique  pour tous les Kongolais . Venu au Kongo dans les bagages du Président Mzee Kabila lors de la rébellion qui avait reverse' la dictature de Monsieur Mobutu , il est  présenté aux kongolais par Mzee comme étant sont fils , comme  d’ailleurs un grand nombre des gens de ce contegeant qui etait présenté aussi par Mzee Kabila comme Kongolais et qui avait pris des fonctions tres stratégiques dans l'arme' Kongolaise , ici nous citerons , James Kabarembe( General  chef d'etat major de l'armee Kongolaise ) , Bizima Karamweto ( ministre aux afffaires étrangères ) etc ..qui par la suite s'etaient  révélés être des citoyens rwandais  et sont aujourd'hui actif  dans la politique rwandaise au Rwanda . Ceci est l'une des raisons que les Kongolais ne peuvent prendre la parole de Mzee en cette matière comme preuve par neuf  de paternité  biologique  de cet  homme  surtout que ses soit disant frères  de sang lui refuse  toute affiliation biologique . A cela s'ajoute sa bibliographie  tres flue sur ses origines qui a convaincue a plus d'un Kongolais que Joseph Kabila est  pas du tout Kongolais  mais  un citoyen rwandais .
Arrive' au pouvoir après l'assassinat de son père adoptif  Mzee kabila dont les conditions d'assassinat sont restées encore en ce jour  très obscure  ,  pas plus d'un kongolais n'a pu apprécier la main invisible de Joseph Kabila  dans ce crime au-dieu .  Joseph est donc au pouvoir depuis 2001 .
Les élections de 2011 était un très grand défi car avec  toute la population Kongolaise  contre lui , Kabila devrait les remportées contre vent et marrais car l’élite mondiale a encore besoin de lui pour exploiter et piller les richesses minières du Kongo a leurs gré.  Bien que les contrats chinois  l'avait mis dans une position fragile face a l’élite mondiale , la découverte  du pétrole dans l'est du kongo et la force du coltant est reste' le cordon ombilical  qui devrait assure' sa survivance même sans les Kongolais , car il reste encore une bonne assette des multinationales ; facile a manipuler .
Les  élections de novembre 2011 qui était vraiment un casse tête pour lui surtout avec l’éveil de la diaspora Kongolaise qui comme un seule homme s'est mobilisée et la montee' de Tshisekedi wa mulumba  pour le voir hors de tout état de nuire au kongo . Joseph Kabila ,  Cependant avec son joker ( Pasteur Ngoy Mulunda ) a la Ceni   et l’armée  Kongolaise sous son contrôle , il savait très bien que la guerre avec les Kongolais sera  longue et populaire  .
Avec différents tactiques de créer des parties politiques et des candidats alimentaires ou de distractions et des   bulletins des votes dejas signe's Joseph kabila en provenance  de l’Afrique du sud ; l'homme qui parle peut  avait bien eguise' sa lance pour sa propre succession . Bien qu'ayant mis les bâtons dans les roues a Tshisekedi  wa Mulumba le seule  qui l’empêchait et l’empêche encore d'être président du Kongo , le  sort des votes s’était solde' par un echec éclatant de Joseph Kabila  et une victoire  claire et nette et éclatante   de Tshisekedi wa Mulumba aux urnes . Il  a fallu  a Kabila d'utiliser la magie du président de la CENI  pasteur Ngoy Mulunda   pour être proclame' unilatéralement président du Kongo ; d'ou tricherie  et hold up  .  Et en cette journée  la , en lieu et place des célébrations dans tout les pays ,c’était l'affaire  de la terreur et des crépitements des balles partout  pour empêcher une quelconque revendication  de la part de la population.
De ce qui suit nous pouvons constater aisément que Joseph Kabila n'est pas victime d'une conspiration quelconque cherchant a le discréditer par les mauvaise langues , ennemi ou jaloux des ses exploits. Les réclamations des Kongolais sont bases sur la tricherie électorale , la violation de la constitution Kongolaise qui veut a ce que pour être candidat présidentiable au Kongo ,  il faut être kongolais de père et de mère et enfin les violations de la lois électorale tout au long du processus électorale 2011 et enfin le résultat de la CENI qui ne reflète  ni  la justice ou la vérité comme l'avait stipule' le Cardinal Mosengo Mpasina  acheveque catholique de la ville de Kinshasa  après la publication des resultats par Ngoy Mulunda  .  Et  cette panoplie des réclamations est couronnée  pas la  gestion calamiteuse , hasardeuse et arbitraire  du Kongo depuis que Joseph  Kabila  est a la tête des affaires  au Kongo , il y a 12 ans .



CONCLUSION .

Apres ce long parcourt de la situation électorale 2011 au Kongo , ayant vue les grandes lignes qui ont caractérise' ce processus  , la première conclusion qui s'impose est que la nation Kongolaise a ete dans son entièreté mené  dans une promenade malsaine  dans un Park  .  Les élections au Kongo était en réalité une érection sans accomplissement  des aspirations du peuple Kongolais a des  jours meilleurs hypothétique  .  Cette cabale de mauvais gout est venue une fois de plus prouver que le peuple Kongolais n'est pas vraiment  souverain  sur la terre de ses ancêtres . Si tout était orchestre' et jouer de l'avance en occident pourquoi avoir amener le pauvre peuple Kongolais dans un amphithéâtre  et le faire croire qu'il avait une décision quelconque a prendre ?  Pourquoi cette  comedie ? Es ce que le peuple Kongolais n'a pas assez que de souffrir ? Tant des questions , tant d’inquiétude mais sans réponse  facile .
Cependant a toute chose malheur est bon le dit on . Cette occasion vient de démontrer a tout Kongolais que la guerre du Kongo est longue et populaire . Le  Kongolais ne peut accepter d’être rouler dans la farine aussi facilement que cas  .  La grande lutte doit être déclarée  et le Kongolais ne peut dormir jusque ce qu'il est gain de cause dans cet affaire . Son véritable président Tshisekedi wa Mulumba se retrouve aujourd'hui en résidence surveiller par le puchiste hold Up   Joseph Kabila Kabange etc...et le peuple ne peut l'accepter en aucun cas .  Bien que Tshisekedi aie la légitimité des urnes il lui manque encore la légalité des institutions et l'imperium et ceci doit devenir  la nouvelle guerre de tout Kongolais qui aime son pays et qui est éprit de justice  et de voir le Kongo aller de  l'avant  chacun se servant des méthodes qu'il estime bonne .







samedi 7 janvier 2012

LES BENA NSAPO




Les Bena Nsapo


Les Bena Nsapo, transformés par les belges en Nsapo-Nsapo, n'est pas une tribu isolée ou perdue parmi les Lulua. C'est un groupe des Ben'Eki, une de grandes composantes de l'ethnie Songye, qui a longtemps vécu à Luluabourg, où il fut emmené et installé en 1888 par le belge Le Marinel Paul (1), loin de son milieu d'origine, le territoire de Kabinda, dans l'ancien District de Kabinda, au Kasaï.
En effet,durant le règne du chef Songye Lumpungu Kaumbu et de son lieutenant Mpania Mutombo sur une partie du Kasaï , un groupe de Ben'Eki, sous la conduite du chef Muana Mboo,refusa de se soumettre à leur domination et préféra s'exiler. C'est ainsi qu'ils(Bena Nsapo) vont créer des villages nommés Nsapo-Nsapo autour de Luluabourg, dans lesquels ils vont vivre en conformité avec la culture Songye, malgré la distance qui les séparaient de leur terre d'origine.
Un peuple foncièrement spirituel
Ancien et émouvant fétiche Nsapo, actuellement en vente sur le net .
Pour mieux s'intégrer à Luluabourg, les Bena Nsapo vont d'abord maîtriser la langue du milieu(Tshiluba) tout en continuant à communiquer entre-eux et dans leurs villages en Kisongye. Issus des Ben'Eki, c'est-à-dire adeptes du "Bukishi",ils sont garants du pouvoir spirituel Songye et demeurent foncièrement spirituels. L'initiation au "Bukishi" s'effectue d'une façon collective, et celui ou celle qui n'est pas initié est qualifié de "kapungulu".
Partout où ils se sont trouvés, ils ont continué à pratiquer des rituels culturels et magiques particuliers aux Basongye ou BAYEMBI (nom issu de l'empire Luba), lesquels figurent parmi les plus redoutés et les plus mystérieux de la RDC. L'Armée Rwandaise qui avait cherché à s'emparer de la ville de Kabinda pour aller investir la Miba à Mbuji-Mayi sous le règne de Laurent Kabila en garde de mauvais souvenirs.
Signe révélateur,plusieurs Bena Nsapo portent les noms de "NKISHI", qui veut dire fétiche ou statue magique, et de "TSHIKUDI", qui signifie esprit.
A Luluabourg, les Bena Nsapo ont contracté de nombreux mariages inter-ethniques avec les Lulua, les Baluba et les Tetela. Beaucoup de militaires ayant suivi leurs formation militaires à Luluabourg(Kananga), de l'Ecole Centrale à l'EFO ont également épousé des femmes d'origine Bena Nsapu. Par ailleurs, les mêmes femmes attiraient beaucoup d'européens. Raisons pour laquelle on retrouve de nombreux métis parmi ce groupe ethnique.
Voici quelques noms génériques des Bena Nsapo: Nsapu, Tshibambe, Nkishi, Lukunku, Musumba, Tshikudi, Konyi, Ndjibu, Nkima, Lubuele, etc, etc. Si un de vos amis ou une de vos amies porte un de ces noms, à plus de 80% il ou elle serait originaire de ce groupe.
Suite aux mesures politiques ayant amené chaque tribu à rentrer chez-elle après l'indépendance du pays, les Bena Nsapo vont regagner Kabinda en 1960, après avoir vécu pendant presque un siècle à Luluabourg (Kananga). Mais un de leurs leaders, le chef Louis Tshabambe fera partie du gouvernement du Mulopwe Albert Kalonji à Bakwanga durant l'Etat autonome du Sud-Kasaï, avant de regagner définitivement Kabinda.
Rappelons qu'il subsiste encore un groupe de Bena Nsapo à Kananga.
Du "Bukishi" à l'évangile
L'évangélisation n'a épargné aucun peuple. Les Songye en général n'en font pas exception.C'est ainsi que les pouvoirs spirituels de leurs ancêtres ne sont plus pratiqués que par quelques traditionalistes , gardiens du pouvoir mystique issu d'Egypte. Les "bana buwa" sont devenus des révérends Pasteurs à l'instar du Bishop Kankienza Muana Mboo, des Pasteurs Tshibambe, Kapelupa, etc, etc.

Une anecdote autour du nom Nsapu.
Nous avons relevé que le nom Nsapu est un des noms génériques de Bena Nsapo. Voici une anecdote liée à ce nom. En effet, durant le règne de Mobutu, deux élèves portant ce nom firent partie d'une même promotion à l'EFO. L'un s'appelait Kasongo Nsapu. L'autre Nsapu Kasongo. Après leur admission à l'EFO, ils finirent par dénicher leurs cousins au village Nsapo-Nsapo. Compte tenu du régime alimentaire plus ou moins déficient à l'EFO, ils prirent l'habitude de s'alimenter durant le week-end au village Nsapo Nsapo avant de rentrer à l'EFO. Mais il se fit que souvent, l'un de deux manquait à l'appel du lundi matin. Ce ne qui ne passa pas inaperçu aux yeux du responsable de la classe. Il finit par remarquer que lorsque Kasongo Nsapu était présent le lundi , Nsapu K
asongo s'absentait, et vice versa. Il le faisait avec un sens d' humour militaire à la Danga qui emballait toute la promotion..

UN PEUPLE GENIE DANS LA TECHNIQUE DE FORGE.





Photo de gauche:Une hache appelée Kilonda d'origine Nsapo (Songye). Toutes les soudures sont faites à froid. Une technique difficile à maîtriser, réalisée par des forgerons (SENDWE) dans une fonderie traditionnelle.



BALUBA MUDIANO.

Après s'être installée à Luluabourg, une bonne partie de Bena Nsapo s'était rendue au Katanga,comme les autres Kasaïens en quête d'emplois et d'aventures; une autre prit très tôt (vers 1888) la direction de Boma, de Léopoldville et de Brazzaville. Ngolo Mingi Konyi ka Nsapu, ses frères et soeurs; le prof Malu wa Kalenga Felix, et son frère Konyi, l'ancien Secrétaire d'Etat sous Mobutu, tous issus de ce groupe....sont nés à Boma.
Lorsque Jean Bokelo chante "Baluba mudiano", il fait allusion à l'accueil de la population d'origine Kasaïenne au port de Léopoldville, particulièrement les basongye d'origine Bena Nsapo qui effectuaient des navettes entre leurs anciens villages de Luluabourg et la ville de Léopoldville. Ceci démontre que leur nombre fut significatif au début de Léopoldville,en dépit du fait que leur communauté (Songye) soit devenue actuellement une minorité parmi les Kasaïens vivant à Kinshasa.
LES INITIATEURS DE MUJIKA (MUZIKI) A LEOPOLDVILLE

Une fois à Léopoldville, en dehors de leurs villages, les Bena Nsapo vont éprouver le souci de conserver leur identité culturelle . Mais l'environnement ne leur permettait plus de pratiquer d'une façon ostentatoire et collective leurs rituels. C'est ainsi que les femmes organisèrent des visites et des rencontres intercommunales d'entraide baptisées "MUJIKA", que les kinois ont déformé en MUZIKI.(2) Le but caché des mujika consistait à perpétuer l'initiation des jeunes femmes à la vie culturelle songye. Mais le reste de la population kinoise n'en a hérité que son aspect de façade ou festif, caractérisé par des réceptions arrosées.
La Signification de MUJIKA: En kisongye le terme mujika signifie copine , celle avec qui je suis liee'. Il diffère du terme mudiana qui veut dire ami ou copain literalement celui avec que je mange . L'accueil MUDIANOO dérive du terme mudiana.Le synonyme de mudiana est mulunda. Dans un sens plus large le vocable Bulunda peut aussi signifier le mariage en kisongye. Mais le BUJIKA est une amitié exclusive entre-femmes. Aucun homme n'y était admis. On y traitait des sujets initiatiques sous-couvert des rencontres d'entraide. Chaque femme devait apporter ce qu'elle avait de mieux chez-elle à l'hôte du jour. Ainsi, les visites se faisaient à tour de rôle entre les femmes habitant les communes de Barumbu, Kinshasa, et Kintambo.
C'est dans ces zones où on retrouve encore une forte concentration des vielles familles basongye d'origine Bena Nsapu ayant engendré des politiciens aux sportifs comme: Tshitenge dit Tshitenji, ancien interprète de Mobutu , auteur d'une étude sur les Songye-Luba, feu Dr Makombo Mutamba,Nyongoni Masoswa, ancien président de FC Matete, Mukonkole Jean-Pierre, ancien Secrétaire général de la CONACO et ancien Vice-président d'Imana, Nsapu Kalimasi (sportif et promoteur de la musique), Barnabé Malangu(Cycliste), Ngolo Mingi (Cycliste), fils de Ngolo Mingi Konyi Ka Nsapu, Muntubile Santos (Joueur ), Kalonda Marcelo (joueur), sa tante Ntundu (propriétaire d'un nganda *ya mitu ya ntaba* à Matonge), Tshibambe (l'inamovible administrateur du territoire de Luberezi au Sud Kivu à l'époque de Mobutu, son jeune frère Juif Mubiayi, le journaliste Muana Mboo Kankienza, sans oublier l'ambassadeur Tshibambe (ancien chef du protocle de Mobutu) les journalistes Benoît Lukunku Nsampu et Tshilonda Tshia Mulamba, qui ont grandi au Katanga, tous d'origine Bena Nsapo, etc, etc.
Signalons enfin que l'enquête menée durant la prépartion de cet article ne nous a pas permis de déterminer si le père de la maman Lumande à Kintambo, qui selon cette dernière fit la charpente de la cathédrale de Kintambo,les familles métisses Mandefu et Fwamba(pilote de rallye), et les parents de Muembo Champro à Matete sont également d'origine Bena Nsapo ou d'autres groupes songye.
une chanson songye




Bibliographie:
-(1) Dr Kabamba Nkamany 1997:Pouvoir et Néologie Tribales au Zaïre.
-(2) Prof Yoko Yakembe, allocution prononcée au cours d'une soirée culturelle au centre "moto na moto abongisa" en 1980 à Bandalungwa,rapportée par le journaliste Nsimba Mumbamuna dans le quotidien Salongo.
-Le Marinel,Paul: de Nyangoué à Luluabourg (1888). Le mouvement géographique.
- Dr.Kabamba Nkamany: Art et Culture Songye.

jeudi 15 décembre 2011

LA BATAILLE D'AMBUILA ET LE ROI NVITA NKANGA


LA BATAILLE D'AMBUILA ET LE ROI NVITA NKANGA.


La guerre de Mbuilla qui c’était déroulée  dans sa phase finale , le 29 0ct0bre 1665 de la nouvelle ère a Mbuilla , est l’évènement que nous voulons exposer dans cet article . cette guerre avait oppose' le Roi kongo Nvita NKanga aux forces cesseccionistes formatées par les Pourtugais, s'agissant ici de la pronvince de Nsoyo dirige' par le chef Ne Wandu et la province de mbuila dirige' de main de maitre par la cheftaine Dona Isabela Ne Mbuila . Cette geurre cette soldée  par la défaite de l’armée Kongo et l'assassinat du roi Nvita Nkanga par décapitation en cette journée noir de l'histoire du peuple de L'afrique centrale .
Nous vous presentons cet expose' dans le souci de vouloir de vulgarise' de l'histoire Africaine autravers l'oeil d'un fils du continent .
C'est après une emission sur la radio Nabiso Katiopa traitant de cette grande geurre de l'histoire de l'afrique centrale que je me suis decide' d'aussi mettre ce recit par écrit pour que ceci sert de référence a nos enfants et a nous meme dans la compréhension de cequi est arrivée réellement au continent Africain. Comme tout fait relevant de l'histoire de l'afrique qui n'est racontée  que par les traditions orales dont nous connaissons les insuffisances , nous nous sommes vue obliger de nous appuyer aussi sur les textes des explorateurs portugais et sur l'histoire conventionelle pour vous presenter ce recit très proche de la réalité de cette geurre dont les issues avaient pronfondement changes la géographie et la politque de l'afrique centrale .
Cette bataille a une importance très capitale et déterminante pour la comprehension de l'histoire du royaume Kongo et d'autres grandes entités qui s’étaient heriges des débris et de la dislocation de ce que fut ce grand Empire dans la cuvette centrale de l'Afrique .
Le devenir de l'afrique centrale était défini par les aboutissants de cette guerre qui était pour le roi Nvita Nkanga un sujet de la lutte a l’existence, la liberté de l'homme noir sur la terre des ses ancetres . Sa présence physique sur le champ de bataille en était un grand témoignage .

La tradition ancienne de Katiopa ( Afrique ) enseigne que nos ancetres, après avoir bati la civilisation egyptienne qui était la jeune soeur de la Nubie étaient amene' par un long mouvement migratoire nord- sud , vers l'afrique centrale et vers l'ouest apres la chutte de  l'egypte ci vers 320ans de la nouvelle époque . Le centre de l'afrique était considere' a l’époque ancienne comme etant la terre des ancetres divinises . C'est fut la prophecie de Ne Mwanda Kongo , raconte les traditions anciennes , qu'avaient suivit nos ancetres pour entreprendre cette grande migration et c'est toujours elle qui leur avait donne' une grande mission de reconstruire la prospérité de ce que fut la grande maison d'EKIPATA ( Egypte ),. Cette derniere  était tombee' sur les coups des multiples invasions des peuples barbares ( cad blabla , qui balbitie comme des enfants ; peuples sans civilisation et culture ) qui avaient desacre' la sainteté de cette terre sacree',  la terre mysterieuse des Kama qu’était la grande maison d'EKipata. Cette evenement  fut un des éléments declancheur de cette migration nous raconte la tradition Kongo .
Nous n'allons pas aller en détaille dans cet article sur ce sujet dont l'attention y sera consacree' dans des articles avenirs . Mais ici permettez moi , seulement de parler un peu en profondeur de la bataille d'Ambuila et des ses en jeux.
Comencons cet article en remettant en perceptive historique et géographique du Royaume Kongo . Géographiquement , il etait situe au centre d'ouest de l afrique occupant actuellement le sud du cameroun jusqu'au nord de la Namubie et de la cote atlantique ( Kalunga ) jusque dans la region des grand lac . il s'etait herige' vers le 2eme siecle de la nouvelle ere jusqu'en 1885 a la conference de berlin  qui avait consolide' son assassinat. J'ai toujours eu une grande difficulte' en se servant de la langue francaise a me decider de la juste appelation entre celle du royaume ou empire pour la situation de la terre des kongo ; laquelle est la plus confortable et descriptive dans le cas du Kongo . L'organisation admistrative et étatique de ce grand ensemble ne répondant pas totalement celui d'un royaume . Un empire etant un ensemble des territoires dirigé par un empereur et, par extension, tout grand État multi-ethnique dont le pouvoir est centralisé et accessible à une partie seulement de la population“. Le Kongo est logiquement plus un empire qu'un royaume, car ce dernier vocable n'intègre pas la dimension de multi-territorialité.
L'empire kongo commenca a se former vers le 200 ans ou 300 ans de la nouvelle ere avec des guides comme Nsaku kulu a Kanda , il devint tres connue vers le 690 de la nouvelle ere grace au genie du guide Mini a lukeni qui reussi a reunir toutes les familles ( kanda) sous un seule leadership selon la lois sacree Kodi dia Moyo et bati la capital MONGO KONGO ( la montange sacree' de Dieu ) qui fut connue plus tard sous le nom de Mbanza Kongo ( la ville sainte de Dieu) ce fut l'age d'or , l'appogee car avec lui le royaume connue la paix et la sainteté . L’arrivée au pouvoir au 15 eme siecle par un coup d’état de Nzinga Nkuvu (celui qui se joint au trone par la force ) peut etre considerer comme etant le debut de la fin surtout que c'est comme par un coup d'enchatement historique que c'est fut sur son reigne que l'explorateur Portugais  Jean jacque Charle connu sous le nom de Diego Caos etait introduit dans la terre sainte de Mbanza Kongo après avoir a coste' a Vivi . Le mani de Solongo connu sous le nom de Manuella  Kitima fut le premier a tomber sous les charmes de la puissance de dissuassion de l'explorateur Diego et c'etait lui qui facilita l’entrée de cet explorateur en terre kongo et plus a Mbanza Kongo ou il rencontra le grand Mani Kongo NZINGA NKUVU ou le NTINU Nzinga Nkuvu .
L’arrivée en 1482 de Diego Caos a Mbanza Kongo, qui se suivit de l’établissement de relation d’amitié entre l'Empereur Kongo et Portugal était porteur d’espoir pour le Mani Kongo Nzinga Nkuvu qui envoya des menbres de sa famille au portugal par relation amicale pour apprendre aussi la culture Portugaise . Au second voyage de Diego Caos , le mani kongo fut baptise' au Catholisime Chretien et pris le nom de Jean premier . De la il fut la porte d'ouverture de l'influence portugaise dans les affaires de Kongo par une envangilisation massive de Kongo avec l'aide de Portugal . Bien que ses relations avec les portugais étaient plus d'ordre strategique, pour lui permette avec le controle de l'arme a feu et canon Portugais une suprematie tiranique dans son empire . Il nous a ete rapporte par plusieurs auteurs que ses relations avec les portugais étaient trouble . Le portugais ne voyaient en lui qu'un opportuniste qui ne s’était pas vraiment convertie a la religions des colons mais qui voulait se servir d'eux pour atteindre ses ambitions . Ce fut plus son fils Nzinga Nvemba connu sous le nom d'alphonso premier le grand qui s’était convertie au chritianisme a bas ages que portugal imposa plus son influence au kongo . Nzinga Mvemba Alfonso premier qui avait recu la benediction des Portugais par un coup de force militaire pour monter par imposture au trone qui légalement revenait a de son cousin Nzinga Mpanzu de ce fait devint l'outil par exellence dans la main du colon que ces derniers atteint le succes de leur conspiration de la conquette du Kongo . Sur son reigne.Il avait vue naitre une sorte de cogestion du royaume avec le portugal et une evengelisation sans précédent se servant de tout les moyens possible pour convertir les Ne Kongo au christianisme. Entre autre les Portugais et la nouvelle élite s’étaient servi des croisades contres les infidèles cad les protecteur de la tradition ancienne a savoir qui etait contenu et enseigne'  dans le Lemba , le Kimpasi, Bueelo et Le Kinkimba qui restaient conservateur et ne voulu pas ambrasser la nouvelle religion de l'homme blanc . Ce fut aussi sur le reigne de Nzinga Mvemba que la traitre de l'homme noir qui etait tolerait au debut par le roi car lui permettrant de punir ceux qui s'opposaient au nouvel ordre établir , avait pris des proportions inquiétantes et désastreuses  par la suite. Le roi Nzinga Mvemba eu beau voulu stopper cette période sombre qui s’était abattu sur son royaume mais sans succès car il dependait militairement en grande partie lui même du nouveau maitre .
Les portugais étaient en plein dans les affaires du royaume kongo et la conspiration d'esclavagiser avait pris beaucoup d'empleur.

Arriver au 17 eme siecle alors que le rayaume Kongo se debattait dans ses relations trouble de l'interventionisme Portugais , Hollandais et Espagnol . Le roi GRACIA II Nkanga ya Lukeni Ya Nzenze ya NTumba en 1641 qui avait pris le pouvoir apres l'assassinat de son frere Alvaro 5 Nimi ya Lukeni ya Ntumba dans des condition mysterieuse . Pour proteger son pourvoir de la prédation des portugais, il avait signe' une alliance avec les hollandais pour envahir le port de Luanda qui avait un intérêt martime très strategique . Apres la victoire sur les portugais a Luanda, le roi Nkanga ya Lukeni refusera de se convertir au protestantisme de Calvain des Hollandais, et de facilite l'arrivee' des pasteurs Calvinistes sur la terre kongo mais plus de payer une rancons en esclaves des populations du sud kongo cessessioniste au hollandais qui lui avaient donne' un support millitaire lors des differentes batailles . Le roi prefera rester Catholique car ayant estimant que le protestant n'avait pas de Pape et par conséquent etaient politiquement moin influent . Cette decision lui coutera cher car lorsqu'il voulu poursuivre a chasser le portugais sur d'autres terres d'Angola les Hollandais lui refuserons toute assistances .

A la reconquette de luanda en 1656 par les portugais qui s’était regroupes a l'interieur des terres d'angola et avec l'aide des troupes venue du portugal . Le roi Gracia Nkanga ya Lukeni sera force de signer une concession donnant la riviere( fleuve) de Damba ( DEMBA ou Dande) au portugais , fleuve qui avait une importance monetaire crucial pour le pays car d'elle provenait les coquilles Nzimbu utiliser comme monnaie dans le royaume kongo et des mines de Mbuila d'ou provenait aussi le fer et le cuivre d'une importance economique capital car du fer le kongo fabriquait  les houes ( NSENGO ) et les lances ( LIKONGA ) qui etaient vitaux pour la suivit du Kongo . Dans son decret il ordona qu'aucun Europeen ne pouvait acceder au royaume sans passer par le port de luanda et que le commerce a l'interieur de l'empire était exampte' des taxe pour tout Portugais .

Lorsque le roi Nvita NKanga (Antoine I) acceda au pouvoir apres la mort de Gracia II Nkanga a lukeni ya Ntumba en 1661 . Il refusa d'accepter le traite' que son pere Gracia II avait signe' cas constituant que ce traite avait depuye' le kongo totalement de son independance Economique et politique . Alors le portugal qui était une grande puissance de la region a l’époque commenca a formater et soutenir tout mouvement cessessioniste au pouvoir de Mbanza Kongo . C’était ainsi que le gouverneur de Luanda Andre vidal de Negreiros va formanter la cessession du Mani de Nsoyo Dom Antonio Alfonso Ne Wandu et le Mani Dona Isabel Ne mbwula a declare une independance au pouvoir de Mbanza Nkongo . Par ce fait le gouverneur de Luanda envoya une armee pour piloter cette revolte . Cette armee' etait sous commande de Luis Lopes de Sequira . Ce commendant metis etait au comnande une forte armee de plus de 200 portugais musquetaires et plus de 700.000 soldats Yaka . Apres une longue campagne milittaire Luis lopes de Sequira avait perdu beaucoup des ses hommes et ne pouvait pas entre' a Mbwuila sans une nouvelle assistance de surplus. Alors le gouverneur de luanda lui indeca plus 100 musquetaires et plusieurs milliers des soldat Imbangala tribut du sud de l'empire reputees pour leurs bravours et ferocites dans la battaille. Et le rendez vous etait fixe' a Mbuila au mois d'octobre 1665 ou le sort de l'empire devrait etre solde'.
Le roi Nvita Nkanga qui ayant appris le plan perileux contre son empire depuis le 13 juillet 1665 entrepris une grande campagne de sensibilisation du peuple kongo sur le malheur qui le guette' a sa porte . Il recu un support tres important du Mani de Mbamba ,ducs de Bata et de Sundi, le marquis de Bumba et de Pemba et d'autres nobles, en tout environ 900 000 hommes, selon le calcul des chroniqueurs de l'époque .
L'armée du roi du Congo aurait également environ 300 mousquetaires, dont 29 Portugais, dirigée par Pedro Dias Cabral , un autre capitain métis au service de l'empire . Compte tenu de l'importance de la geurre Nvita Nkanga était lui meme au rendez pour la bataille finale qui s’était deroule' a Mbwuila . Ce roi fort , a une taille tres impressionante , bien muscle' et dont la silhouette se distinguait de loin etait la pour defendre son empire et l'ordre divin etabile par une longue tradition .
L'armée du roi du Congo marchait pour rencontrer les troupes emenis portugaises, au environ 80 lieues de sa cour, était conscient de la proximité et du danger mortel de ces derniers.
C'est fut l'avant-garde, composée d'environ vingt milles hommes, commandées directement par le duc de Bamba, qui organisa l'assaut . Il était neuf heures du matin du 29 Octobre 1665. Les Portugais carrés, lignes pliées, soutenus d'un côté dans les bois, au lieu de Ulanga, avec les pierres Ambuila, Loje élevé.
Lorsque les kongo approchaient d'ennemis des masses, précédée par un nuage dense de poussière qui obscurcissent l'horizon, a commencé à se manifester dans le "noir de guerre" , les portugais, s' avancaient une grande préoccupation. Au premier contact apres des longs heures de bataille environ 4000 Noirs s'etaient disperse' en fuite.
Lorsque la vague d'avant-garde ennemie venait de fuire , l'incendie éclata sur la place. Compte tenu de la sécurité du tournage, des vagues humaines avancant sans hésite' , s'arrêtaient et remonter dans le tumulte confus. La face de la place était jonchée de centaines de morts et de blessés.

Le roi du Kongo NVITA NKANGA ayant appris la défaite de l'enemi investit l'essentiel de ses troupes dans la deuxieme phase . Les Portugais, s'etaient replies pour se restaurer et reconstituer leurs rangs , leurs munitions et leurs strategies.
Maintenant, la puissante ligne progressaient , enveloppés dans des nuages ​​de poussière, a attiré un mouvement déjà près entourant les troupes portugaises, avec une grande portée. Les portugais se battant en colone carrelets , armee' des musquets et canons rendaient le penetration de l'armee kongo tres difficile dans le camps enemis .Le roi etait descendu lui-même sur le champ enemi de bataille pour superviser l'attaque et assurer la victoire . Grand et fort , Il se distinguait majestueusement au-dessus des guerriers. Le Carré portugais peuvait rester organisé et résister aux vagues successives "balles centilhando saluant ."
Soudain l'armee kongo reussit a briser la defense de l'enemi ,Le roi lui-même, embrassant une armée Adraga avec coupe-épée , la plume et la meilleure noblesse du Kongo se jetta dans la lutte.

Mais autour de lui, regniant la confusion entre les soldats Ne kongo et l'armee commandee' le capitain Pedro dai cabral et quelque Ne kongo achetaient a la cause Portugaise . Il se dessina un tourbillon frénétique des corps en lutte et le roi Nvita Nkanga fut grièvement blessé par une balle perdue, le roi était tombé au sol et a essayé de se lever. Jusqu'a ce point, les jeunes Kongo se battaient héroïquement à la défense du roi, converge, par instinct, pour protege le feu sacre' de l'existance de l'empire . Et soudain, un quilamba ( kilamba) soldat des troupes portugaises ou un menbre de la famille de Kimulaza convertie a la cause portugaise  selon les version , qui avaient réussi à approcher le sanglante du roi, lui vibra un coup, terrassant le monarque. Sa tête est coincée dans ce blow mortel et ensuite levé sur une lance haute. La consternation et la panique générée en vol glisser l'armée Kongo . Mais cependant avant d'etre terace' le roi mourrant emis son testament : " KONGO TADI KABASWE MBA SINGA " qui veut dire:" LE KONGO EST UNE PIERRE A MOIN QUE UNI" , le kongo est une pierre seulement quand il est uni. Apres ce testament il expira .

Apres la mort du roi , il eu plusieurs tentative de regroupement pour venger le roi et finir la geurre . Toute la nuit, la bataille cotinua avec ferocite', la bataille a duré six heures - dans la plaine éloignée du carnage qui se passe dans des scènes de férocité sanguinaire jaimais vecu sur la terre de Kongo .
Le roi etait tombé martyre sur le champ de bataille dans sa quette a sauver son empire , puis de cinquante mille Kongo etaient aussi tombe , dont 980 membres de la cours et plus de 4000 autres nobles seigneurs, était egalement tombé dans les mains des fils bâtard d'un roi portugais . Et enfin le fils du roi , Nvita Nkanga Alphonse, le son valet de chambre et son confesseur, le Père Manuel Rodriguez, et son chapelain, le père Capucin Manuel Reboredo, avait été tué dans cette bataille dont l'echoc retentie encore jusqu'au jourd'hui .
Parmi la masse considérable de butin emporte' par les portugais lors ce carnages figurait une grand carrosse avec des valises pleines des tissus et de deux boites remplient des bijoux précieux et des pièces d'or. Mais la partie la plus importante serait la couronne impériale d'argent doré offert au roi Garcia II le pere du roi Nvita Nkanga par le pape Innocent X en 1648, qui a ensuite été envoyé à Lisbonne.
Apres la mort du roi , le royaume etait tombe' dans une periode de chaos sans precedent , une veritable crise de leadership s'imposa avec la benediction du portugal . Le royaume avait desorme' deux leaderships , celui de la montange sacree de Lemba et celui de Kibangu . La gloire du royaume etait une histoire du passee' . En 1666 la glorieuse ville de Mbanza Kongo( la cite de Dieu) etait mis a sac et totalement bruler par les portugais avec une interdiction de la reconstruire .
Nvita Nkanga ce grand chef , ce Mani , ce mutinu , est un ancetre glorifie' dont l'ideologie et la lutte retenti dans la vie de tout enfant Kongo , surtout en ce moment difficile de l'existance de Katiopa ou les forces imperialistes oppressent ce continent plus fort que jamais . La legacy de Nvita nkanga ce Saint ancetre est plus que vivante . Ce saint homme qui combat toujours avec nous , sa legacy devra etre invoquer dans notre lutte quotidienne et d'une grande actualite . Nvita Nkanga n'est jamais partie , il est la dans toute lutte de l'emancipation de l'homme noir dans toute lutte de l'independance , de liberter et de plus d'amour de la terre des nos ancetres ,il est la notre grand heros . INGETA